Femmes russes : 7 raison de ne pas choisir l'une d'elles

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on fait des rencontres magnifiques et on se quitte sur des mots pathétiques

Et de l'horrible guerre civile tu ne connais guère que la ruine pittoresque de la Cour des comptes, où les arbres poussent leur végétation luxuriante parmi les pierres roussies qui prennent de poétiques allures de palais anciens, en attendant que cette trace aussi disparaisse. Dans ces conditions, vous comprendrez que je sois très surpris des hommes qui se vantent du nombre et de la beauté des créatures ayant succombé à leurs charmes. Oui, Flex et Ironie sont des femmes. Puissent-ils me rendre une légère partie d'un repos qu'ils m'ont enlevé tout entier! Je suis navrée que vous ayez vécu de mauvaises expériences avec des femmes russes. Et Julien ne s'appelait pas Julien mais Erwan.

Définitions : Préface et avertissement

Le regret de tes fautes les a-t-il baignés de pleurs! J'en connais personnellement un autre qui me reporte, lorsqu'il m'est permis de l'aborder, au temps de saint François d'Assise. La Russie compte 76,7 millions de femmes sur une population de millions, comment se permettre de telles généralités et raccourcis. Mais il n'en est pas de même de la seconde catégorie de ces lettres. Très beau, très lisse.

À vingt ans, une fois pour toutes, ils se sont choisi leurs poètes et leurs philosophes. Un écrivain ne se crée un public sérieux que parmi les gens de son âge ou, mieux encore, parmi ceux qui le suivent. Les jeunes gens me dédommageaient. Ils se répétaient la dernière page des Barbares: Toi seul, ô maître, si tu existes quelque part, axiome, religion ou prince des hommes.

Ils virent que je cherchais une raison de vivre et une discipline. Ils s'intéressèrent passionnément à une recherche qu'eux-mêmes eussent voulu entreprendre. Ce petit livre produisit dans certains jeunes esprits une agitation singulière. On m'a raconté qu'au Conseil supérieur de l'instruction publique, vers , M.

Gréard exprima le regret que je fusse avec Verlaine l'auteur le plus lu par nos rhétoriciens et nos philosophes de Paris. À cet époque on disputait s'il fallait être barrésiste ou barrésien. Charles Maurras tient pour barrésien. La Revue indépendante avait publié de M. Camille Mauclair une sorte de manifeste sur le barrésisme. Nous nous groupâmes tous, mistraliens, proudhoniens, jeunes juifs, néo-catholiques et socialistes dans la fameuse Cocarde.

Du 1er septembre à mars , ce journal fut un magnifique excitateur de l'intelligence. Je n'ai jamais fini de rire quand je pense que cette équipe bariolée travailla aux fondations du nationalisme, et non point seulement du nationalisme politique mais d'un large classicisme français. Il y avait un malentendu. On le vit quand parurent les Déracinés , qui, peu avant une crise publique trop retentissante, obligèrent de choisir entre le point de vue intellectuel et le traditionalisme.

En , le désarroi des amis que l'Homme libre m'avait faits fut extrême. Beaucoup de jeunes groupements m'envoyèrent leur P. J'ai gardé une lettre privée, à la fois touchante et singulière, de la Revue blanche. Herr, bibliothécaire de l'École normale, un Alsacien et un apôtre c'est vous dire deux fois qu'il ne manque pas de vivacité , se chargea de formuler une excommunication.

Ce philosophe qui vaudrait davantage s'il était un peu plus d'Obernai me reprocha d'être de Charmes. Il se glorifie d'être le fils des livres et me méprise d'être le fils de mon petit pays. Je le félicite tout au moins de poser ainsi le problème. Oui, l'homme libre venait de distinguer et d'accepter son déterminisme. Il y a, dans la préface du Disciple , une page de grand effet. C'est un épicurien intellectuel et raffiné Ce nihiliste délicat, comme il est effrayant à rencontrer et comme il abonde!

Ne lui parle pas d'impiété, de matérialisme. Il sait que le mot matière n'a pas de sens précis, et il est, d'autre part, trop intelligent pour ne pas admettre que toutes les religions ont pu être légitimes à leur heure.

Seulement il n'a jamais cru, il ne croira jamais à aucune, pas plus qu'il ne croira jamais à quoi que ce soit, sinon au jeu de son esprit qu'il a transformé en un outil de perversité élégante. Le bien et le mal, la beauté et la laideur, les vices et les vertus lui paraissent des objets de simple curiosité. L'âme humaine tout entière est, pour lui, un mécanisme savant et dont le démontage l'intéresse comme un objet d'expérience. Oui, l'Homme libre racontait une recherche sans donner de résultat, mais, cette conclusion suspendue, les Déracinés la fournissent.

Dans les Déracinés , l'homme libre distingue et accepte son déterminisme. Un candidat au nihilisme poursuit son apprentissage, et, d'analyse en analyse, il éprouve le néant du Moi, jusqu'à prendre le sens social. La tradition retrouvée par l'analyse du moi, c'est la moralité que renfermait l'Homme libre , que Bourget réclamait et qu'allait prouver le roman de l'Énergie nationale. Je ne permets qu'à des catholiques les diatribes contre l'égotisme. Si vous n'êtes pas un croyant, d'où prenez-vous votre point de vue pour flétrir l'individualisme?

Au reste, d'une manière générale, il serait détestable que nous pussions contraindre des êtres en formation. Souvent leurs maladies préparent leur santé. Ce fier et vif sentiment du Moi que décrit Un Homme libre, c'est un instant nécessaire, dans la série des mouvements, par où un jeune homme s'oriente pour recueillir et puis transmettre les trésors de sa lignée. Un moi qui ne subit pas, voilà le héros de notre petit livre. C'est le salut, quand nous sommes pressés par une société anarchique, où la multitude des doctrines ne laisse plus aucune discipline et quand, par-dessus nos frontières, les flots puissants de l'étranger viennent, sur les champs paternels, nous étourdir et nous entraîner.

L'Homme libre n'a point fourni aux jeunes gens une connaissance nette de leur véritable tradition, mais il les pressait de se dégager et de retrouver leur filiation propre. Si je ne subis pas, est-ce à dire que je n'acquière point? Si nous dressions la liste de nos bienfaiteurs, elle serait plus longue que celle de Marc-Aurèle. Nous ne sommes point fermés à l'univers. Mais nous sommes une plante qui choisit, et transforme ses aliments. J'ai marqué ailleurs, comment un premier travail de mes idées n'est, tout au fond, que d'avoir reconnu d'une manière sensible que le moi individuel était supporté et nourri par la société.

Sur cette étape je ne reviendrai pas, mais on veut élargir ici le raisonnement, et, d'une évolution instinctive, faire une méthode française. À mon sens, on n'a pas dit grand'chose quand on a dit que l'individualisme est mauvais.

Le Français est individualiste, voilà un fait. Et de quelque manière qu'on le qualifie, ce fait subsiste. Toutes les fortes critiques que nous accumulons contre la Déclaration des Droits de l'homme n'empêchent point que ce catéchisme de l'individualisme a été formulé dans notre pays. Dans notre pays et non ailleurs!

Et ce phénomène qu'aucun historien jusqu'à cette heure n'a rendu compréhensible marque en traits de jeu combien notre nation est prédisposée à l'individualisme. La juste horreur que nous inspire le Robert Greslou de Bourget n'empêche point que quelques-unes des précieuses qualités de nos jeunes gens viennent, comme leurs graves défauts, de ce qu'ils sont des êtres qui ne s'agrègent point naturellement en troupeau.

Si je ne m'abuse, l'Homme libre , complété par les Déracinés , est utile aux jeunes Français, en ce qu'il accorde avec le bien général des dispositions certaines qui les eussent aisément jetés dans un nihilisme funèbre. Je ne me suis jamais interrompu de plaider pour l'individu, alors même que je semblais le plus l'humilier. Une de mes thèses favorites est de réclamer que l'éducation ne soit pas départie aux enfants sans égard pour leur individualité propre. Je voudrais qu'on respectât leur préparation familiale et terrienne.

Si l'on veut bien y réfléchir, ce ne sera pas une petite chose qu'un traditionaliste soit demeuré attentif aux nuances de l'individu. Aussi bien je ne pouvais pas les négliger, puisque je voulais décrire une certaine sensibilité française et surtout agir sur des Français. Mon mérite est d'avoir tiré de l'individualisme même ces grands principes de subordination que la plupart des étrangers possèdent instinctivement ou trouvent dans leur religion.

Mes contemporains ne m'eussent pas écouté si j'avais pris mon point de départ ailleurs que du Moi. Au milieu d'un océan et d'un sombre mystère de vagues qui me pressent, je me tiens à ma conception historique, comme un naufragé à sa barque. Je ne touche pas à l'énigme du commencement des choses, ni à la douloureuse énigme de la fin de toutes choses.

Je me cramponne à ma courte solidité. À force d'humiliations, ma pensée, d'abord si fière d'être libre, arrive à constater sa dépendance de cette terre et de ces morts qui, bien avant que je naquisse, l'ont commandée jusque dans ses nuances Tandis que je crois causer ici avec quelques milliers de fidèles lecteurs, il est possible qu'un étranger s'approche de notre cercle et que, jetant les yeux sur cette préface, il s'étonne.

En effet, pour tout le monde, à vingt ans, la grande affaire c'est de vivre, mais bien peu se préoccupent de trouver le fondement philosophique de leur activité. Nos soucis ennuyent tout naturellement celui qui ne les partage pas. Là-dessus, je n'ai rien à répondre. D'autres personnes semblent craindre que le goût de la réflexion ne dénature et ne comprime la naïveté de nos impressions sensuelles ou proprement artistiques. Oui, l'art d'écrire doit contenter ce double besoin de musique et de géométrie que nous portons, à la française, dans une âme bien faite Il a du moins de la jeunesse, de la fierté sans aucun théâtral et ne rétrécit pas le coeur.

Lien vers le texte intégral phm-lettres. Je n'ai point l'intention de plaider ici pour le petit roman qui suit. Tout au contraire les idées que je vais essayer de faire comprendre entraîneraient plutôt la critique du genre d'étude psychologique que j'ai entrepris dans Pierre et Jean.

Je ne suis pas le seul à qui le même reproche soit adressé par les mêmes critiques, chaque fois que paraît un livre nouveau. Il faut que, sans parti pris, sans opinions préconçues, sans idées d'école, sans attaches avec aucune famille d'artistes, il comprenne, distingue et explique toutes les tendances les plus opposées, les tempéraments les plus contraires, et admette les recherches d'art les plus diverses. Généralement ce critique entend par roman une aventure plus ou moins vraisemblable, arrangée à la façon d'une pièce de théâtre en trois actes dont le premier contient l'exposition, le second l'action et le troisième le dénouement.

Cette manière de composer est absolument admissible à la condition qu'on acceptera également toutes les autres. Existe-t-il des règles pour faire un roman, en dehors desquelles une histoire écrite devrait porter un autre nom? Si Don Quichotte est un roman, le Rouge et le Noir en est-il un autre? Si Monte-Cristo est un roman, l'Assommoir en est-il un? Feuillet et Germinal de M. Laquelle de ces oeuvres est un roman?

Quelles sont ces fameuses règles? Qui les a établies? En vertu de quel principe, de quelle autorité et de quels raisonnements? Il semble cependant que ces critiques savent d'une façon certaine, indubitable, ce qui constitue un roman et ce qui le distingue d'un autre, qui n'en est pas un.

Cela signifie tout simplement, que, sans être des producteurs, ils sont enrégimentés dans une école, et qu'ils rejettent, à la façon des romanciers eux-mêmes, toutes les oeuvres conçues et exécutées en dehors de leur esthétique. Un critique intelligent devrait, au contraire, rechercher tout ce qui ressemble le moins aux romans déjà faits, et pousser autant que possible les jeunes gens à tenter des voies nouvelles.

Tous les écrivains, Victor Hugo comme M. Zola, ont réclamé avec persistance le droit absolu, droit indiscutable, de composer, c'est-à-dire d'imaginer ou d'observer, suivant leur conception personnelle de l'art. Le talent provient de l'originalité, qui est une manière spéciale de penser, de voir, de comprendre et de juger. Or, le critique qui prétend définir le Roman suivant l'idée qu'il s'en fait d'après les romans qu'il aime, et établir certaines règles invariables de composition, luttera toujours contre un tempérament d'artiste apportant une manière nouvelle.

Un critique, qui mériterait absolument ce nom, ne devrait être qu'un analyste sans tendances, sans préférences, sans passions, et, comme un expert en tableaux, n'apprécier que la valeur artiste de l'objet d'art qu'on lui soumet.

Sa compréhension, ouverte à tout, doit absorber assez complètement sa personnalité pour qu'il puisse découvrir et vanter les livres même qu'il n'aime pas comme homme et qu'il doit comprendre comme juge. Mais la plupart des critiques ne sont, en somme, que des lecteurs, d'où il résulte qu'ils nous gourmandent presque toujours à faux ou qu'ils nous complimentent sans réserve et sans mesure. Le lecteur, qui cherche uniquement dans un livre à satisfaire la tendance naturelle de son esprit, demande à l'écrivain de répondre à son goût prédominant, et il qualifie invariablement de remarquable ou de bien écrit, l'ouvrage ou le passage qui plaît à son imagination idéaliste, gaie, grivoise, triste, rêveuse ou positive.

Seuls, quelques esprits d'élite demandent à l'artiste: Le critique ne doit apprécier le résultat que suivant la nature de l'effort; et il n'a pas le droit de se préoccuper des tendances. Donc, après les écoles littéraires qui ont voulu nous donner une vision déformée, surhumaine, poétique, attendrissante, charmante ou superbe de la vie, est venue une école réaliste ou naturaliste qui a prétendu nous montrer la vérité, rien que la vérité et toute la vérité.

Il faut admettre avec un égal intérêt ces théories d'art si différentes et juger les oeuvres qu'elles produisent, uniquement au point de vue de leur valeur artistique en acceptant a priori les idées générales d'où elles sont nées. Contester le droit d'un écrivain de faire une oeuvre poétique ou une oeuvre réaliste, c'est vouloir le forcer à modifier son tempérament, récuser son originalité, ne pas lui permettre de se servir de l'oeil et de l'intelligence que la nature lui a donnés.

Lui reprocher de voir les choses belles ou laides, petites ou épiques, gracieuses ou sinistres, c'est lui reprocher d'être conformé de telle ou telle façon et de ne pas avoir une vision concordant avec la nôtre.

Laissons-le libre de comprendre, d'observer, de concevoir comme il lui plaira, pourvu qu'il soit un artiste. Devenons poétiquement exaltés pour juger un idéaliste et prouvons-lui que son rêve est médiocre, banal, pas assez fou ou magnifique. Mais si nous jugeons un naturaliste, montrons-lui en quoi la vérité dans la vie diffère de la vérité dans son livre. Il est évident que des écoles si différentes ont dû employer des procédés de composition absolument opposés.

Le romancier qui transforme la vérité constante, brutale et déplaisante, pour en tirer une aventure exceptionnelle et séduisante, doit, sans souci exagéré de la vraisemblance, manipuler les événements à son gré, les préparer et les arranger pour plaire au lecteur, l'émouvoir ou l'attendrir.

Le plan de son roman n'est qu'une série de combinaisons ingénieuses conduisant avec adresse au dénouement. Les incidents sont disposés et gradués vers le point culminant et l'effet de la fin, qui est un événement capital et décisif, satisfaisant toutes les curiosités éveillées au début, mettant une barrière à l'intérêt, et terminant si complètement l'histoire racontée qu'on ne désire plus savoir ce que deviendront, le lendemain, les personnages les plus attachants.

Le romancier, au contraire, qui prétend nous donner une image exacte de la vie, doit éviter avec soin tout enchaînement d'événements qui paraîtrait exceptionnel. Son but n'est point de nous raconter une histoire, de nous amuser ou de nous attendrir, mais de nous forcer à penser, à comprendre le sens profond et caché des événements.

À force d'avoir vu et médité il regarde l'univers, les choses, les faits et les hommes d'une certaine façon qui lui est propre et qui résulte de l'ensemble de ses observations réfléchies. C'est cette vision personnelle du monde qu'il cherche à nous communiquer en la reproduisant dans un livre. Pour nous émouvoir, comme il l'a été lui-même par le spectacle de la vie, il doit la reproduire devant nos yeux avec une scrupuleuse ressemblance.

Il devra donc composer son oeuvre d'une manière si adroite, si dissimulée, et d'apparence si simple, qu'il soit impossible d'en apercevoir et d'en indiquer le plan, de découvrir ses intentions. Au lieu de machiner une aventure et de la dérouler de façon à la rendre intéressante jusqu'au dénouement, il prendra son ou ses personnages à une certaine période de leur existence et les conduira, par des transitions naturelles, jusqu'à la période suivante.

Il montrera de cette façon, tantôt comment les esprits se modifient sous l'influence des circonstances environnantes, tantôt comment se développent les sentiments et les passions, comment on s'aime, comment on se hait, comment on se combat dans tous les milieux sociaux, comment luttent les intérêts bourgeois, les intérêts d'argent, les intérêts de famille, les intérêts politiques.

L'habileté de son plan ne consistera donc point dans l'émotion ou dans le charme, dans un début attachant ou dans une catastrophe émouvante, mais dans le groupement adroit de petits faits constants d'où se dégagera le sens définitif de l'oeuvre. S'il fait tenir dans trois cents pages dix ans d'une vie pour montrer quelle a été, au milieu de tous les êtres qui l'ont entourée, sa signification particulière et bien caractéristique, il devra savoir éliminer, parmi les menus événements innombrables et quotidiens, tous ceux qui lui sont inutiles, et mettre en lumière, d'une façon spéciale, tous ceux qui seraient demeurés inaperçus pour des observateurs peu clairvoyants et qui donnent au livre sa portée, sa valeur d'ensemble.

On comprend qu'une semblable manière de composer, si différente de l'ancien procédé visible à tous les yeux, déroute souvent les critiques, et qu'ils ne découvrent pas tous les fils si minces, si secrets, presque invisibles, employés par certains artistes modernes à la place de la ficelle unique qui avait nom: En somme, si le Romancier d'hier choisissait et racontait les crises de la vie, les états aigus de l'âme et du cour, le Romancier d'aujourd'hui écrit l'histoire du cour, de l'âme et de l'intelligence à l'état normal.

Pour produire l'effet qu'il poursuit, c'est-à-dire l'émotion de la simple réalité et pour dégager l'enseignement artistique qu'il en veut tirer, c'est-à-dire la révélation de ce qu'est véritablement l'homme contemporain devant ses yeux, il devra n'employer que des faits d'une vérité irrécusable et constante.

Mais en se plaçant au point de vue même de ces artistes réalistes, on doit discuter et contester leur théorie qui semble pouvoir être résumée par ces mots: Leur intention étant de dégager la philosophie de certains faits constants et courants, ils devront souvent corriger les événements au profit de la vraisemblance et au détriment de la vérité, car:.

Le réaliste, s'il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même.

Raconter tout serait impossible, car il faudrait alors un volume au moins par journée, pour énumérer les multitudes d'incidents insignifiants qui emplissent notre existence. Un choix s'impose donc,- ce qui estime première atteinte à la théorie de toute la vérité. La vie, en outre, est composée des choses les plus différentes, les plus imprévues, les plus contraires, les plus disparates; elle est brutale, sans suite, sans chaîne, pleine de catastrophes inexplicables, illogiques et contradictoires qui doivent être classées au chapitre faits divers.

Voilà pourquoi l'artiste, ayant choisi son thème, ne prendra dans cette vie encombrée de hasards et de futilités que les détails caractéristiques utiles à son sujet, et il rejettera tout le reste, tout l'à-côté. Un exemple entre mille: Le nombre des gens qui meurent chaque jour par accident est considérable sur la terre. Mais pouvons-nous faire tomber une tuile sur la tête d'un personnage principal, ou le jeter sous les roues d'une voiture, au milieu d'un récit, sous prétexte qu'il faut faire la part de l'accident?

La vie encore laisse tout au même plan, précipite les faits ou les traîne indéfiniment. L'art, au contraire, consiste à user de précautions et de préparations, à ménager des transitions savantes et dissimulées, à mettre en pleine lumière, par la seule adresse de la composition, les événements essentiels et à donner à tous les autres le degré de relief qui leur convient, suivant leur importance, pour produire la sensation profonde de la vérité spéciale qu'on veut montrer.

Faire vrai consiste donc à donner l'illusion complète du vrai, suivant la logique ordinaire des faits, et non à les transcrire servilement dans le pêle-mêle de leur succession. Quel enfantillage, d'ailleurs, de croire à la réalit puisque nous portons chacun la nôtre dans notre pensée et dans nos organes.

Nos yeux, nos oreilles, notre odorat, notre goût différents créent autant de vérités qu'il y a d'hommes sur la terre. Et nos esprits qui reçoivent les instructions de ces organes, diversement impressionnés, comprennent, analysent et jugent comme si chacun de nous appartenait à une autre race.

Chacun de nous se fait donc simplement une illusion du monde, illusion poétique, sentimentale, joyeuse, mélancolique, sale ou lugubre suivant sa nature.

Et l'écrivain n'a d'autre mission que de reproduire fidèlement cette illusion avec tous les procédés d'art qu'il a appris et dont il peut disposer. Illusion du beau qui est une convention humaine! Illusion du laid qui est une opinion changeante! Illusion du vrai jamais immuable! Illusion de l'ignoble qui attire tant d'êtres! Les grands artistes sont ceux qui imposent à l'humanité leur illusion particulière. Ne nous fâchons donc contre aucune théorie puisque chacune d'elles est simplement l'expression généralisée d'un tempérament qui s'analyse.

Il en est deux surtout qu'on a souvent discutées en les opposant l'une à l'autre au lieu de les admettre l'une et l'autre, celle du roman d'analyse pure et celle du roman objectif. Les partisans de l'analyse demandent que l'écrivain s'attache à indiquer les moindres évolutions d'un esprit et tous les mobiles les plus secrets qui déterminent nos actions, en n'accordant au fait lui-même qu'une importance très secondaire.

Il est le point d'arrivée, une simple borne, le prétexte du roman. Il faudrait donc, d'après eux, écrire ces oeuvres précises et rêvées où l'imagination se confond avec l'observation, à la manière d'un philosophe composant un livre de psychologie, exposer les causes en les prenant aux origines les plus lointaines, dire tous les pourquoi de tous les vouloirs et discerner toutes les réactions de l'âme agissant sous l'impulsion des intérêts, des passions ou des instincts. Les partisans de l'objectivité, quel vilain mot!

Pour eux, la psychologie doit être cachée dans le livre comme elle est cachée en réalité sous les faits dans l'existence. Le roman conçu de cette manière y gagne de l'intérêt, du mouvement dans le récit, de la couleur, de la vie remuante. Donc, au lieu d'expliquer longuement l'état d'esprit d'un personnage, les écrivains objectifs cherchent l'action ou le geste que cet état d'âme doit faire accomplir fatalement à cet homme dans une situation déterminée.

Et ils le font se conduire de telle manière, d'un bout à l'autre du volume, que tous ses actes, tous ses mouvements, soient le reflet de sa nature intime, de toutes ses pensées, de toutes ses volontés ou de toutes ses hésitations. Ils cachent donc la psychologie au lieu de l'étaler, ils en font la carcasse de l'oeuvre, comme l'ossature invisible est la carcasse du corps humain. Le peintre qui fait notre portrait ne montre pas notre squelette.

Il me semble aussi que le roman exécuté de cette façon y gagne en sincérité. Il est d'abord plus vraisemblable, car les gens que nous voyons agir autour de nous ne nous racontent point les mobiles auxquels ils obéissent. Il faut ensuite tenir compte de ce que, si, à force d'observer les hommes, nous pouvons déterminer leur nature assez exactement pour prévoir leur manière d'être dans presque toutes les circonstances, si nous pouvons dire avec précision: Quel que soit le génie d'un homme faible, doux, sans passions, aimant uniquement la science et le travail, jamais il ne pourra se transporter assez complètement dans l'âme et dans le corps d'un gaillard exubérant, sensuel, violent, soulevé par tous les désirs et même par tous les vices, pour comprendre et indiquer les impulsions et les sensations les plus intimes de cet être si différent, alors même qu'il peut fort bien prévoir et raconter tous les actes de sa vie.

En somme, celui qui fait de la psychologie pure ne peut que se substituer à tous ses personnages dans les différentes situations où il les place, car il lui est impossible de changer ses organes, qui sont les seuls intermédiaires entre la vie extérieure et nous, qui nous imposent leurs perceptions, déterminent notre sensibilité, créent en nous une âme essentiellement différente de toutes celles qui nous entourent. Notre vision, notre connaissance du monde acquise par le secours de nos sens, nos idées sur la vie, nous ne pouvons que les transporter en partie dans tous les personnages dont nous prétendons dévoiler l'être intime et inconnu.

C'est donc toujours nous que nous montrons dans le corps d'un roi, d'un assassin, d'un voleur ou d'un honnête homme, d'une courtisane, d'une religieuse, d'une jeune fille ou d'une marchande aux halles, car nous sommes obligés de nous poser ainsi le problème: L'adresse consiste à ne pas laisser reconnaître ce moi par le lecteur sous tous les masques divers qui nous servent à le cacher. Mais si, au seul point de vue de la complète exactitude, la pure analyse psychologique est contestable, elle peut cependant nous donner des oeuvres d'art aussi belles que toutes les autres méthodes de travail.

Voici, aujourd'hui, les symbolistes. Leur rêve d'artistes est respectable; et ils ont cela de particulièrement intéressant qu'ils savent et qu'ils proclament l'extrême difficulté de l'art.

Il faut être, en effet, bien fou, bien audacieux, bien outrecuidant ou bien sot, pour écrire encore aujourd'hui! Après tant de maîtres aux natures si variées, au génie si multiple, que reste-t-il à faire qui n'ait été fait, que reste-t-il à dire qui n'ait été dit? Qui peut se vanter, parmi nous, d'avoir écrit une page, une phrase qui ne se trouve déjà, à peu près pareille, quelque part.

Quand nous lisons, nous, si saturés d'écriture française que notre corps entier nous donne l'impression d'être une pâte faite avec des mots, trouvons-nous jamais une ligne, une pensée qui ne nous soit familière, dont nous n'ayons eu, au moins, le confus pressentiment? L'homme qui cherche seulement à amuser son public par des moyens déjà connus, écrit avec confiance, dans la candeur de sa médiocrité, des oeuvres destinées à la foule ignorante et désouvrée. Mais ceux sur qui pèsent tous les siècles de la littérature passée, ceux que rien ne satisfait, que tout dégoûte, parce qu'ils rêvent mieux, à qui tout semble défloré déjà, à qui leur oeuvre donne toujours l'impression d'un travail inutile et commun, en arrivent à juger l'art littéraire une chose insaisissable, mystérieuse, que nous dévoilent à peine quelques pages des plus grands maîtres.

Vingt vers, vingt phrases, lus tout à coup nous font tressaillir jusqu'au cour comme une révélation surprenante; mais les vers suivants ressemblent à tous les vers, la prose qui coule ensuite ressemble à toutes les proses. Les hommes de génie n'ont point, sans doute, ces angoisses et ces tourments, parce qu'ils portent en eux une force créatrice irrésistible.

Ils ne se jugent pas eux-mêmes. Les autres, nous autres qui sommes simplement des travailleurs conscients et tenaces, nous ne pouvons lutter contre l'invincible découragement que par la continuité de l'effort. Deux hommes par leurs enseignements simples et lumineux m'ont donné cette force de toujours tenter: Louis Bouilhet et Gustave Flaubert. Si je parle ici d'eux et de moi c'est que leurs conseils, résumés en peu de lignes, seront peut-être utiles à quelques jeunes gens moins confiants en eux-mêmes qu'on ne l'est d'ordinaire quand on débute dans les lettres.

Bouilhet, que je connus le premier d'une façon un peu intime, deux ans environ avant de gagner l'amitié de Flaubert, à force de me répéter que cent vers, peut-être moins, suffisent à la réputation d'un artiste, s'ils sont irréprochables et s'ils contiennent l'essence du talent et de l'originalité d'un homme même de second ordre, me fît comprendre que le travail continuel et la connaissance profonde du métier peuvent, un jour de lucidité, de puissance et d'entraînement, par la rencontre heureuse d'un sujet concordant bien avec toutes les tendances de notre esprit, amener cette éclosion de l'oeuvre courte, unique et aussi parfaite que nous la pouvons produire.

Je compris ensuite que les écrivains les plus connus n'ont presque jamais laissé plus d'un volume et qu'il faut, avant tout, avoir cette chance de trouver et de discerner, au milieu de la multitude des matières qui se présentent à notre choix, celle qui absorbera toutes nos facultés, toute notre valeur, toute notre puissance artiste.

Plus tard, Flaubert, que je voyais quelquefois, se prit d'affection pour moi. J'osai lui soumettre quelques essais. Il les lut avec bonté et me répondit: Ce que vous m'avez apporté prouve une certaine intelligence, mais n'oubliez point ceci, jeune homme, que le talent- suivant le mot de Chateaubriand- n'est qu'une longue patience. Je travaillai, et je revins souvent chez lui, comprenant que je lui plaisais, car il s'était mis à m'appeler, en riant, son disciple.

Pendant sept ans je fis des vers, je fis des contes, je fis des nouvelles, je fis même un drame détestable. Il n'en est rien resté. Le maître lisait tout, puis le dimanche suivant, en déjeunant, développait ses critiques et enfonçait en moi, peu à peu, deux ou trois principes qui sont le résumé de ses longs et patients enseignements.

Il y a, dans tout, de l'inexploré, parce que nous sommes habitués à ne nous servir de nos yeux qu'avec le souvenir de ce qu'on a pensé avant nous sur ce que nous contemplons. La moindre chose contient un peu d'inconnu. Pour décrire un feu qui flambe et un arbre dans une plaine, demeurons en face de ce feu et de cet arbre jusqu'à ce qu'ils ne ressemblent plus, pour nous, à aucun autre arbre et à aucun autre feu.

Ayant, en outre, posé cette vérité qu'il n'y a pas, de par le monde entier, deux grains de sable, deux mouches, deux mains ou deux nez absolument pareils, il me forçait à exprimer, en quelques phrases, un être ou un objet de manière à le particulariser nettement, à le distinguer de tous les autres êtres ou de tous les autres objets de même race ou de même espèce. J'ai développé ailleurs ses idées sur le style. Elles ont de grands rapports avec la théorie de l'observation que je viens d'exposer.

Quelle que soit la chose qu'on veut dire, il n'y a qu'un mot pour l'exprimer, qu'un verbe pour l'animer et qu'un adjectif pour la qualifier. Il faut donc chercher, jusqu'à ce qu'on les ait découverts, ce mot, ce verbe et cet adjectif, et ne jamais se contenter de l'à peu près, ne jamais avoir recours à des supercheries, même heureuses, à des clowneries de langage pour éviter la difficulté.

On peut traduire et indiquer les choses les plus subtiles en appliquant ce vers de Boileau:. Il n'est point besoin du vocabulaire bizarre, compliqué, nombreux et chinois qu'on nous impose aujourd'hui sous le nom d'écriture artiste, pour fixer toutes les nuances de la pensée; mais il faut discerner avec une extrême lucidité toutes les modifications de la valeur d'un mot suivant la place qu'il occupe.

Ayons moins de noms, de verbes et d'adjectifs aux sens presque insaisissables, mais plus de phrases différentes, diversement construites, ingénieusement coupées, pleines de sonorités et de rythmes savants. Efforçons-nous d'être des stylistes excellents plutôt que des collectionneurs de termes rares.

Il est, en effet, plus difficile de manier la phrase à son gré, de lui faire tout dire, même ce qu'elle n'exprime pas, de l'emplir de sous-entendus, d'intentions secrètes et non formulées, que d'inventer des expressions nouvelles ou de rechercher, au fond de vieux livres inconnus, toutes celles dont nous avons perdu l'usage et la signification, et qui sont pour nous comme des verbes morts.

La langue française, d'ailleurs, est une eau pure que les écrivains maniérés n'ont jamais pu et ne pourront jamais troubler. Chaque siècle a jeté dans ce courant limpide, ses modes, ses archaïsmes prétentieux et ses préciosités, sans que rien surnage de ces tentatives inutiles, de ces efforts impuissants. La nature de cette langue est d'être claire, logique et nerveuse. Elle ne se laisse pas affaiblir, obscurcir ou corrompre.

Ceux qui font aujourd'hui des images, sans prendre garde aux termes abstraits, ceux qui font tomber la grêle ou la pluie sur la propreté des vitres, peuvent aussi jeter des pierres à la simplicité de leurs confrères! Elles frapperont peut-être les confrères qui ont un corps, mais n'atteindront jamais la simplicité qui n'en a pas.

Dans mes études littéraires, j'ai souvent parlé de la méthode expérimentale appliquée au roman et au drame. Le retour à la nature, l'évolution naturaliste qui emporte le siècle, pousse peu à peu toutes les manifestations de l'intelligence humaine dans une même voie scientifique. Seulement, l'idée d'une littérature déterminée par la science, a pu surprendre, faute d'être précisée et comprise.

Il me paraît donc utile de dire nettement ce qu'il faut entendre, selon moi, par le roman expérimental. Je n'aurai à faire ici qu'un travail d'adaptation, car la méthode expérimentale a été établie avec une force et une clarté merveilleuses par Claude Bernard, dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale.

Ce livre, d'un savant dont l'autorité est décisive, va me servir de base solide. Je trouverai là toute la question traitée, et je me bornerai, comme arguments irréfutables, à donner les citations qui me seront nécessaires. Ce ne sera donc qu'une compilation de textes; car je compte, sur tous les points, me retrancher derrière Claude Bernard. Ce qui a déterminé mon choix et l'a arrêté sur l'Introduction, c'est que précisément la médecine, aux yeux d'un grand nombre, est encore un art, comme le roman.

Claude Bernard a, toute sa vie, cherché et combattu pour faire entrer la médecine dans une voie scientifique. Nous assistons là aux balbutiements d'une science se dégageant peu à peu de l'empirisme pour se fixer dans la vérité, grâce à la méthode expérimentale. Claude Bernard démontre que cette méthode appliquée dans l'étude des corps bruts, dans la chimie et dans la physique, doit l'être également dans l'étude des corps vivants, en physiologie et en médecine.

Je vais tâcher de prouver à mon tour que, si la méthode expérimentale conduit à la connaissance de la vie physique, elle doit conduire aussi à la connaissance de la vie passionnelle et intellectuelle. Ce n'est là qu'une question de degrés dans la même voie, de la chimie à la physiologie, puis de la physiologie à l'anthropologie et à la sociologie.

Le roman expérimental est au bout. Pour plus de clarté, je crois devoir résumer brièvement ici l'Introduction,. On saisira mieux les applications que je ferai des textes, en connaissant le plan de l'ouvrage et les matières dont il traite. Claude Bernard, après avoir déclaré que la médecine entre désormais dans la voie scientifique en s'appuyant sur la physiologie, et grâce à la méthode expérimentale, établit d'abord les différences qui existent entre les sciences d'observation et les sciences d'expérimentation.

Il en arrive à conclure que l'expérience n'est au fond qu'une observation provoquée. Tout le raisonnement expérimental est basé sur le doute, car l'expérimentateur doit n'avoir aucune idée préconçue devant la nature et garder toujours sa liberté d'esprit.

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Désormais disponible gratuitement [ Les nuits des Français ne sont pas toujours plus belles que leurs jours: Si le stress, [ Les deux avaient mené de front la liste PS aux régionales. Ni plus ni moins. De plus, sa vision est globale, elle repère l'allure générale d'un homme. Pour passer à une lecture plus crue, s'orienter vers Esparbec.

Il y a des critères d'excitation pour les hommes et les femmes. Cependant, certaines d'entre elles trouvent cela avilissant. Maintenant qu'on sait ce que l'on peut lire — qui plus est sur avis médical! Installez-vous bien confortablement et lisez de préférence en solitaire: Mais il n'est pas interdit de laisser traîner un bouquin sur la table de nuit. Tant mieux s'il jette un oeil! On reste dans le non-dit. L'érotisme n'est ni dit, ni vu, mais suggéré.

Alors que votre vue était entièrement mobilisée, tous les autres sens vont maintenant pouvoir être stimulés grâce à l'imaginaire. Repensez aux scènes du roman en vous masturbant ou en faisant l'amour.

Non, ce n'est pas une trahison. Selon Marie Veluire, les principaux fantasmes des femmes sont: Mais s'ils étaient mis en pratique, ce serait une catastrophe. En revanche, l'imaginaire n'a pas de frontière.

On peut tout y faire et de surcroît, sans danger. Ici, ni maladies, ni douleurs. Avec une bonne lecture, notre petit copain, parfois maladroit, se révèle être un fabuleux chevaucheur. Tout cela, car nous avons pris le temps de lire, de nous écouter et de laisser divaguer nos pensées La Vie sexuelle de Catherine M.

Samedi soir dans un restaurant de Paris. Baptiste, 34 ans, dont la copine est enceinte de six mois, passe une soirée avec d'autres profs du lycée, où il enseigne. L'un d'entre eux lance: Et vous, vous faites quoi? À cause des petites amies présentes? Ou tout simplement parce que ce genre de blague n'a pas sa place au milieu de la soirée entre collègues.

Tous les garçons le savent: Plus propices aux blagues cochonnes: Yannick, 29 ans, vit avec sa copine depuis quatre ans. Le vendredi est devenu un rituel: On commence par le debriefing de la semaine de boulot, mais très vite on parle de nos copines et de pourquoi elles nous saoulent.

Après éventuellement, on parle de sexe. Yannick et ses amis se côtoient depuis près de 10 ans: On aborde plus souvent la question de la fréquence des rapports. Mais les pratiques, on n'en parle pas. Pour Lise Mesguen, psychologue à Toulouse: Le sport est une autre occasion pour les garçons de se comparer et donc de se rassurer sur leur virilité. Mais étrangement, c'est plus sur la taille du pénis que sur celle des muscles que les blagues fusent.

Sans pour autant que cette familiarité permette de parler plus facilement de ses propres pratiques. Après un passage dans différentes équipes, il pratique aujourd'hui le rugby dans un club où la moyenne d'âge se situe autour de 35 ans: Par exemple, le pote qui va raconter sa soirée la plus honteuse.

Encore une fois l'objectif affiché: Dans les vestiaires, on se met la main au panier ou aux fesses, mais ça s'arrête là. Personne ne m'a jamais demandé comment ça se passait au lit.

Mais la pudeur est aussi liée à cela. Mais quand ils veulent aborder leurs difficultés, leurs questions, leurs doutes, en un mot la sexualité, ils ne se tournent pas forcément vers leurs potes. En effet, entre hommes, c'est difficile: Avouer une faiblesse à un homme, c'est prendre le risque de la comparaison. Jid, 35 ans, marié, 2 enfants, a trouvé une autre solution: Et avec les amis, on ne parle pas de positions, d'actes complets, explique Jid. Sur le blog, je sais que je n'aurai pas de mauvais regards.

Tout l'inverse de lieux comme les vestiaires de sport où les garçons cherchent avant tout à se faire accepter par les autres. Les forums internet sont une autre possibilité d'afficher clairement ces questions. Sur celui de doctissimo. Des questionnements globalement centrés sur des problèmes de robinetterie. Des problématiques pas si intimes qu'elles en ont l'air.

C'est pour cela que c'est plus simple de parler de technique. Ça faisait deux ans que j'étais avec ma copine, et on avait décidé ce soir-là d'essayer la sodomie. On commence, puis en plein acte, elle se retourne et me dit avec une grosse voix: Avec un bon copain on avait prévu depuis un petit bout de temps de faire un truc à trois: Je fais une petite soirée chez moi, quand mon pote débarque avec la fille avec laquelle on devait faire ca.

J'étais en boîte avec des copains pour un anniversaire. Une super nana commence à danser à côté de moi, je m'approche, je l'embrasse. Je me rends compte qu'elle est vraiment magnifique. Je l'invite à venir boire un verre chez moi, elle accepte. On fait l'amour comme des bêtes pendant toute la nuit, suivent de gros câlins toute la matinée.

Puis au moment de partir, je lui donne mon numéro de téléphone, et elle me répond: J'étais jeune et fringant. Je faisais l'amour à une femme rencontrée depuis peu. J'étais en nage, je donnais tout, j'étais au bord de la crampe. Vraiment j'étais à fond. Et là elle me dit: Et me voir en sueur, à fond et qu'on m'en demande plus Nous venions de faire l'amour et là, la fille me tend un mouchoir en papier et me dit: Moi, j'ai trouvé ça assez dégoûtant.

Je venais de rencontrer cette fille, plutôt timide, jolie, sensuelle. A peine les préliminaires commencés, elle me dit: J'ai été décontenancé et complètement refroidi.

Gay, lesbienne et bi: Vos questions sur le sexe les plus fréquentes, les plus embarrassantes, les plus bizarres Un peu comme les parenthèses trop longues au gré desquelles un lecteur a vite fait de se perdre et de ne plus savoir quels étaient le propos Je vous avais dit que vous ne sauriez plus quel était le propos. Je ne serais pas sortie même si Vladimir lui-même était venu me chercher.

Enfin je ne sais pas. Le Groenland est un pays qui ressemble à la Bretagne. Mais passons, je connais des vendéens très susceptibles. Je me suis baignée dans la baie de Gaspé et aurait pu pleurer de constater une fois encore que leurs dunes me rappelaient Je déteste pédaler dans le beurre et encore moins remettre les choses sur la glace.

Et quand je dis ça, je ne cherche pas à vous bourrer avec des pipes. Est-ce que je me fais bien comprendre? Québec est une ville superbe. Je ne veux pas jeter la première pierre. Des gens chauvins qui ne parlent pas anglais par exemple.

Des gens comme mes passagers. Où les deux en même temps. Monica serait un elfe de maison et Hermione serveuse au Central Perk. Montréal est une ville que je hais pour être notre toute dernière escale.

Le Pacific Princess va reprendre la mer et je ne serai plus à bord. Nous étions musiciens, magiciens, danseurs et humoristes. Quand je voyais le produit fini, mis en lumière devant notre public âgé, riche et exigeant, je voyais le plus beau des mensonges: Le grand frère Machintruc, magicien de grand talent, me trouvait trop curieuse: Ou à cette autre boîte bizarre dans laquelle il coupait en trois Il y avait aussi ce saladier chinois dans lequel apparaissaient Son frère étant trop grand pour ledit saladier.

Même si je ne crois plus au père Noël. Ca me servira de leçon. Je réembarquerai dès la prochaine occasion, différente évidemment mais bien appliquée, une fois de plus, à tomber dans tous les pièges du bateau. Au gré des rencontres inspirantes. Destination moins exotique qui, ressemblant donc à toutes les précédentes, me préparera toute en douceur au tumulte parisien.

J'ai rencontré une fille qui avait l'air coquine, mais une fois dans le lit elle se laissait faire. Elle ne bougeait pas, ne faisait rien. Elle était comme un animal échoué sur une plage. Faire l'amour à un cadavre n'a rien d'excitant. Il faut un dialogue physique. Je me souviens d'une fille douce et raffinée avec qui j'avais passé une très agréable soirée.

On finit par rentrer tous les deux chez moi. Et là, à peine la porte fermée, elle est devenue une véritable chienne. Elle s'est déshabillée en moins de temps qu'il en fallait pour le dire. Comme si elle ne pouvait plus se contrôler.

Elle m'a tout de suite mis la main au panier. C'est peut-être flatteur, mais j'ai besoin d'un peu plus de douceur et je n'aime pas les dominatrices qui prennent le dessus sans vous laisser le temps de réagir! Je n'ai même pas réussi à bander. Un soir, j'ai rencontré une jolie brune lors d'une crémaillère. On a dansé toute la soirée, discuté, rigolé. Nous avons pris un taxi ensemble et sommes allés chez elle. La nuit s'annonçait bien! Mais cette charmante jeune femme avait un chat Je n'ai rien contre les chats mais, alors que nous buvions un verre dans sa cuisine, elle l'a caressé et lui a parlé.

Tout le charme est parti. Je voyais une vieille fille devant moi et je n'avais plus du tout envie d'elle. Je suis finalement rentré dormir chez moi.

C'était notre première nuit ensemble. Nous étions vraiment complices. Je me sentais bien. J'aimais sa peau douce. Je découvrais son corps. Nous avons commencé à faire l'amour. J'étais très concentré sur ce que je faisais. Je prenais le temps de bien m'occuper d'elle. Je passais un moment super agréable et je pensais que c'était réciproque.

Je me donnais vraiment à fond. Et là, elle me dit: Ça m'a carrément fait débander. La pire des choses qui me soit arrivée est d'avoir voulu lécher une fille qui avait visiblement omis de se laver depuis quelques jours… Lorsque je suis descendu tout doucement vers le Saint des Saints, au niveau du nombril, j'ai commencé à sentir une odeur désagréable.

Mais il était trop tard pour remonter, ça aurait été impoli. J'y ai mis de la bonne volonté, mais c'était vraiment trop. Une véritable odeur de poisson.

Je me suis demandé qui était le plus impoli de nous deux. Je me souviens de Léa, pulpeuse et attirante… jusqu'à ce que je la vois nue et que je commence à la caresser. Elle ne connaissait visiblement pas l'épilation. Ses poils pubiens étaient… nombreux, soyeux, extrêmement longs et raides! J'avais l'impression de caresser un chien! Il a fallu que je fasse abstraction pour continuer à la caresser et qu'elle m'excite, mais ça n'a pas été facile. Et surtout, ça ne m'a pas du tout donné envie de la revoir.

Les odeurs de mâles ne me dérangent pas, mais je supporte difficilement les mecs qui suent comme des bêtes.

Je me souviens de Fabien qui, en plus d'être poilu, transpirait énormément et laissait les draps humides après son passage. Un jour, ça été la goutte de trop. En plein ébat, alors qu'il était au-dessus de moi et qu'il me regardait droit dans les yeux sous-entendant: Et ça n'a pas duré. J'avais rencontré un Danois au sports d'hiver.

Un des plus beaux hommes que j'aie jamais connus! Il était chaud comme la braise. Nous faisions l'amour de façon torride dans la salle de bain lorsque il me retourne d'un coup. Je me retrouve dos à lui, et là, je le vois saisir le tube de dentifrice pour me le mettre dans le c…!!! Je me suis retournée, le lui ai enlevé des mains et suis partie en claquant la porte. Un soir dans un bar, il est venu me draguer. Beau, caustique, bien sapé On est parti chez lui.

Il embrassait super bien. De chemise qui tombe en petite culotte qui vole, il a commencé à me caresser les cheveux en appuyant un peu L'odeur de son pénis était infâme.

Mais le lendemain matin, lil a voulu remettre ça. Pour astiquer, il a astiqué Quand je suis ressortie de la salle de bain, il se masturbait. Je ne l'ai jamais revu.

Je le trouvais beau comme un Dieu. Et c'est avec moi qu'il était rentré! Et il faisait bien l'amour, quoique de façon mécanique. On sentait le mec qui avait l'habitude. Mais il a perdu son charme lorsque je l'ai entendu jouir. Il criait d'une voix rauque mêlée de petites intonations aiguës.

C'était étrange et pas naturel. J'avais l'impression qu'il simulait. Je me serais cru avec un acteur porno. Très beau, très lisse. Je suis sortie avec lui pendant trois mois. La première fois que nous avons fait l'amour, j'ai été dégoûtée de voir la touffe de poils sur chacune de ses épaules. Au lit, lorsqu'il était torse nu, il m'arrivait de fermer les yeux pour ne pas les voir.

Mais la plupart du temps, je préférais qu'il garde son T-shirt. Je ne l'aidais jamais à l'enlever. Beaucoup d'hommes confessent qu'au moment de découvrir les parties intimes, ils se demandent ce qu'ils vont découvrir: Est-ce que je vais aimer l'odeur de son sexe? Mais attention, ce n'est pas pour cela que je ne l'ai pas revue! Peu à peu, je lui en ai parlé et maintenant, elle se fait une épilation très échancrée Et cela fait 7 ans que nous vivons ensemble. D'autres se focalisent sur la technique: Puis-je approcher mes doigts de son anus sans me prendre une baffe?

Préfère-t-elle l'amour en douceur ou le sexe bestial? Dans ce cas, les hommes jouent en général la prudence pour ne pas braquer leur nouvelle dulcinée. Malheureusement, certains ne s'embarrassent pas de ces questions et savent déjà qu'ils veulent coûte-que-coûte vous prendre en levrette.

Terrible mais véridique, le cas de l'homme complètement détaché de la nana du moment: Le rapport est vécu comme une conquête et la partenaire n'est pas vraiment identifiée comme telle. L'homme cherche à atteindre son 7e ciel à lui, il n'est pas dans le partage et ne pense pas à l'autre.

C'est le cas typique du one shot! Heureusement, les hommes tiennent souvent à nous et ont alors très envie de nous faire grimper aux rideaux. Comme ils s'excitent en général plus vite que nous, ils se concentrent davantage sur notre plaisir pendant quelques instants. Ils cherchent à décrypter notre carte intérieure de la jouissance: Et nous voir fondre sous leur dextérité les excite carrément! Il est courant que les hommes se concentrent sur quelque chose qui n'a strictement rien à voir avec la situation en question.

Dans le feu de l'action, votre chéri peut penser au coup de téléphone qu'il doit passer à sa mère: Et parfois, c'est même étonnant: Patrick, lui, est un peu gêné: Oui c'est bizarre, mais je n'ai pas envie de penser à ma mère car là je débande tout de suite. Je ne sais pas comment j'en suis venu à penser à Mickey, mais ça fonctionne très bien, alors j'ai gardé cette technique. Je ne le dis pas à mes amantes bien sûr, mais en revanche elles sont ravies que je tienne longtemps avant de jouir!

L'important n'est-il pas qu'il tienne jusqu'à votre jouissance? Quand, au contraire, ils veulent jouir, pas question de penser à Mickey ou à leur mère.

Le moyen le plus rapide et le plus sûr est de raviver leurs fantasmes. Certains se voient avec un sexe énorme. D'autres préfèrent imaginer qu'ils font l'amour à plusieurs femmes, soumises à leurs désirs ou que leur partenaire se fait prendre par un autre homme Chacun se fait son scénario, mais les hommes comme les femmes d'ailleurs ont tous leur histoire favorite qui marche à tous les coups. Et sans elle, il leur est parfois difficile d'atteindre la jouissance. Car oui, nous devons vous l'avouer, nos chers Apollons s'imaginent parfois en train de culbuter leur collègue de bureau ou une de vos copines.

Elle est tellement sexy avec son regard noisette et son léger décolleté. Didier, lui, se ferait bien sa nouvelle collègue: Et quand Stéphanie est arrivée au bureau, elle m'a tout de suite plu. Elle m'obsède, j'y pense sans arrêt. Le matin en me réveillant, le soir en m'endormant et bien sûr pendant que je fais l'amour. J'imagine plein de scénarios où nous finissons par coucher ensemble au bureau. Au bout de quelques années si une routine sexuelle s'est installée, l'homme peut avoir tendance à se faire ce genre de films pour se motiver, s'évader.

Comme le souligne le psychothérapeute Didier Blond: Et c'est tant mieux car dans la plupart des cas, nous nous inquiéterions pour rien. Ne vous arrive-t-il pas de penser à un autre? De fantasmer sur George Clooney ou Brad Pitt? Mais l'homme n'a pas toujours besoin de fantasmer. N'oublions pas qu'il est très visuel. Les scénarios réels satisfont aussi les hommes, comme l'explique Emile: Pas besoin de penser, tout est devant moi, sous mes yeux. Déjà avant, je ne fantasme pas toujours, je profite de ce que je vois, mais là, il y a une sorte de déconnexion.

Souvent d'ailleurs, je ferme les yeux. Un témoignage que confirme le psychothérapeute Didier Blond: En général, les premières pensées s'orientent sur le ressenti de l'ensemble de l'acte sexuel, c'était bon ou pas? Dans le cas contraire, ils ne pensent qu'à une seule chose comme le dit Marc: D'où l'intérêt d'aller chez elle.

D'autres se demandent si leur partenaire est satisfaite et souhaitent échanger quelques mots. Comme Mathieu qui estime que la communication est capitale. Il ne s'agit pas de faire un débriefing, mais d'apprendre à se connaître pour qu'à chaque fois ce soit encore mieux. Chaque femme est différente et le mode d'emploi universel n'existe pas.

Si elle ne me dit pas ce qu'elle aime, je ne peux pas toujours le deviner. Mais attention, on ne parle pas à chaque fois, souvent j'aime simplement me blottir contre elle et savourer le plaisir post-orgasme. Et, comme l'explique Xavier, c'est souvent plus fort qu'eux. Le sexe me libère de la pression, du stress, je me sens bien, détendu Si c'est bon, mais qu'après il faut absolument parler et que ça devient une corvée, c'est nettement moins intéressant. Elles provoquent un état de relaxation qui favorise l'endormissement.

Chez l'homme, la tension sexuelle diminue plus rapidement que chez la femme et le sommeil survient brutalement. Pour les deux, le sommeil après l'amour est réparateur. Alors, laissez-le plonger dans ses rêves ; vous en serez peut-être encore l'héroïne! Un couple est un accord librement consenti autour d'un projet de vie en commun, dans la durée, entre deux êtres qui partagent des sentiments affectifs amour en réciprocité , des désirs souhait de les agrandir mutuellement et la possibilité chez l'un et chez l'autre de s'allier, de s'engager, de se projeter dans l'avenir.

Non l'amour n'est pas suffisant pour maintenir un couple dans la durée. C'est d'ailleurs un des leurres des couples d'aujourd'hui de croire que les problèmes relationnels qui vont inévitablement surgir dans toute relation de couple , vont être résolus grâce à l'amour. Il faut plusieurs conditions qui ne sont pas toujours remplies pour que le couple fonctionne: Si je ne suis pas délié d'une relation trop envahissante, dans laquelle je reste dépendant des sentiments, de l'approbation ou de l'acceptation de l'autre relation parentale, ancienne relation amoureuse En fait, je ne pourrai proposer à mon partenaire qu'une relation seconde ma relation principale étant constituée souvent par la relation antérieure, dont je ne suis pas totalement dégagé ou qui mobilise mes énergies ou ma libido.

L'amour a souvent besoin de preuves. Accueillir sans les minimiser, les banaliser ou les réduire à un acte sans valeur les messages positifs gestes, paroles, comportements, marques d' Choisir un objet qui va représenter le message à restituer violence physique, verbale, psychologique.

Rédiger un petit mot qui explicite que c'est bien une démarche symbolique, qui ne vise pas à blesser ou à disqualifier l'autre, mais à lui remettre ce qui vient de lui et qui n'est pas bon pour nous.

On peut remettre l'objet et le mot directement ; l'envoyer par la poste, le déposer sur une tombe si la personne est décédée ; déposer sous forme d'annonce dans un journal, si c'est un inconnu à qui on va remettre symboliquement son geste, s'il nous a fait violence. Communiquer veut dire mettre en commun, autour de quatre démarches centrales: Entendre suppose que nous avons entendu non seulement au niveau des faits l'autre nous raconte une situation qu'il a traversée mais aussi au niveau du ressenti comment il a vécu, ressenti la situation dont il parle et surtout au niveau du retentissement quels échos dans son histoire sont réveillés par ce qu'il vient de vivre?

Le malentendu vient de ce que nous voulons comprendre, c'est-à-dire maîtriser pour garder le contrôle de ce qui vient de se passer.. Le discours est ce qui est exprimé, raconté, explicité. Le message est ce qui arrive à l'autre, le touche et qui retentit en lui. Un mari annonce à sa compagne qu'il veut un enfant?

Le message qu'elle peut entendre sera très différent d'une femme à l'autre. Pour l'une ce peut être: L'Illusion de la toute puissance infantile ITPI est une survivance d'un état relationnel que traverse tout enfant entre sa naissance et trois ans. L'illusion est que le monde est au service, non seulement de ses besoins, mais aussi de tous ses désirs. Que toutes les personnes de son entourage immédiat sont là, n'existent que pour répondre et satisfaire toutes ses demandes.

Autour de trois ans commence à s'inscrire le principe de réalité, qui fait découvrir à l'enfant qu'il ne sera pas toujours entendu, comblé, satisfait et donc que la réalité peut être frustrante ou décevante.

Certains adultes, et donc un des membres d'un couple, peuvent encore garder fortement inscrit dans leur comportement que l'autre si tu m'aimes! C'est la porte ouverte à un terrorisme relationnel, qui va blesser la relation de couple et peut-être déboucher sur une séparation. Un autosaboteur est un comportement, une conduite, une parole que nous allons proposer et qui va déclencher l'inverse de ce que nous souhaitons, qui va faire que la situation, le comportement de l'autre, va se retourner contre nous.

Il convient d'en prendre conscience leur répétition attire l' Dans un couple, un des autosaboteurs les plus influents est de pointer, de mettre en avant tout ce qui ne s'est pas passé, au lieu de s'appuyer, de valoriser, d'agrandir ce qui s'est passé, en particulier quand cela a été bon pour nous.

Nous pouvons bien sûr collaborer à la réalisation du désir de l'autre dans un couple, quand cela se fait dans l'acceptation mutuelle, à l'intérieur d'un partage de tendresse en réciprocité. Je mets en cause la répétition de ce genre de comportements, car il va nous faire découvrir que l'un des deux met l'autre au service de ses attentes, qu'il s'arrange pour garder toujours la position d'influence, pour être celui qui définit la relation de préférence à son avantage!

Bien sûr que l'on doit se préoccuper des attentes, des peurs, des difficultés de l'autre, mais pas quand l'autre se transforme en victime, qu'il vous met au service de ses problèmes. Le principe de responsabilisation repose sur le fait que nous sommes toujours 3 dans un échange: Une relation ayant deux bouts, chacun doit apprendre à être responsable de son bout et cela dans tous les domaines. Ce n'est pas évident car nous avons été élevés dans une culture de la dépendance. La rancoeur n'existe que parce que celui qui a été blessé ne restitue pas à l'autre symboliquement la violence qu'il a reçue.

La rancoeur peut aussi s'appuyer sur de la déception: J'ai développé ce concept dans un livre qui s'appelle: Le courage d'être soi. C'est pour moi une évidence, la peur n'est que le masque que prend le désir. Si j'ai peur d'être abandonné par ma compagne, c'est que je souhaite rester le plus longtemps possible avec elle.

Il ne s'agit pas de s'éloigner de sa peur, mais au contraire d'accepter de la reconnaître comme un langage indirect. Si j'ai peur de mourir, peut-être que mon désir est de vivre longtemps ; si j'ai peur de souffrir, peut-être que je souhaite ne pas souffrir La seule attitude à adopter est de remercier nos peurs car elles se manifestent à nous pour nous rappeler que nous avons un désir, que nous n'avons pas encore reconnu et pour lequel nous n'avons encore rien fait!

Beaucoup de couples sont viables quand on a accepté d'intégrer quelques balises, qui sont la plupart du temps méconnues. En revanche, la séparation devient inévitable quand celui qui ne se sent pas respecté par l'autre, découvre qu'il peut se respecter, retrouver confiance, estime et amour de soi en renonçant à la relation.

Pour en savoir plus: Voilà déjà la St Valentin et je suis célibataire. Ce n'est pas grave, j'ai de l'imagination et je n'ai pas honte de m'en servir. Je n'ai pas honte de m'en servir avec mes doigts Sur mon clavier d'ordinateur pour écrire une lettre à l'homme de ma vie.

Celui que je n'ai pas encore rencontré. Comme si il était là Bonjour mon amour, Je n'arrête pas de penser à cette nuit Merci pour les trois orgasmes vaginaux. Merci aussi pour le petit déjeuner au lit et à l'air de guitare que tu m'as joué à la fenêtre alors que je quittais l'immeuble.

C'est très gentil de m'avoir proposé de rester toute la journée près de toi mais j'avais un tas de choses à faire. Dont voir Jérôme, je te remercie sur ce point de ta compréhension. J'aime quand tu es jaloux mais seulement le vendredi. Le samedi j'aime bien pouvoir faire ce que je veux. J'ai eu Maman au téléphone, elle te remercie d'avoir rangé le garage et propose que tu ailles tondre la pelouse demain.

Comme ça pendant ce temps je pourrais voir Marc, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Pour ce soir mon lapin, et si nous allions au ciné? Cela me fait penser que l'on pourrait regarder le DVD juste après.

Sauf si tu préfères me masser les pieds comme hier soir. On peut faire les deux en même temps cela dit Tu as passé l'aspirateur? Je dis ça car j'ai éternué cette nuit. Et ce n'est pas parce que j'avais froid vu que tu m'as laissé toute la couette.

Ce soir tu feras la poussière et, pendant ce temps, je lirai tout tes SMS dans ton portable comme ça ce sera fait. Je me pose la question car ton dernier appel remonte à une heure et je me sens prise d'un grand sentiment d'angoisse. Un peu comme quand je pense aux prénoms de nos futurs enfants. Ceux que je vais choisir parce que je n'aime pas ceux que tu proposes.

Qu'est ce qu'on a ri!!! Je voudrais que cette complicité soit toujours la même entre nous. A quoi tu penses?

Imsges: on fait des rencontres magnifiques et on se quitte sur des mots pathétiques

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Si son nom glorieux était écrit sur le drapeau de l'armée, cette marque sacrée enivrerait tous ceux qui se sont rangés sous ce drapeau.

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Je n'étais pas très sûre, au début ça me semblait même un peu gros. Je dis équivoque, - car cette appellation semble revendiquer l'étude de l'âme humaine au nom d'une école spéciale, tandis que cette étude est commune à la littérature tout entière que M.

on fait des rencontres magnifiques et on se quitte sur des mots pathétiques

Sa mémoire a précédé anciennement tous les êtres créés, alors qu'il n'existait aucune forme visible, aucun corps apparent. Est-ce que je dois tourner la page? Les nuits des Français ne sont pas toujours plus belles que leurs jours: Dans nos chambrées d'écoliers, on n'était pas gai à cette époque. Y a-t-il besoin de passer par la séparation des lieux? Sécrétée lors de l'allaitement du bébé, elle se libérerait également pendant les stimulations des mamelons et en grande quantité au moment de l'orgasme. Je m'éloigne d'elle à dessein, comment rencontrer quelquun après un divorce je souhaite que son image vienne voltiger autour de moi pendant mon sommeil.