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Trucs en cours… 42 March 1 Vaincre le syndrome de la page blanche en 40 étapes January 1 Portland Oregon — 02 56 November 2 Inktober Taxi Girl 71 October 2 Big Trouble in Toluca Lake 18 Safe and Warm L. Mon compte est bon 75 August 1 Rencontre temporelle 96 July 2 Super Manne Rencontre pornographique June 1 Un Internet gratuit, indépendant et qualitatif! Interlude Star Wars 50 JetLag 98 March 1 La Roue du Karma February 1 Installer Windows… January 2 Le Bouletmaton 98 Le Joli Coco Idées Nocturnes October 2 Mon Cerveau est un Connard I want to believe August 3 Brassens dans le Cosmos Annecy jour 06 Samedi 37 Annecy jour 05 Vendredi 34 Annecy jour 04 Jeudi 27 Annecy — Jour 03 Mercredi 24 Annecy — Jour 2 Mardi 62 Annecy — Jour 01 Lundi 33 Annecy — 01 13 Des Souris et des Hommes 89 Vidéo Cochonou Quad 92 May 1 La Bonne Étoile du Guerrier April 3 Pépère Nature La Rivière aux Tortues Hommage à Terry Pratchett 91 Le Mythe de la Caverne February 2 Les Lumières Lourdes December 2 Jurassic Park, le Monde Perdant November 2 Monstres et Héros Moment Magique October 1 Sweet Memory 79 September 3 La petite pensée stupide du dimanche soir 88 Mode et Séduction Maudit Royaume July 2 Pub et Caca June 7 Petites nouvelles du mois de juin Brève de la terreur Le Petit Théâtre du Guichet Travaux April 2 Pixel Fight Québec, vite vite fait!

Basse-Définition February 3 La laitière de Pompéi Une Seconde… January 4 Exobiologie mon amour La Palme du Martyr Et Bonne Année, bien sûr. Notre Toyota était Fantastique September 1 Les défis de train 82 Le Fan Art Kawaii du futur 71 Vermont et Complots Langue Vivante 01 Sailor Zviane Petits Trucs de New-York 83 April 2 Tournée US, première partie.

Le Futur est pour Après-Demain February 3 Zone de Confort Paola-4 January 3 Robots Cassés Meilleurs Voeux December 4 Miniconte de Noël Sépia et Passé, Comme un Souvenir un peu Tendre… Les 24h de la BD 95 Toujours pas de repos pour les Guerriers November 4 Brève Téléphonique Le Petit Théâtre de la Ligne 3 Les Quatre Cavaliers Au Bout du Monde Les Petits Dieux September 1 Le Bouchon August 3 Le Retour du Fan-Art Kawaii 87 Vacances July 2 Les Sept Péchés Capitaux Annecy mon Amour June 1 Nanny Ogg May 6 Ma Pizza Metal Cannes 04 71 Cannes 03 69 Cannes, jour 02 71 Cannes 01 44 Le Train Twitter April 3 One Piece Adieu Moebius February 4 Et encore un fan-art Kawaii!

Pornographie Mobilière Générateur de Têtocarrés Février… January 5 Le Ténébreux En train… La Page Blanche Darwinisme de cuisine… December 4 Esprit de Noël Le pire Noël est de retour.

Batman in Wall Street Le Pixel Quantique November 4 Fan-Art Kawaii, le retour. Steampunk Vador 66 October 7 Voyage voyage Le deuxième Fan-Art kawaii de la semaine Le Fan-Art kawaii de la semaine Rétrospective IX — Festiblog Rétrospective VI Rétrospective 05 96 Rétrospective 04 — Festiblog Rétrospective 03 Rétrospective 2 60 Retrospective 01 Note de service 21 August 2 Fan-Art Dragon Ball 6 July 4 Morne Dimanche 5 Derniers Beta-Test 39 FormicaPunk 33 June 6 New York 06 5 New York Toujours 3 Nouille Orque toujours et encore 4 New York Saga 03 5 New York Chronicles 02 14 New-York, épisode 01 5 May 4 Séries et Réalité 11 Le Chic Parisien 11 April 5 Scritch Scritch 6 Steampunk Batman 7 Toujours pas de repos pour les guerriers.

Brève Administrative 4 March 5 Infos rapides… 5 Fantômes suite 13 Paranormal Activity 8 Petit Conte du Dimanche… 9 Le Mystère de la Chambre Sale 9 Les 24h de la BD 4 Popeye 03 16 Popeye 02 4 Popeye 01 4 La Rate de Paris 13 We can be Heroes!

Le Cahier Neuf 7 Des Lions et des Mouettes 13 November 6 Fan-Art Doctor Who 14 Premier Flocon 8 Codes de conduite 12 Schizophrénie Temporelle 10 Saines Lectures 2 October 5 Hélios et Thanatos 9 Casual Friend 3 September 6 La poursuite Impitoyable 1 Le Fan-Art du dimanche 3 Lac Aveugle 11 August 5 Mémoire Externe 12 Le fan-art du Week-end 5 La Bête en Moi 34 Cailloux dans le ciel 6 Dans ses yeux… 9 Japan 5 June 6 Chaud, trop chaud… 6 Le fan-art du week-end 7 Le repos du Guerrier IV 11 Docteur Cool 7 I will survive… 11 May 4 Brève scato 11 Page Blanche 9 Trouble Ode 6 April 7 Rythme and Blues 8 Au Bistro du Temps Naguère 17 Noël au balcon, Pack de protons.

Songe est Mensonge… 8 Heure de Pointe… 8 A deux mois près… 6 March 4 Les Bisounours sont-ils carnivores? Le petit théâtre du métro 8 Pas de repos pour les guerriers. Tu sais que tu es vieux… 20 February 17 Une super journée… 4 Saint-Valentin 04 8 Roméo et Juliette… 15 Saint-Valentin 02 5 Saint-Valentin 01 3 Les 24 heures de la Bande Dessinée Les 24h de la BD — 02 sur 08 1 I want to believe 15 Conte de Noël 9 Miracles et Fluides Rhéoépaississants 10 Micro-Stress 10 November 8 Brève vite faite 3 Brève botanique 4 Hello Darkness… 6 Brève Sexy 12 Brève ferroviaire 6 Brève révolutionnaire 7 October 7 Brève statistique 3 Brève culturelle 5 Brève gastronomique 3 Haute Définition 5 Fais dodo… 4 Mon Zénith 3 Résultats du concours de dessin… 3 The revenge of the Cocorico 8 Cocorico 7 August 1 Back on Stage 1 July 7 Blog River Valley 3 Le petit théâtre du jardin des plantes 5 Rencontres dédicaces à votre service… 30 Pour Djou… 9 Tout le monde aux dodos 12 June 7 On est les champions!

En à Dijon… 6 Pendant ce temps, à Vera Cruz… 7 Hackons la Noosphère 9 La Guerre des Mondes 3 Fête trouble… 5 Le fan-art de la semaine… 1 Le plus vieux gag du monde 5 Quand les poules avaient des dents… 19 Ensemble, sereins, pour demain 7 En attendant… 6 March 7 A contre-courant 5 Le Repos du Guerrier 02 6 Cheval dire à ma mère. Quelques secondes avant la fin du monde… 15 Homo Technologicus 15 February 18 Odalisque 12 11 Odalisque 11 5 Odalisque 10 2 Odalisque 09 5 Odalisque 08 4 Odalisque 07 4 Odalisque 06 5 Odalisque 05 3 Odalisque 04 8 Odalisque 03 3 Odalisque 02 3 Odalisque 01 4 Des vaches et des zombies 16 Vainqueur par Chaos 11 January 8 Un soir stupide 8 Eden Blues 8 Le repos du guerrier 11 Crise de Noel 11 Pizza Mafia 7 Voila qui est fait… 9 Recyclez vos sapins 5 La Saga des Limaces, suite et fin 17 La Saga des Limaces 03 6 La Saga des Limaces épisode 2 7 La Saga des Limaces 01 10 Papillonage 2 4 Renan Luce 2 November 13 Les flashes 6 Ella dégage 3 Et un autre fan-art!

Le Fan-Art du week-end 2 October 8 Delit de faciès 2 4 Fuite en avant 7 Des papillons… 5 Ligne 96 4 September 7 Le Gros Slurp 10 Minute de violence gastronomique 29 De retour de Lyon… 2 Je hais les Dimanches… Air connu 2 Impro Expo au Bocal 7 August 6 My Fancy Chapeau 4 Eros et Thanatos 9 Carte Postale 1 Somewhere over the rainbow 13 Piano Hero 11 July 9 Amour Steak-Frites 20 Sabres et Bombes 9 Cadeau empoisonné 6 June 21 Le fan-art de la semaine 2 Le fan-art de la semaine 3 Is there life on Mars?

Fuck Peter Pan 02 8 Les 24 heures à Montréal 8 Annonce Montréal 3 La Fin du Monde! La caricature 9 Culture Poubelle 10 Suite du ping-pong Zep vs Boulet 6 Back to work 5 Fiscal Fantasy 9 April 17 Nuit Blanche 9 Mais qui est Saint Guirec? Un peu de saine lecture… 27 Ménage de printemps 10 March 7 Apprendre à dessiner furtif 10 La Motte Piquet Grenelle 4 Des petits pas grand-chose 3 Annonce de dernière minute 1 February 8 Le petit Jeu du week-end 7 Le Petit Théâtre de la Rue 4 Bricolage et petites filles 15 Tango Mortel 22 January 9 Personal Computer II 6 Angoulême — Départ 5 Angoulême — 04 2 Angoulême — 03 3 Angoulême — 02 2 Angoulême Strips 5 Le Fan-Art de la Semaine 1 Paradis ou Enfer 5 Minipost de festival 13 November 8 Il est là… 4 Brève 15 5 Interview mon amour… 9 Previously, on Bouletcorp… 6 Squatt-Team — Clotka 4 October 12 Squatt-Team — Bannister 3 Anne voulait ajouter un truc… 6 Concours, News et Pub!

Bétonnons mère nature 7 From Kaboul with blog 3 Train-Train 5 September 10 Faisons-nous un peu haïr… 9 Brève de métro 11 Donjon Vacances 4 Chroniques de bouclage 06 et fin 2 Squatt-Team Guest Star 3 Jour de Pluie 7 Brève 14 4 Brève 13 5 Fils des âges farouches 10 Mâle Alpha 11 Brève 12 2 Retour au bercail 5 July 4 Dies Irae 12 Super-pouvoirs 7 June 9 Le petit théâtre de la rue 4 Fête de la musique 3 Donjon et autres… 6 Encore du festival… 7 La journée-type 6 Capitaine abandonné 7 Fausse note 5 May 8 Fâchons-nous dans la joie 14 Encore de la pub… 5 Autant en emporte le vent de la révolte 4 Elections, puisque vous vouliez savoir… 6 Le Voeu de Simon 2 Amour et Bédé 13 April 8 Espace Vital 8 Dure réalité… 6 Bibi Laberlue 5 Ce mortel ennui… 2 Supplique pour ne PAS être enterré sur la plage de Sète 18 Une pub éhontée 10 Habillage de printemps 3 Post Apocalyptique 4 Plancton Céleste 7 Gueule de bois 6 February 6 Mecanic Fantasy 7 Reservoir Loves 15 Angoulême encore un peu 2 Bouhouhouuuu 13 January 12 Angoulême encore un peu.

Angoulême Infos 8 Angoulême 06 ou 07 je sais plus. Angoulême mon amour 06 2 Angoulême mon amour 05 5 Angoulême mon amour 04 1 Angoulême mon amour 03 4 Angoulême mon amour 02 2 La pub nous fait super-marcher 7 Goutty la gougoutte 9 Joyeux Noël bien sûr 6 Minute de violence nécessaire 12 Delit de Faciès 8 November 11 Brève 10 6 Brève 09 5 Brève 08 2 Brève 07 3 Brève 06 2 Brève 05 2 Le téléphone pleure 7 Scène de ménage 6 Shaolin Kitchen 8 Brève 04 6 Brève 03 4 La Vie est Belle… 9 Brève 02 5 Brève 01 6 September 18 Ils ont construit quelques maisons.

Des touristes de plus en plus nombreux sont venus ici. Lang signifie veau en tibétain. Les yétis se seraient donc entretués, sauf un, qui peut être court toujours. Jeudi 1er janvier Nous quittons Lama Hotel pour Langtang. Mon estomac est okey, mes jambes aussi, tout va bien. Le soir En fait le chemin a été très agréable.

A partir de la demi journée, nous voilà au pays des yacks. On y a bu un thé, un thé tibétain, plein de sel et de beurre. Du sel, qui, chaque année revient sur le dos de ce vieux bonhomme. Ce petit homme qui sourit, qui rit. Sa mère est là aussi, elle prépare les pelotes de fil. On est si bien. Sur notre route de nombreux porteurs, qui, chaussés le plus souvent de tongs, portent en moyenne 60 kilos de marchandises diverses sur leur dos. Ils alimentent les villages les plus élevés. Nous nous sommes arrêtés dans une petite ferme pour acheter du lait de yack: Puis nous nous sommes laissés alpaguer par une femme qui nous proposait une chambre avant Langtang où nous redoutions les gros hôtels impersonnels.

Nous sommes seuls dans cette lodge spartiate mais confortable, et comme toujours chauffée à la bouse de yack. Les étoiles scintillent dans un ciel pur. Vendredi 2 janvier Finalement notre logeuse nous a un peu déçu. La journée sera rude. On aura traîné du pied. Comme nous sommes arrivés de bonne heure, nous allons nous promener sur un mont voisin, pour monter plus haut que là où nous dormirons. Nous voilà donc à m. Notre lodge est tenue par une famille tibétaine polygame. Une des 2 épouses a 30 ans et 4 enfants.

Il y a aussi quelques enfants du village. Anaïs et Manu me motivent bien pour dépasser mes limites. Je pense beaucoup à Niko, avec qui par moments je voudrais que tout soit possible.

Je pleure dans cette montagne qui gèle les larmes sur mes joues. On a passé la soirée au coin du poil, à découvrir un peu les personnalités de ces 2 femmes.

La plus jeune convoite un peu tout ce que nous avons. La plus âgée, différemment, regarde le Lonely Planet sur le Népal, ce pays dont elle ne connaît rien de plus les montagnes. Elle est née à Langtang.

Des choses complètement irréelles dont elles ne connaît pas même le nom. Nos réalités sont tellement lointaines! Les hommes sont partis pour 4 jours. Leurs vies semblent tristes. Dimanche 4 Janvier Nous sommes partis ce matin de très bonne heure de Kyagin Gumpa.

Nous nous sommes arrêté pour le petit déjeuner à Langtang. Il nous a fallu à peine une journée pour descendre ce que nous avions monté en plus de 2 jours, puisque ce soir nous dormons un peu après Lama Hotel en descendant. Nous sommes dans une maisonnette de pierres et bois. Le ruisseau qui passe sous notre porte descend se jeter dans le Langtang Khola, que nous suivons depuis le départ.

Ils sont tous doux et souriants. Elle, nous a offert le thé, et leur petite maison isolée, en pleine forêt est charmante.

Anaïs est très chouette, elle avait dans son sac plein de trucs pour les gosses: Lundi 5 Janvier On a fini la soirée à manger le Dhal Bhat maison avec les enfants, puis à jouer aux cartes avec eux. Cette famille est adorable. Nous sommes donc descendu toute la journée. Ce soir nous dormons à Shabrobeshi où nous prendrons le bus pour Katmandu demain matin à 6h. Je pars pour Pokhara après demain. Il est français et vit au Népal depuis quelques années.

Il a créé une école autofinancée par la production de café, de miel et de fruits sur le terrain de cette dernière. Je suis dans un petit jardin, au bord du lac de Pokhara. Départ malade de Katmandu. Quand il a commencé à faire jour nous étions déjà en route depuis quelques heures , nous sommes passé dans des zones très tristes, recouvertes de poussière grise, région de mineurs.

Je me suis endormie. Les hommes, un peu plus loin jouent aux cartes, discutent ou rêvassent. Il arrive que nous devions faire marche arrière. Ce soir, devant moi la montagne bleutée surplombe le lac. Quelques barques, posées là. Un monde me sépare des rues commerçantes de Katmandu, du bus, des taxis. Je repense à mes déboires avec Anoz, avec Pratap, et je me dis que je ne reviendrai pas ici en simple touriste.

Ici quand je marche dans la rue il est écrit sur mon front que je suis pleine de sous, à une échelle complètement démesurée par rapport à la majorité des personnes que je croise.

Encore un plan à touristes, lodges et magasins se suivent et se ressemblent. Triste constat qui ne me remonte pas le moral. Je remonte vers le Nord, où les lodges et les magasins se raréfient. Là, je tombe sur des gamins en train de mettre le feu à la rive.

Je leur fais la moral: Samedi 10 Janvier Avec Anaïs et Manu nous avons loué des vélos, et nous sommes montés au-dessus de Pokhara, au pic de Saranghot, à plus de m.

La côte à vélo était vraiment vraiment rude. On est monté à pic pendant 2 heures. Arrivés en haut on était plutôt fiers de nous. La vue sur le lac y est superbe, et la descente fut bien plus facile! En revenant nous avons longé le lac vers le Nord, dans les rizières. Le soleil était sur le point de se cacher derrière les montagnes. Je croyais partir vide de jugement.

Je ne voyais pas beaucoup plus loin que le bout de mon nez. Je suis alors partie ce matin regonflée. Petite bourgade poussiéreuse sans intérêt touristique. Ici se rejoignent 2 affluents du Gange. Puis je suis arrivée sur les rives du fleuve, où je me suis assise. Devant moi, 2 vieilles dames lavent leur linge.

Elles rayonnent dans leurs saris rouges et fushia. Au loin, retentissent les conversations de femmes qui font leur vaisselle ou leur toilette. Puis il y a ce gosse, 6 ans peut-être, qui passe devant moi, riant de me voir assise là. Il faisait vraiment plaisir à voir. Elles portent toutes les 2 de beaux saris raffinés. Je les amuse beaucoup. Je demande à la jeune fille si elle peut me conduire à un endroit où je pourrais manger. Me voilà dans une des cahutes qui longent la rive, à manger un bon dal baht, en buvant du lait chaud!!??

Je la suis, sous le regard attentif de la moitié du village. Elle habite une belle maison de terre rouge, à plusieurs étages, plusieurs chambres, dont une qui est la sienne. Là je bois un thé au soleil. Ils constatent et énumèrent tous ce que je porte de népalais, ça semble leur plaire. Les rires, les regards et les salutations ont remplacé les paroles.

Moment simple de plaisir. Plusieurs personnes font de même. Un gamin, quelques billets à la main, me réclame, me semble-t-il le montant du trajet. Là, un homme à la bouille bonne et ronde lui cause en népalais, plutôt sur un ton impératif, et le gamin vient me rendre mes roupies. Un vieil homme monte avec un enfant et me vire de mon siège. Je ferais alors le trajet au côté de cet homme doux et serviable.

Cette région est merveilleuse. Ici la terre est rouge, la végétation verdoyante et variée: Les bus se dandinent sur les chemins rocailleux et poussiéreux. Tous bariolés et parfaitement inconfortables, ils semblent immortels, increvables! On saute dans tous les sens, les reprises en côtes se font en première, et nous effleurons bus et camions, mais ça passe, ça roule, on continue! Elles servent à faire sécher le grain pendant les chaudes heures ensoleillées, mais elles servent aussi à accompagner les longues après-midi de flânerie, où se sont les peaux déjà tannées qui noircissent au soleil.

Les visages sont parfois joyeux, vivants, plus fréquemment chez les enfants. Les femmes, souvent, semblent en veille, comme absentes. Ca reste pas donné: Jeudi 15 Janvier La route en vélo était pas vraiment idéale, car surtout sur de grosses routes, où se croisent bus et camions.

Charles est venu avec moi. Nous étions vraiment les 2 seuls intrus dans cette réunion de pèlerins, bien plus absorbés par leurs rituels que par notre présence. Vendredi 16 Janvier Départ 7h30 pour la journée jungle. Nous commençons par embarquer avec nos 2 guides ils marchent tous par paire ici, à cause des dangers de la jungle???

Il y beaucoup de courants, divers profondeurs. La jungle est encore cachée derrière un épais brouillard matinal. Nous naviguons une petite heure, dans ce nuage humide et froid. Nous rejoignons un chemin, sur lequel nous croisons des éléphants domestiques qui ramassent les branchages coupés.

Ils analysent et nous commentent toutes les traces de pas, les déjections: Puis cormorans, crocodiles, hérons, martins-pêcheurs, paons, singes, sangliers, pigeons multicolores reprennent vie avant le coucher du soleil. Je me sens très lasse. Pourtant je devrais être toute excitée: Madan et Binod repèrent même les arbres sur lesquels le tigre aurait uriné, à hauteur de ma taille!! Il pèse environ kilos, fait 3 mètres de long avec la queue. Ouf, nous ne verrons pas de tigre, seulement des daims, des singes, des rhinocéros.

Dimanche 18 Janvier Je prends ce matin le bus pour rejoindre Sunauli, ville frontière, pour passer an Inde. Beaucoup de lucidité, de simplicité. Il semble vouloir apprendre le français, je lui offre mon guide de conversation. Merci de me laisser sur cette bonne image. Je passe donc la frontière à pied. Ici le sol est de terre battue, les tables plutôt crasseuses. Je me sens super bien là.

Par ailleurs les petites échoppes des pauses en bus, ici comme au Népal sont bien choisies, on mange très bien pour trois sous Le bus se vide, se remplie. Des gens dorment par terre. Lundi 19 Janvier Donc c'était marrant le bus, les bonds de deux mètres, impossible de dormir, OK. Mais ensuite, c'est moins drôle, le bus s'arrête, pause pipi. Comme je somnolais, je mets du temps à réaliser que je devrais en profiter. Je sors, me cache dans un coin, et entend le bus qui démarre, je me rhabille en vitesse, court dans le noir, mon pieds glisse dans un trou, un fossé où passent des égouts dégueulasse et mon genoux cogne fort contre un rebord en ciment, je suppose.

Heureusement je rattrape le bus mais mon genoux gauche me fait très très mal, les secousses du bus deviennent tout de suite vachement moins marantes!! En arrivant, il est 5h du mat', je suis à Varanasi. Je monte dans un rickshaw qui me conduit dans un soi-disant hôpital, où on me laisse porter mes 20 kilos de sacs à dos, où on m'installe dans une pièce qui ressemble à une cuisine, pour me montrer à un gars qui est censé être docteur, me tripote le genoux, me prescrit 3 médocs et me dit de partir.

Je lui dis que c'est peut-être un épanchement de synovie, qu'il vaut peut-être mieux que je ne marche pas, il me dit de partir. Je marche très difficilement, mais rejoins dehors le gars du rickshaw qui m'a attendu pour m'amener dans l'hôtel où il aura sa commission. Je le sais et insiste en lui disant que s'il ne m'amène pas au Yogi Lodge comme je le lui ai demandé, je ne le paierai pas.

Nous arrivons dans des ruelles où sur un mur est indiqué Yogi Lodge, je suis rassurée, le paie et lui dis qu'il peut partir. C'est en signant le registre que je lis en haut de la page: Il m'a bien eu, je verrai le lendemain qu'ils ont effacé le Ganga sur le mur que j'ai vu en arrivant!! Je suis plutôt dégouttée, parce que je savais qu'il y avait des imitations du fameux Yogi Lodge et je ne voulais pas y aller. Mais il est 6h du mat, j'ai pas dormi, je peux pas marcher Ce matin, je me lève vers 8h, et ayant l'impression que mon genou va mieux, je décide de partir me balader sur les rives du Gange, séparées en différents Gats.

Chaque gat a sa spécificité: C'est ce qu'on m'a raconté, parce que mon expérience n'a pas été celle-ci En effet, le temps de marcher de mon hôtel aux gats, mon genoux ne pouvait quasi plus bouger et j'ai du m'asseoir. La douleur était telle que j'en avais les larmes aux yeux. Un indien qui passait par là me demande s'il peut m'aider. Je le supplie de m'emmener chez un bon docteur. Là il me conduit chez un médecin aveugle qui commence à me prescrire des médicaments sans même toucher mon genoux!

Je lui recommande de toucher, ce qu'il fait pour me faire plaisir. Il me dit de garder le lit pour 4 jours. J'étais en train de manger sur le toit terrasse de mon "charmant" hôtel, quand un gars me présente un cahier où des personnes qu'il a massées des femmes de toutes nationalités y sont représentées écrivent leur satisfaction.

Massage d'1h de la pointe du crâne jusqu'aux orteils, pour roupies, je me dis que je mérite bien ça. Les femmes dans le cahier se disaient satisfaites de son professionnalisme, moi après coup je me sens plutôt abusée.

En fait le massage du torse a duré un peu longtemps à mon goût, je le lui ai dis et on a changé pour le dos mais après il m'a demandé à revenir sur le torse parce qu'il aimait bien ça. Là je me suis un peu énervée et lui ai dis de partir.

Je me sens salie et abusée. Mardi 20 Janvier Je hais cette ville. Elle pue l'arnaque, c'est horrible, je crois qu'ils mentent tous, en permanence. C'est pas possible d'avoir une info honnête et désintéressée. Quand je cherche un resto on me dit qu'il a fermé parce qu'on veut m'amener dans un autre.

Et je chante "Où sont les femmes? J'ai l'impression qu'il n'y a que des hommes dans cette ville, dans tous les hôtels, je les déteste. Je vais pour manger, j'ai pas ouvert le menu qu'ils sont déjà là pour la commande, j'ai pas fini mon assiette qu'ils sont déjà là pour me l'enlever, pourtant je suis toute seule dans cette grande pièce aveugle, à la limite de l'irréalité tellement elle est sans vie.

J'ai pris un lit en dortoir, c'est glauque à mourir, je commande une salade de fruits avec yaourt, je me retrouve avec une gelée jaune et chaude et trois bouts de fruits au sirop! C'est trop la fête! En plus je dois aller acheter mon billet de train, retirer de l'argent et lire mes mails, le tout avec mon genou boiteux Je sors et décide d'aller à pieds jusqu'à un centre Internet, me disant qu'il doit y en avoir partout. J'ai marché de tous les côtés, vers des centres virtuels que l'on m'indiquait qui n'existaient plus ou peut-être n'avaient jamais existé!

Tous les rickshaws m'interpellent, ils sont prêts à m'amener partout pour des sommes faramineuses, et finalement, quand je n'en peux plus et que j'en accepte un, il part dans la direction opposée à ce que je lui demande, en fait il ne parle pas anglais. Désespérée je vais à la gare, car elle est en face de moi, et mon coeur me dit que j'y trouverais une solution. J'y trouve dans un premier temps un bureau de renseignements pour touristes.

Et là je rencontre mon sauveur, le gars qui tient le bureau. Après lui avoir parlé 5 secondes je me suis effondrée en larmes sur son bureau. Le pauvre gars ne comprenait rien et je ne pouvais plus parler. Je vais m'asseoir au fond de la pièce le temps de me calmer, mais je n'y arrive pas. J'ai envie de rester là, ne plus bouger et pleurer.

Au bout d'un moment le gars revient me voir, très gentil, et me demande ce qui me met dans cet état, je lui explique.

Il doit me trouver bien fragile, en tous cas il me dit qu'il n'y a aucun problème. Il fait venir un conducteur de rickshaw.

Il lui explique où m'emmener à la banque, lui dit de m'attendre, de me ramener à la gare pour acheter mon billet, et ensuite me conduire à Internet, et même à mon hôtel ensuite si je le souhaite. En effet c'était tout simple, tout s'est déroulé aussi simplement. J'ai eu la chance de rencontrer ces hommes au bon coeur qui m'ont réconciliée avec l'Inde. J'ai quand même peur d'avoir abusé de mon genou. Cette journée est interminable, il est à peine 16h, et mon train est dans 24h!!

Heureusement le grand hôtel où je loge a un grand jardin, dans lequel je passe la fin de journée à siroter du thé dégueulasse, lisant le Lonely Planet, qui me permet de m'imaginer sur les plages du Kerala Mercredi 21 Janvier Finalement cette nuit en dortoir n'a pas été trop mal, si on tient pas compte du nombre de fois où des gars ont allumé les néons, sont venus aux toilettes pour renifler, cracher, roter, on peut dire que j'ai plutôt bien dormi!

Et même jusqu'à 9h, ce qui ne m'est pas arrivé depuis longtemps. Là je bouquine dans le jardin de l'hôtel en espérant un rayon de soleil, mais surtout en attendant avec impatience l'heure de mon train. Je m'interroge sur le voyage. J'ai l'impression que les gens qui continuent de voyager seul, comme j'en ai rencontrés, toute leur vie sont en quête permanente et vaine.

Pourtant je suis la première à découvrir tout ce qu'apporte le voyage en solitaire en ouverture, observation, écoute, attention, réflexion sur soi et ce qui nous entoure , mais j'ai l'impression qu'au bout d'un moment, si on arrive pas se créer un chez soi où on est bien, où on a envie de rentrer, où on a une vie sociale, professionnelle, familiale, amoureuse, on se perd.

Je pense qu'il y a un équilibre à trouver entre la découverte du monde, la compréhension de modes de vie différents, et la construction de sa propre vie, l'acceptation SA civilisation, de SA façon de vivre, de SES choix, afin que le voyage ne soit pas une fuite, une quête permanente mais reste le moyen de s'ouvrir aux autres en sachant qui l'on est, au milieu de cette diversité.

On peut s'y trouver, mais aussi s'y perdre, il me semble. Moi ce que m'apporte le voyage pour l'instant, pour l'instant c'est tout d'abord la distance d'avec mon quotidien, pour me resituer par rapport à lui, et mieux définir ce qui compte réellement, et comment je souhaite l'envisager à long terme.

Par exemple je pensais avant de partir que je pourrais avoir envie de m'installer ici, de changer de vie, cela dans l'idéalisation d'une culture que je ne connaissais pas. Aujourd'hui je sais que cette culture, bien que fascinante n'est ni pire ni meilleure que la mienne, que nous ne sommes qu'humains, et ce que je réalise par dessus tout, c'est l'importance qu'on les miens. Je sais aussi que je ne suis pas une aventurière passionnée, que je retrouverais mon chez moi avec plaisir, même si je sais que je repartirais.

Le voyage me permet aussi de rencontrer plein de gens différents, de tous horizons, avec des expériences divers, et c'est très enrichissant. La nouveauté aussi c'est d'être face à soi même, et uniquement. Dans les bons moments, comme dans les mauvais. Apprendre à ne compter que sur soi, se fier à son intuition, ça forge parce qu'on se trompe un paquet de fois! Se retrouver face à ses incertitudes, ses craintes.

Ca pousse au questionnement intérieur, et c'est bon, la remise en question. Chercher ce qui, sorti du quotidien reste constant et donc valeur personnelle et ce qui change et ne faisait donc partie que d'un champ visuel établi et parfois trompeur. Il y a aussi la liberté totale, de décision et de mouvement. Je n'est jamais connu ça de ma vie, j'ai toujours pensé en fonction des autres, voir de l'autre.

Ce qui est sure c'est que je suis centrée sur moi. Je suis ouverte à ce qui m'entoure, que je contemple, observe, essaie de comprendre, mais dans la réflexion personnelle, ce premier voyage est très égocentrique, mais je pense que c'est nécessaire.

Les gens ici croient en la charité, comme me disait le pote de jésus à Pokhara: Je pense que je n'y croyais pas, est-ce que j'y crois aujourd'hui, peut-être. C'est quand même un sujet délicat, entretenir des gens dans la dépense du bon vouloir d'autrui ne me semble pas rendre service.

Après, il faudrait être capable de distinguer les gens qui de toutes façons n'ont pas d'autre possibilité de subsistance. En sachant qu'ici les gens s'automutilent ou mutilent leurs enfants pour mendier et faire pitié. Jusqu'ici j'ai opté pour ne pas donner, mais quelque part c'est un peu facile.

Là je suis un peu sans réponse. J'ai l'impression d'avoir oublié ce que c'est que travailler. Pourtant ça fait pas si longtemps, et c'est quelque chose que je connais plutôt bien mais dont on se désaccoutume bien facilement! Je n'en ai plus qu'un vague souvenir lointain et inconstant. Je suis dans ce jardin depuis des heures, les aigles et les corbeaux se battent au dessus de moi, ça me rappelle Nagarjuna, et je me rends compte qu'en France on prend bien rarement le temps d'observer ce qui se passe autour de nous.

J'ai appris à apprécier de passer du temps à ne rien faire, observer et penser seulement. C'est peut-être à force de décrire les népalais accroupis, à regarder les journées passer, à savourer la douceur du soleil quand il est là, la chaleur du feu quand vient le soir, je m'en suis peut-être imprégnée un peu Même si je serais sans doute perdue si on me demandait de vivre à ce rythme qui n'est pas le mien.

Jeudi 22 Janvier Mes quinze premières heures de train se sont déroulées dans la plénitude la plus totale, et ça a l'air de vouloir continuer ainsi. J'ai trouvé ma couchette du premier coup, me suis confortablement installée en enchaînant mon sac, j'ai mangé hier soir des sortes de falafels très bonnes.

Puis un petit garçon peut-être 2 ou 3 ans s'est amusé avec moi. On se cachait et se remontrait, ça le faisait beaucoup rire. Du coup il a voulu partager son dîner avec moi, des sortes de galettes baignées fourrées aux légumes, un régal, en échanges j'ai donné des fruits, tout le monde était content, c'était très chouette.

Les parents de ce petit garçon sont jeunes, et ils ont l'air heureux, ils font vraiment plaisir à regarder! Je me suis endormie en les entendant rire à coeur joie, c'était très agréable. Il y avait aussi le bruit de la pluie battante, sur le toit du train, ça faisait longtemps, et j'adore ça! J'ai plutôt bien dormi, jusque vers 7h.

On m'avait dit qu'il y avait en permanence des trucs à manger, en fait pas si souvent, mais là 9h , je viens de manger des espèces de beignets encore, je crois qu'il n'y aura que ça , toujours aux légumes, avec une sauce douce, un peu épicée.

Je ne sais pas du tout ce que je mange, mais c'est chaque fois délicieux. Ces wagons ressemblent à des cellules, il y a des barreaux et des chaînes partout, les matelas sont des surfaces plastiques bleues, plutôt confortables, et comme je suis à la dernière couchette en haut, je suis super tranquille.

Le riz épicé de midi était également très bon, mais maintenant j'ai le nez qui coule et le feux aux joues Au fil des heures la température s'adoucie, on descends doucement vers le Sud Le temps s'écoule paisiblement. Sur la couchette d'en bas, face à moi, il y a une femme qui porte un sari rose magnifique, mais elle tient son visage voilé dès qu'il y a un homme.

Elle est accompagnée de sa petite fille et d'une femme plus âgée, peut-être sa belle-mère. Un homme est avec elles aussi, il est bien plus âgé que la jeune au beau sari quelque chose comme 40 ans d'écart , je pense que c'est son mari. De tout le trajet, je ne l'ai vue que voilée ou l'air triste. Puis il se met à pleuvoir, de plus en plus fort, et il fini par grêler, des grêlons énormes.

Tout le monde s'amuse, descends des couchettes pour aller aux fenêtres, un air de fête s'empare de ce wagon jusqu'ici endormi.

Et même cette femme à l'air triste rigole, elle me regarde et rit avec moi. Elle a le nez à la fenêtre, un bref moment de joie et l'homme surgit, elle se voile aussitôt, il ouvre la fenêtre la jeune est donc trempée , il ferme le volet, et retourne à sa place.

Il devait trouver insupportable de la voir rire, il fallait sans doute qu'il contrôle, qu'il domine. Maintenant son visage est caché sous ce beau voile coloré, le volet sous ses yeux l'empêche de voir le peu de lumière que lui laissait entrevoir son voile. Le temps passe de moins en moins vite. Bon, je ne suis quand même pas à plaindre. J'ai encore eu un bon repas ce soir fait de sortes de galettes feuilletées frites, avec une sauce curry-patates-piments, si j'ai pas des hémorroïdes après ça!

Vu que j'ai dormi toute la matinée, j'ai absolument pas sommeil. Je suis ébahie par la beauté des femmes et leur façon de porter les artifices avec élégance et simplicité. De la tête aux pieds: Sur leur peau, avec leurs saris colorés, c'est fin, délicat, gracieux; Les freins de ce train sentent drôlement le chaud!

Il est en train de s'empifrer d'un copieux plat de riz, avec quelques sauces en assortiment que lui sert sa? Pendant que la jeune femme partage une banane avec sa fille, enfermée sous son voile, parce qu'en fait c'est de cet homme là dont elle se cache, le reste du temps où il se balade dans le train elle ne se couvre pas, par contre elle guette sa venue avec une crainte apparente pour ce couvrir aussitôt lorsqu'il re-apparaît.

Ah, j'étais mauvaise langue, il leur laisse la moitié du plat à se partager. A côté de ça, il y a la jeune mère de famille dont je parlais plus haut, celle qui riait avec son mari. Elle est étendue sur une banquette d'en bas, donc offerte à tous les regards, elle a les jambes nonchalamment écartées, dans la plus grande décontraction, son mari lui caresse les mollets découverts, elle plaisante avec les marchandes ambulantes qui passent.

Le contraste est surprenant. La jeune en rose n'a pas bougé de tout le trajet, collée au coin de la fenêtre, à l'affût des va-et-vient de cet homme que je lui souhaite au mieux comme père, au pire comme mari.

Il a décidé que c'est l'heure de dormir, il lui déplie son lit, s'installe en face et rote bruyamment. Vendredi 23 Janvier Deuxième nuit dans le train, toujours aussi paisible. La jeune femme au sari rose était en train de se laver les dents furtivement à la fenêtre, avec ses doigts, et l'homme est arrivé, elle a stoppé aussitôt.

Elle mange, dors, vit tête couverte, dans le mutisme en sa présence uniquement. Le trajet s'est terminé dans le calme, sans heurt ni agitation. Me voilà donc à Chennai ou Madras , je m'attend à me faire sauter dessus, mais je descend du train, traverse la gare, le parking, on ne m'a pas encore interpellée. Je me demandais presque si je ne m'étais pas trompée, puis non, quelques mecs à rickshaws se manifestent, ils me disent que la station de bus pour Mamalapuram n'existe plus elle était à 1km, elle serait maintenant à Au début je ne les crois pas, puis comme ils me disent tous la même chose, je n'ai pas le choix, j'accepte la course à 80 roupies.

La chance me sourit, quand j'arrive à la station, le temps que je trouve mon bus, il est en train de démarrer, c'est parti. Et là je découvre le Sud, l'Inde comme je l'imaginais. Des fleurs, des fruits, des saris, des gens qui sourient, vision un peu idéaliste mais pas si loin de la réalité. Je suis collée à la fenêtre du bus ou plus exactement à l'ouverture car il n'y a pas de vitre , et tous les gens me sourient, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici.

Je me sens exploser de bonheur, je suis bien, bien, bien Après une heure de route, la mer apparaît, je ne peux retenir la joie qui m'envahie, je ris toute seule, les larmes aux yeux. J'arrive à Mamalapuram, qui m'a tout l'air d'une station balnéaire, je compare un peu les lodges du centre à roupies, et on me propose une chambre chez l'habitant à 50 roupies.

J'y vais et je suis bien heureuse de me retrouver là, entourée de femmes, dans cet endroit paisible où une petite chambre simple m'attend. Il y a là une jeune femme qui a l'air de s'ennuyer un peu, mais sympathique et bonne cuisinière. Samedi 24 Janvier Ce matin je suis allée prendre le petit déj' dans un bouiboui près de la plage. Puis je suis allée me poser sur le sable, en sirotant le lait d'une noix de coco fraîche, un délice.

Ensuite je suis allée faire quelques achats, je pense pas avoir fait des affaires, mais je me suis fais plaisir. Ce soir, à la maison où je dors il y a conflit familial, c'est vraiment tendu. Dimanche 25 Janvier Hier soir j'ai rencontré Mia et Karolina qui sont respectivement finlandaise et allemande. Je suis allée manger avec Karolina, du bon poisson frais.

C'était une agréable soirée. En rentrant, la belle-mère de la famille nous demande si on serait intéressées pour faire de la figuration le lendemain pour un film indien.

On viendrait nous chercher, nous serions nourris toute la journée, et payées roupies. Nous acceptons toutes les trois. Nous sommes partis à une quinzaine de Mamalapuram, pour Chennai, où se trouvaient les studios. Nous étions tous de pays différents: La bouffe était délicieuse, mais les attentes très longues, en plus j'étais un peu malade du bide, je me sentais très bien.

Lundi 26 Janvier Journée pépère, à flâner sur la plage avec Mia et Karolina, à écrire des cartes postales, manger dans un sale resto à touristes dégueu, et finir par rater le plus gros du spectacle de danse.

En rentrant je dis aux filles de partir devant, que je veux aller voir des sandales. Là je rencontre Christophe, il vit à Nice sur un bateau, et me fait beaucoup rire.

On a plein de points communs, je me couche à 00h30, c'est la première fois que ça m'arrive depuis le début de mon voyage! Mardi 27 Janvier Christophe m'a emmenée aujourd'hui visiter les temples de pierres du village, car il connaissait déjà. Nous sommes quand même dans un village de tailleurs de pierres.

De plus en grimpant un peu sur les rochers, il y a des singes, et des vues splendides sur les environs: Ensuite nous rejoignons Joëlle, une amie de Christophe. Elle a une cinquantaine d'année, a pris sa préretraite pour partir avec son sac à dos, on s'entend bien.

Jeudi 29 Janvier Tous les trois on a pris nos petites habitudes: Avec Joëlle nous sommes parties de bonne heure ce matin pour marcher sur la plage aux bonnes heures de la journée. Nous avons marché 7 ou 8 km, rencontré des pêcheurs qui sortaient les filets, c'était splendide. Entre plage, balades, siestes et fous rires, la vie est belle. Vendredi 30 Janvier Journée de tournage. C'était sur un autre film que la dernière fois. Celui-là s'appelle Yuva jeunesse , et les acteurs principaux sont apparemment très connus en Inde.

Nous avons passé la journée dans un studio transformé en boîte de nuit, à danser à chaque "ça tourne".

C'était plutôt drôle, mais il faisait environ 50 degrés dans le studio. Le plus intéressant ça a été de passer la journée avec cette jeunesse dorée et branchée. Rien à voir avec la population que j'ai l'habitude de fréquenter. Les filles extrêmement sexy, limite vulgaires pour certaines. Les mecs, les danseurs, gonflés à la muscu, rasés sous les bras, tee-shirt en filet Les autres jeunes figurants indiens, à fond, qui répètent leur prestation entre deux prises alors qu'on apparaît un quart de seconde à l'écran.

C'était une sacrée expérience! En plus roupies, nourris, c'est toujours bon à prendre. Samedi 31 Janvier Journée repos pour mon genoux qui a vraiment fatigué hier. Christophe est parti cet aprèm et avec Joëlle nous sommes allées voir le spectacle de danses classiques indiennes qui malheureusement était un peu ennuyeux. Mais les costumes, la musique, et les décors étaient très beaux. Dimanche 1 Février Départ pour Pondichéry, en compagnie de Joëlle.

Pondichéry semble être très agréable, et très belle. C'est beaucoup plus grand que Mamalapuram, mais en même temps je préfère parce qu'on ressent moins le côté touristique. La douceur des gens ici me surprend vraiment comparé au Népal. Qu'est-ce que je me sens bien! J'ai marché pendant plus d'une heure toute seule en plein "bazar", et personne ne m'a sollicitée, c'est très agréable, c'était d'ailleurs pas comme ça à Mamalapuram.

Il y a un beau parc ombragé, la mer, les fleurs, les maisons coloniales. La ville semble riche, et en même temps beaucoup de gens dorment dehors, sur les trottoirs, mais je n'ai ressenti aucune agressivité. Lundi 2 Février Ce matin, après petit déj' français on est quand même à Pondichéry! C'est un grand marcher couvert, avec une partie poisons, une autre légumes, les deux séparées par des allées de fleurs, d'épices, de fruits secs et de sucreries. Dans la partie poisson il se dégage une odeur très forte, la foule se bouscule, surtout les femmes, toujours aussi belles, dans leurs saris.

Les étales sont extrêmement diversifiés: Au fond, des femmes vident et coupent, les pieds dans le jus et le sang, ça sent très fort! Les regards sont interrogateurs. Puis nous longeons une allée de quincailleries, pour arriver aux fruits et légumes, où la coriandre, la menthe, et autres herbes aromatiques, nous transportent. Les couleurs sont incroyables, il y a une ambiance, un brouhaha, une vie, comme je n'ai vu nulle part ailleurs.

Tous mes sens sont sollicités, les gens sont souriants, s'amusent avec nous parce que nous sommes françaises, parce qu'ils aiment se voir sur l'appareil numérique de Joëlle, parce qu'ils sont simplement joviaux. L'allée aux fleurs est une merveille, ils font des guirlandes splendides, les parfums nous enivrent! Je suis dans un état d'émerveillement total!

Plus tard nous allons visiter un temple dédié à Shiva, une merveille de couleurs. Il est énorme, les gens sont en pleine prière matinale, mais nous pouvons visiter. Les murs et les toits sont couverts de sculptures très colorées et très kitch, mais c'est très beau. Ensuite nous nous installons pour pique-niquer à l'ombre des vieux arbres du paisible Central Park. Nous y passons quelques heures, avant d'aller visiter la Cathédrale de l'Immaculée Conception où il est amusant de voir une none indienne qui nous accueille.

Nous avons vu un film Tamul du Tamil Nadu, nom de la région où nous sommes , en Tamul langue de la région , non sous-titré. Le héro était un macho violent, il y avait quand même un peu d'eau de rose, pas génial, mais intéressant d'entendre le public acclamer ce héro quand il est saoul ou brutal Mardi 3 Février Levée de bonne heure pour profiter des heures moins chaudes de la journée et des belles lumières.

Les gens se prosternent sur la tombe de ce dernier et de sa femme appelée La Mère. Ensuite nous visitons une fabrique de papier. Demain ou après demain, je voulais aller à Auroville, mais en fait il y a eu un meurtre, apparemment, et ça resterait fermé pendant plusieurs jours, donc sans trop me sentir privée, je zappe Auroville et file demain vers le Sud, à Chidambaram.

Mais on passe encore une journée à Pondy. Notre Dame des Anges. Aussi deux mosquées, dont une très belle. Après mangé nous allons voir les temples de la ville. Par chance, ce soir se prépare la grande journée de demain, anniversaire du jour où Shiva a dansé ici. Pas mal de Brahmans sont là, ils sont torses nus, avec des chignons très haut sur la tête, en longui blanc, ils sont très beaux.

Jeudi 5 Février Je me suis levée de très bonne heure pour profiter de la matinée. Ensuite je suis retournée au temple principal Nataraja Temple , où se déroulait la même cérémonie que la veille.

Vendredi 6 Février Je prends le bus vers 7h. Je suis en route pour Madurai. Les gens sont souriants, un peu racoleurs mais pas insistants. Samedi 7 Février Première impression confirmée. Pour une grosse ville bruyante, Madurai reste un lieu où il fait bon vivre. Ensuite je suis allée au marché, qui était aussi très beau, mais plus oppressant que celui de Pondy. Je me sens bien.

Vieux de quatre siècles, ce palais indo musulman est un mélange entre les palais de Maharajas, avec leurs voûtes sculptées, leurs colonnes, les belles fresques aux plafonds, et les sculptures hindous, qui rappellent celles des temples, très colorées et diversifiées.

On peut vraiment imaginer la beauté de ce lieu, quand il était vivant. Je suis là parmi tout ça, petit être qui se promène, découvre…et retourne à son quotidien. Il y a la religion aussi, qui prend une place très importante, avec ses temples, ses fleurs, ses offrandes, ses nombreux jours fériés. Il y a du bruit, des couleurs partout, des odeurs trop fortes, des parfums délicieux, le contacte quasi permanent des foules, les plats épicés à chaque coin de rue, et le thé, les fruits.

Tout est partout, tout le temps. Tout ça qui en fait fuir certains, et il tout le reste qui rend les autres accros, qui nous poussera toujours à revenir prendre un bol de vie. Des chariots, des étales à même le sol, les petites échoppes où chauffe également du tchaï en permanence. Dimanche 8 Février Départ pour Kodaïkanal.

Il y a de superbes villages sur la route. Heureusement que le reste du temps on communique par internet. Rien ne se passe ici comme je le souhaite: Ce chauffeur dégage quelque chose de très particulier, un truc serein qui inspire respect. Les serveurs courent dans tous les sens, il y a de longues tables où tout le monde mange ensemble.

Ensuite Internet, rickshaw, et dodo! Il y avait aussi une fillette avec un grand-père. Je les observais depuis un moment parce que la petite avait un gros bandage dégueu à la jambe. Ce matin au lever du jour, le soleil illumine progressivement la vallée. La rivière en contrebas laisse évaporer sa blanche brume, sur les collines de plantations de thé, à peine éclairées par la lumière naissante et rose du soleil matinal! Un peu plus tard… Nous sommes sortis des plantations de thé pour évoluer maintenant entre forêts de bananiers et de palmiers.

Le soleil révèle maintenant toute la couleur de ce paysage verdoyant. Ça y est, c'est reparti. Les rivières et les lisières se croisent sur notre route. Dans ce climat tropical, l'humidité permet chaleur et verdure, c'est magnifique!

Dans le bus je préfère encore après-midi, parce qu'on transpire et qu'on reste collé au sky du camion, comme Ringo Bruno, chanson de Régis alors que le matin on glisse à chaque virage, se fait écrasé par sa voisine ou son voisin contre la barre métallique qui sert d'accoudoir! Mais les couleurs du Kerala sont magnifiques. Ah, maman si tu voyais ces fleurs fuchsia, rouges, violet foncées, jaunes Arrivée à la gare des bus, j'apprends qu'il faut prendre un autre bus, je ne suis pas tout à fait arrivée.

Toute ma sexualité se rebife, que se passe-t-il? Tout le long du quai il y a des étales de poissons frais et des crevettes de toutes tailles. Rendez-vous demain 8h, je suis pas très tranquille, ça empire chaque jour. Jeudi 12février Quelle riche journée! Soyons méthodique pour ne rien oublier. Ce matin, 8h à l'hôpital. J'ai poiroté une heure parce que la doctoresse n'était pas arrivée. Je me sentais vraiment intruse, limite mal venue. J'ai quand même pris mon petit déj' au milieu des regards insistants, dans l'échoppe devant l'hosto.

Puis elle est arrivée. J'ai expliqué mon problème, et si je ne lui avais pas demandé de regarder, elle ne l'aurait pas fait. Elle était accompagnée d'une infirmière et toutes deux étaient très douces et gentilles avec moi.

La doctoresse m'a prescrit quelques anti-inflammatoires et antalgiques, et m'a dit que si ça n'était pas mieux dans deux jours, il fallait que je revienne. La consultation était gratuite, et les médicament également, mais j'étais vraiment male de profiter d'un service gratuit que je peux largement payer et doit servir à d'autres, heureusement on pouvait faire des dons, ça m'allait mieux comme ça. Ensuite j'ai retrouvé Christophe pour aller visiter la ville.

C'était très beau, très calme. Puis nous avons bu des jus de fruits frais sur la plage, au moment de la levée des filets de pêche. Jus de melon, de papaye de citron, délicieux. Dans les filets de pêche énormes structures de bois dans lesquelles sont suspendus des filets relevés par des hommes qui tirent sur une corde , il y avait plus de détritus que de poissons!

A 14h nous avons rendez-vous à l'agence de tourisme pour le départ pour les back waters. Un taxi nous y attend, ainsi que deux personnes qui partent avec nous. Nous sommes tombés sur deux" doux dingues". Une fille d'Afrique du Sud et un belge. Elle, exubérante au possible, limite vulgaire, mais j'ai appris à l'apprécier au fil de la journée. Lui, cherche une indienne à marier par petites annonces!! Je pense qu'il est très sensible et a une grande perception des gens et de leurs énergies mais est complètement paumé, et alcoolique.

Nous voilà sur une barque pour trois heures avec ce duo de choc! Les paysages sont splendides, des palmiers, tout le long de la rivière, des bananiers, des bougainvilliers, différents arbres fruitiers, des martins pêcheurs Le circuit comprend la visite, avec le guide, de petits villages au coeur des palmiers. C'est ainsi que nous avons vu la fabrication de tout l'artisanat local à base de noix de coco qui est une mine d'or.

Ils récupèrent le lait et la chaire, avec lesquelles ils font de l'huile, puis font tremper les coquilles, ce qui décolle la fibre extérieure. Celle-ci est séchée et récupérée pour en faire des cordes, avec une sorte de métier à tisser tout simple, mais épatant. Elles sont trois femmes à faire en moins de 3 minutes de solides cordes de plus de quatre mètres de long, avec une habileté incroyable. Ils récupèrent également les coquilles, qui servent à la fabrication de divers objets destinés aux touristes.

Les feuilles de palmiers, elles, une fois séchées sont tissées en paillasses. Celles-ci, fixées avec les ficelles de coco à des bouts de bois, forment des habitations sur terre ou dans l'eau les house-boat. Les habitant de ces forêts se lavent à la rivière, travaillent dure, mais dans une atmosphère familiale et un cadre merveilleux, à l'abris de la chaleur écrasante: Et ça les rend beaux!

Je suis stupéfaite par ce qu'ils dégagent, leurs sourires, leur bien-être se répandent autour de nous comme un rayon de soleil. De retour à Fort Kochin après 19h, je décide de ne pas manger, et de rester dans ma chambre. Finalement je me souviens que j'ai vu des affiches pour un concert de violon pas loin de là. J'ai vu le plus beau concert de toute ma vie. Un violon, deux tablas et un petit tambourin bois-peau-clochettes.

A l'écoute les uns des autres, des questions-réponses magiques d'échanges et de regards, de sentir de l'autre. Bien sûr mes larmes de bonheur étaient là, elles aussi, toujours aussi douces. Mon corps entier vivait cette musique qui me transportait dans un monde que je ne connaissais pas, et qui me ravissait!

Le décors aussi était parfait: C'est incroyable l'intensité de bonheur que je me découvre capable de ressentir pendant ce voyage. Avant je ne connaissais des bonheurs aussi intenses qu'avec Niko, dans des moments de simplicité, de complicité et de communion qui me mettaient dans le même état ou presque.

Aujourd'hui je vis ça seule pour la première fois, et l'émotion est pour des lieux, des situations, des expressions de visages, des paysages, des musiques Rien ne manque dans ces moments, tout est là, magique, qui me transporte. Je n'ai qu'à laisser faire, me laisser porter, respirer à fond, et me dire "Mais oui, c'est bien vrai. Vendredi 13 février Ce matin nous avons visité une synagogue avant de nous faire une après-midi plage.

Nous nous installons à un endroit où il n'y a personne, et en quelques minutes, il y a déjà une bande de jeunes, ils marchent jusqu'à nous, et dix mètres plus loin font demi tour et repassent devant nous.

Trois nanas blanches débarquent, en petits maillots 2 pièces. A partir de ce moment là, nous aurons un défilé permanent, du genre "Quand Margot dégrafait son corsage L'annonce a l'air d'avoir été passée dans le village! Dans l'histoire, celles qui m'insupportent sont les trois poulettes de St-Tropez!

Elles sont dans un pays où il n'y a pas de sexe avant le mariage, où les hommes sont frustrés et ne voit jamais leurs femmes nues, et elles, elles restent là, à se badigeonner de crème solaire, l'air de rien. Aucun respect, aucune compréhension. Quelle image donnent-elles des occidentales? Je me suis acheté gr d'énormes gambas, que je me suis fait cuisiner à l'ail et au gingembre.

Avec Christophe, nous avons été servis sur la plage, quasi les pieds dans l'eau, éclairés à la bougie, c'était très sympa. Puis je suis de retour à la salle de spectacle, c'est sitar et tablas.

Cet endroit est très paisible. Il y a toujours les lampes à huile, les bougies, et pour patienter, une douce musique traditionnelle indienne. J'adore les tablas, beaucoup plus que le sitar. Mais la musique classique indienne que je découvre me transporte.

Samedi 14 février Ce matin je suis allée me balader sur la plage, au réveil. Les couleurs sont très belles le matin, et la ville touristique n'est pas encore réveillée. C'est l'Inde des indiens, à l'heure où ils préparent leurs échoppent, reviennent de la pêche, ou achètent le poisson à la criée.

Mais c'est aussi les gens qui dorment dehors, sur le trottoir, et ce matin, un homme s'est pendu, face à la mer. Je suis passée, il y avait un attroupement, la police Je pensais me tromper, je n'y croyais pas. Comme je me rapprochais, j'ai vu que je ne me trompais pas, c'était un homme, un indien, comme j'en croise tous les jours!

Je me suis jusqu'ici contenté de croire en leur apparente jovialité permanente, et je me rends compte que je n'ai creusé, que cette surface, finalement qui ne peut être qu'une apparence, ça me semble maintenant une évidence. Je les ai vu tellement gais, enfantins, joueurs, et maintenant je comprends qu'il y a une part immense de leur vie que je ne connais pas, et ne connaîtrai pas.

Ca m'amène à me questionner sur ce que je fais ici, sur ce que j'apporte ou justement n'apporte pas à ce pays, que je contemple, admire Je constate aussi de nombreuses incompréhensions entre les touristes et les indiens, et je trouve ça triste.

Et en effet ils klaxonnent en permanence, pour saluer, pour s'annoncer, pour doubler, pour obtenir la priorité, pour interpeller Ce qui pour eux donc est parfois un signe amical, est bien souvent vécu par l'occidental comme une agression.

On va se retourner excédé alors qu'ils voulaient saluer Les notions d'espace sont différentes également. Ils sont très nombreux, vivent dans la promiscuité permanente, alors que nous sommes attachés à ce que l'on appelle notre "espace vital".

C'est ainsi qu'un indien va venir s'asseoir tout près d'un occidental sans avoir l'idée qu'il peut l'importuner et que l'autre le jugera collant et ne comprendra pas pourquoi il n'a pas choisi un autre banc, une autre place puisqu'il y en avait d'autres Quand on mange dans des restos locaux, le service est très rapide et l'addition arrive avant la dernière bouchée.

L'occidental se sent désagréablement mis dehors, alors que l'indien, qui lui ne vient pas au resto pour un moment de détente mais uniquement pour se restaurer, est satisfait de ne pas avoir à attendre, ni même à réclamer l'addition.

Personne ne prend de dessert ni de café. Je sais que la première fois que ça m'est arrivé, j'ai râlé, ensuite j'ai compris. Je trouve que c'est à nous de nous adapter, de chercher à comprendre. Observer, pour comprendre et dons accepter.

Si on en est pas capable, autant rester chez soi. Ce soir, après de nouvelles gambas sur la plage on prend vite certaine habitudes! Une fois de plus je me suis régalée. Il y avaient trois danseuses différentes et quatre musiciens deux percussions, des mini symbales-cloches, du chant. Les danseuses ont des costumes magnifiques, très chargés, mais qui reflètent tout à fait la féminité indienne. Elles portent de nombreux bijoux, comme l'indienne classique.

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L'endroit est animé et nous trouvons à nous garer sans trop de peine. La Roue du Karma February 1 But all in all, this is lovely.

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La popularité des Simpson en a fait une industrie de produits dérivés se chiffrant en milliards de dollars [ ]. Nous pensions rester à la plage à Naples et ne partir que dans l'après midi, mais dans les circonstances présentes nous préférons faire la route immédiatement. When applied to skin, I don't detect the gasoline odor people talk about, but when I spray this on clothing, the gas vibe is noticeable and lasting.

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Malgré cela, celle-ci reste un des agec importants tabous modernes [ 55 ]. Pour valoriser les pommettes, appliquez le fard sur les pommettes en estompant vers les tempes. Cetai de la grosse frappe. Aurélia Bruno Chantal Macé saison 7. Petit conte Zen 12 February 9 Bison Ravi 8 To be fare, I don't think every guy could pull ma rencontre avec violet park resume one off.