Cultures du Coeur

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rencontre averroes 2013

Outre l'appartenance à l'entité spirituelle, l'homme parfait se distingue aussi par la succession ou la lieutenance Khilâfa. Mouvement départemental Mouvement départemental des enseignants 1er degré du Val-de-Marne. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence. Selon Quesne, Averroès évite soigneusement la question de l'origine divine de la poésie, qui était celle du Ion b-d [ ]. Si la matière est définie par les possibles qui tendent à s'autoformer, cela remet en cause l'idée de transcendance divine qui serait, selon Bloch, le fondement de l'idéologie conservatrice de l'ordre établi. La Confrérie des Éveillés. À consulter Programmes de l'école élémentaire et du collège Programmes de l'école élémentaire et du collège Ressources d'accompagnement Programme de l'école maternelle Programme de l'école maternelle Ressources d'accompagnement.

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Puis, Averroès étudie avec son père le hadîth , la Tradition relative aux actes, paroles et attitudes du Prophète et le fiqh , droit au sens musulman, selon lequel le religieux et le juridique ne se dissocient pas [ U 4 ]. Il est vraisemblablement forcé de supprimer la référence finale à Avenzoar, celle qui conseillait de se rapporter à ce dernier pour toutes les questions de thérapeutique. Averroès cherche à donner un statut et un rôle très précis à la philosophie d'inspiration grecque, aux côtés de l' islam. C'est pourquoi Averroès oppose fréquemment le Coran aux poètes arabes, dans son commentaire de la Poétique: L' intellect agent ou actif est la faculté d'abstraire la forme intelligible d'une chose perçue, en effaçant ses particularités sensibles, et de lier les formes entre elles. Aussi dans ce livre, insiste-il sur la méthode.

Sur ce point, Averroès s'inscrit dans la tradition initiée par le Mahdi. Averroès, philosophe et médecin , est visiblement courtisé par les puissants qui veulent s'assurer les services d'un bon médecin, étant donné leur peur constante d'être assassinés par empoisonnement.

Il utilise la logique aristotélicienne pour organiser ses traités, faisant de la médecine une science davantage déductive qu' inductive , à rebours des praticiens de l' Antiquité. Ses travaux médicaux s'organisent en Commentaires de grands auteurs: La pensée médicale d'Averroès se situe au moins à deux niveaux.

L'auteur de référence reste ici Aristote: En effet, dans sa Physique et ses traités sur le vivant [ d ] , Aristote applique ses conceptions médicales anatomie , physiologie dont plusieurs sont divergentes de celles de Galien, garant et référent de la médecine.

Ces problématiques sont d'autant plus difficiles que si Aristote est un philosophe féru de médecine, Galien, lui, est un médecin féru de philosophie. Le problème posé est celui du statut de la médecine , de ses critères de vérité , si elle est de l'ordre de la science épistemè en grec ancien , scientia en latin par connaissance des principes , ou si elle relève de la pratique artisanale technè , ars.

Jusque-là, le philosophe persan Al-Fârâbî avait réduit la médecine à une simple technique, à l'instar d' Aristote , tandis qu' Avicenne en avait fait une science dont les principes sont modifiables selon les besoins du traitement.

Averroès aboutit à une sorte de compromis. En médecine, il s'agit selon lui de raisonner à partir de principes généraux, et pas seulement de tâtonner au hasard des expériences particulières. Le critère de vérité se trouve d'abord dans les principes logique et philosophie naturelle , puis dans la pratique anatomie , thérapeutique. Il affirme ainsi la supériorité des principes sur la pratique concrète, comme Al-Fârâbî l'avait fait avant lui.

Toutefois, à la différence d'Al-Fârâbî, il ne réduit pas la médecine à un simple art, une technè. Comme tous les médecins médiévaux, Averroès a l'humilité de laisser la guérison à Dieu.

Mais c'est cette définition art opératoire tiré de principes vrais qui sera retenue par l'Occident chrétien médiéval [ 28 ]. Averroès articule la vérité opératoire et la vérité des principes en deux démonstrations: C'est la démonstration du fait et la démonstration de la cause [ 28 ]. À la différence d' Avicenne , Averroès n'admet pas que ces principes puissent s'adapter en fonction des besoins du traitement.

Cette étape de la pensée d'Averroès a parfois été vue comme un jalon vers la méthode expérimentale , mais les auteurs et commentateurs divergent sur les interprétations à donner.

Selon Danielle Jacquart , spécialiste de médecine arabe: Les problèmes abordés sont autant de thèmes aristotéliciens: Averroès définit l'organisme en termes de structure et pas seulement de fonctions, comme c'était le cas chez Galien, selon Danielle Jacquart [ 30 ].

Pour Averroès, son étude doit être menée selon une pratique orientée vers le traitement médicamenteux et chirurgical [ 31 ]. Averroès se démarque de Galien , dont le finalisme est lié à l'utilité le traité d'anatomie de Galien porte le titre significatif De l'utilité des parties du corps humain.

Selon Galien, chaque partie du corps est inséparable de sa fonction, de son utilité [ 29 ] en termes modernes, une illustration possible serait l' anatomie fonctionnelle des kinésithérapeutes. Le finalisme d'Averroès reste aristotélicien, la cause finale se rapproche de la cause formelle fondée sur la forme morphologie et propriétés , c'est un finalisme intériorisé, une structure, c'est un lieu d'opération comme le terrain à la guerre et un champ d'application [ 29 ].

En termes modernes, c'est l'anatomie topographique des chirurgiens. Averroès est l'un des premiers avec d'autres chirurgiens de l' Islam médiéval à faire de l'anatomie le premier chapitre de tout livre général sur la médecine ou la chirurgie.

Elle acquiert le rang de discipline première ou de base fondamentale. L'Occident médiéval reprend cette idée, notamment à Montpellier: Averroès est cité par des chirurgiens comme Henri de Mondeville ou Guy de Chauliac [ 32 ]. Toutefois, l'observation anatomique reste une illustration de principes vrais déjà connus, c'est un moyen formel de vérification et de confirmation, et surtout pas une occasion de remise en cause, ou de découverte de principes nouveaux processus qui ne débutera qu'après la Renaissance.

En pharmacologie , Averroès critique l'usage de la thériaque dans son Colliget , recueil d'écrits médicaux qui fera l'objet d'un débat avec Ibn Tufayl. La thériaque était un remède composé de dizaines de substances différentes dont l' opium et la chair de vipère , censé représenter un antidote universel, par la réunion de tous les antidotes particuliers [ 33 ].

La composition d'un tel remède posait de nombreux problèmes, d'ailleurs communs à tous les remèdes composés. Averroès en fait la critique: Arnaud de Villeneuve dans Aphorismi de gradibus tente par la suite de poursuivre cette recherche qui se conclut sur un échec.

Justes ou non, de tels systèmes étaient trop compliqués pour s'appliquer en pratique courante. Pour Siraisi, ces tentatives représentent toutefois un premier essai historique de quantifications et qualifications de produits pharmaceutiques [ 34 ].

Averroès cherche des conciliations par raisonnements logiques , afin de resituer les apports de Galien dans le cadre de la philosophie d' Aristote.

L'innovation majeure par rapport à Galien est de se servir de la philosophie naturelle physique d'Aristote et notamment de sa théorie de la causalité causes matérielle, formelle, finale, efficiente pour analyser les affections, complétant ainsi la théorie des humeurs et des complexions ou tempéraments. Cependant, ces quatre causes s'appliquent difficilement en médecine galénique, car le changement des humeurs de Galien est à la fois cause formelle et cause efficiente [ 28 ].

En maintes occasions, Averroès défend le point de vue d'Aristote contre celui de Galien: Les discussions d'Avicenne et d'Averroès sur ces différences incitent les auteurs latins à aborder ces sujets. L'éclaircissement, la discussion et si possible, la conciliation des points de vue d'Aristote et de Galien restent longtemps le problème central de la scolastique médicale [ 36 ].

Même si Averroès semble n'avoir pratiqué que très peu l'observation et l'expérimentation selon Urvoy [ U 27 ] , il est crédité de plusieurs avancées, du point de vue moderne, en savoir médical positif. Il note que celui qui a été atteint de variole en acquiert l'immunité [ U 28 ] , il affirme le rôle de la rétine dans la vision [ 38 ] , il connaît la transmission de la rage humaine par chien enragé [ f ] , il envisage la fièvre comme le résultat d'un mixte entre chaleur innée et chaleur pathologique quantité et qualité de fièvre.

Sa théorie de la vision et de la lumière paraît occuper une place centrale, dans sa philosophie comme dans sa physiologie. Paul explique ainsi l'apport d'Averroès: À la fin de sa vie, Averroès a ainsi rédigé divers traités sur les fièvres, les médicaments composés et des commentaires sur Galien [ 40 ].

En , le pouvoir en place le charge de réécrire son encyclopédie, le Colliget , sous surveillance étroite par les autorités en place, à destination des étudiants. Il est vraisemblablement forcé de supprimer la référence finale à Avenzoar, celle qui conseillait de se rapporter à ce dernier pour toutes les questions de thérapeutique.

Son commentaire du Poème sur la médecine d'Avicenne, est traduit en latin par Armengaud Blaise, à Montpellier, en Averroès laisse aussi un commentaire du Canon d'Avicenne [ 41 ]. L'influence médicale d'Averroès est relativement faible comparée à celle d'Avicenne. Averroès est plutôt jugé comme un compilateur raisonné par les historiens [ 38 ].

En médecine médiévale occidentale, relativement aux autres médecins arabes, il est loin derrière Avicenne qui égale à lui seul Hippocrate et Galien , et bien après Rhazès pour sa clinique , Abulcassis pour sa chirurgie , et Haly Abbas pour sa pratique courante [ g ]. Toutefois, sur plusieurs points, Averroès met en cause des idées admises. En cela, il attire l'attention. Selon Nancy Siraisi, historienne américaine de la médecine, Averroès est l'un des principaux acteurs permettant à l'Occident médiéval d'assumer l'étude du corps humain comme une activité utile et digne, et la médecine comme une entreprise intellectuellement respectable [ 42 ].

Averroès a été éduqué dans la tradition du malikisme , l'une des quatre grandes écoles de droit du sunnisme [ U 29 ]. Il a exercé la fonction de grand cadi juge suprême à Cordoue.

Sa plus célèbre fatwa consultation juridique est celle dite du Discours décisif qui veut démontrer le caractère obligatoire de la pratique de la philosophie pour la classe des savants. Jeune, Averroès a étudié également le Mustasfâ , le principal ouvrage de droit d' Al-Ghazâlî , plus connu en Occident sous le nom d'Algazel, dont il rédigera un Abrégé. Selon Aida Farhat, même si Averroès s'opposera à Al-Ghazâli sur la question de la philosophie, il est alors proche de sa pensée juridique [ 43 ].

Selon Al-Ghazâlî il existe quatre grandes sources de droit: Il écarte des sources les lois révélées antérieures à la révélation islamique, les paroles des compagnons du Prophète, ainsi que les principes d'équité et d'utilité [ U 30 ]. La Bidâya , rédigée vers , constitue son principal ouvrage de droit de la maturité [ U 32 ]. Elle date de la même époque que son Colliget ouvrage de médecine. La Bidâya est complétée vingt ans après, en , par le Livre du pèlerinage [ U 33 ].

Son livre Bidâyat ul-mudjtahid wa nihâyat ul-Muqtasid fait référence en matière de jurisprudence comparée. Il y cite et discute les avis des différents madhhabs écoles en matière de fiqh jurisprudence islamique.

Aussi dans ce livre, insiste-il sur la méthode. Il convient de connaître l'authenticité du hadîth , la portée des textes, de les mettre en perspective. Chez lui, le droit est positif et la raison n'est que seconde. Par exemple, un raisonnement rigoureux doit s'incliner devant un texte de loi reconnu. Ce sont surtout les commentaires d'Aristote rédigés par Averroès sur commande du sultan Abu Yaqub Yusuf qui seront connus en Occident et feront l'objet de traductions en latin.

Mais son activité de commentateur est beaucoup plus large. Averroès produit au cours de sa vie trois types de commentaires: Les abrégés sont de simples résumés. Nous lui devons des abrégés d'Aristote, notamment de sa logique l' Organon et de l' Almageste de Ptolémée un traité d' astronomie grecque qui faisait autorité au Moyen Âge [ 47 ].

Averroès commente aussi l' Isagogè de Porphyre , un traité de logique généralement étudié avec le corpus aristotélicien dans la scolastique , mais aussi le De Intellectu d' Alexandre d'Aphrodise un traité de psychologie sur l' intellect agent , et la Métaphysique de Nicolas de Damas [ 46 ].

Les petits commentaires d'Averroès sont impersonnels et ne représentent pas nécessairement la pensée de leur auteur. Averroès écrit des moyens commentaires d'Aristote. Parmi les commentaires moyens, il faut aussi noter ceux concernant les écrits de Claude Galien , médecin et logicien romain Dans ses grands commentaires, rédigés pour la plupart dans la dernière partie de sa vie, Averroès cherche à cerner au plus près la philosophie d'Aristote, il en propose une interprétation personnelle notamment la théorie de l' Intellect agent séparé des âmes individuelles, dans son Grand Commentaire du De anima.

Il cherche à repérer les erreurs de traduction, et attribue les incohérences du texte aux copistes. Pour Averroès, la philosophie aristotélicienne est parfaitement cohérente, donc les erreurs ne peuvent être que philologiques. Averroès critique généralement les interprétations d'Aristote proposées par certains de ses prédécesseurs, par exemple Alexandre d'Aphrodise et Thémistios chez les Grecs.

Plus encore, Averroès s'oppose aux interprétations néoplatoniciennes [ 46 ] , qu'il accuse de n'avoir pas compris Aristote et de lui faire dire ce qu'il n'a pas dit. Son rapport à Al-Fârâbî, également commentateur d'Aristote, est cependant complexe. De même qu'Al-Fârâbî, Averroès donne la place centrale à la logique en philosophie , comme l'explique Ali Benmakhlouf.

L'importance des commentaires d'Averroès pour la constitution des discussions aristotéliciennes au Moyen Âge est fondamentale. Le spécialiste Alain de Libera résume les choses ainsi:.

Le médiéviste Édouard-Henri Wéber résume la polémique ainsi [ 53 ]: Cependant, les traditionalistes augustiniens parmi lesquels saint Bonaventure attaquent les étudiants de la faculté des Arts qui prétendent mêler Aristote, un philosophe grec non-chrétien, à la foi catholique. Les thèses aristotéliciennes sont critiquées et même condamnées en par Étienne Tempier , l'évêque de Paris.

Pour se défendre d'utiliser Aristote, Thomas d'Aquin se sépare de ses commentateurs litigieux, c'est-à-dire les averroïstes latins comme Siger de Brabant. Son objectif est de discréditer philosophiquement les tenants des thèses aristotéliciennes condamnées, à savoir l'éternité du monde et la séparation d'un Intellect unique, pour sauver Aristote et montrer l'accord de celui-ci avec les vérités de la foi [ 53 ].

Averroès utilise un premier argument en faveur de l'existence de Dieu , dans le Dévoilement des méthodes de démonstration des dogmes de la religion musulmane: Il consiste à dire que tout dans l' univers sert les fins de l' être humain. Il donne les exemples du soleil , de la lune , de la terre elle-même et du temps au sens météorologique, qui montrent selon lui que l'univers est conditionné pour les hommes. Cela montrerait qu'il y a un Dieu qui a fait l'univers pour eux. Averroès cherche à élaborer une connaissance rationnelle de Dieu , qu'il revient au philosophe d'établir.

Pour cela, il façonne le paradigme de l'Artisan divin: Le philosophe andalou écrit:. De même que l'analyse des objets fabriqués peut nous donner une connaissance de la nature de l'artisan qui les a faits, l'étude des étants créés peut nous donner une connaissance de la nature de Dieu [ 55 ].

La preuve téléologique veut dire qu'une chose a nécessairement été créée par quelqu'un qui avait en vue sa création, donc le monde émane lui aussi d'un Agent créateur.

La théorie métaphysique de l'artisan et du produit fabriqué permet de faire la différence entre les savants et la foule: Les scientifiques connaissent les règles de production d'un objet, contrairement à la foule. L'idée d'un savoir comme connaissance des règles de production d'un objet, distinct de la simple expérience sensorielle de l'objet, se trouve chez Aristote [ 58 ]. Ainsi, il revient au philosophe, par la raison, de connaître Dieu à travers son acte de création, tandis que la foule n'a accès qu'à l'expérience sensible des étants créés.

La foule doit s'en tenir à cette connaissance sensible des étants qui lui fait sentir que le monde a été créé par Dieu, mais elle ne peut comprendre au moyen de la raison l'acte de création. La connaissance philosophico-théologique de Dieu n'est cependant pas une connaissance directe, de type intuitive, comme le serait la vision angélique de Dieu.

Rémi Brague explique que cette connaissance de Dieu s'appuie en fait sur l'étude de la nature, qui est la création de Dieu [ 59 ]. C'est pour cette raison qu'Averroès fait l'éloge de la physique , la science des étants naturels, à la suite d' Alexandre d'Aphrodise et de Simplicius.

Il a d'ailleurs livré à la postérité un commentaire de la Physique d' Aristote [ 60 ]. Averroès s'oppose en cela à son prédécesseur Avicenne.

Le spécialiste de philosophie gréco-arabe Marwan Rashed explique ainsi cette opposition: Averroès cherche à donner un statut et un rôle très précis à la philosophie d'inspiration grecque, aux côtés de l' islam.

Ses conceptions en matière de théologie s'inspirent du rationalisme d' Aristote en filigrane, comme le dit Marc Geoffroy, spécialiste d'Averroès [ 62 ]. Averroès s'en prend surtout aux littéralistes d'une part, aux théologiens du courant asharite d'autre part, très opposés au rationalisme de la falsafa. Il les renvoie dos-à-dos et leur reproche leur sectarisme et leur rejet de la démonstration strictement logique syllogisme dans l'interprétation de la parole révélée.

Les littéralistes refusent d'interpréter le Coran à l'aide des outils logiques et métaphysiques des Grecs, considérés comme polythéistes et à ce titre l'utilisation de ces outils est qualifiée d'impie. Les littéralistes prétendent que la parole révélée est auto-suffisante et n'a pas besoin de réflexion extérieure [ 12 ]. Les asharites, quant à eux, se servent du raisonnement le kalâm mais ils nient la capacité qu'aurait la raison humaine d'atteindre à elle seule la vérité, surtout en matière théologique.

Ils seront eux-mêmes critiqués par les littéralistes et les traditionalistes tels qu' Ibn Taymiyya [ i ]. Le courant théologique opposé aux asharites à l'époque est le mutazilisme , qui défend l'usage autonome de la raison dans l'établissement de la vérité, y compris religieuse et théologique.

Chikh Bouamrane explique que les mutazilites sont des partisans de la thèse du libre arbitre et du caractère créé du Coran , par opposition aux asharites qui nient la liberté de l'homme et postulent le caractère incréé du Coran [ 63 ]. La position d'Averroès à propos des mutazilites est ambigüe. Il semble leur reprocher un usage non rigoureux de la dialectique et de la rhétorique.

Averroès reprend la thèse aristotélicienne d'une position subalterne de ces deux arts de l'argumentation: Ces deux disciplines ne s'appuient pas, selon Aristote repris par Averroès, sur des démonstrations scientifiques et certaines, mais sur des raisonnements aux prémisses probables et aux conclusions seulement vraisemblables: Pour cette raison, Averroès semble s'éloigner du mutazilisme qu'il accuse, tout comme l'acharisme, de diviser les musulmans: L'horizon de l'usage de la dialectique en théologie est la controverse sans fin, alors que l'usage du syllogisme scientifique mènerait à la certitude et donc à la paix des esprits, selon Serge Cospérec [ 65 ].

Chikh Bouamrane écrit cependant qu'Averroès affirme ne pas avoir pu lire les ouvrages mutazilites, car ils ne seraient pas parvenus en Espagne où il vivait.

Bouamrane ajoute qu'Averroès a des positions théologiques souvent proches des mutazilites, notamment sur la méthode d'interprétation du Coran , et sur les questions de la liberté humaine et de la justice divine. Il émet l'hypothèse qu'Averroès aurait pu renier sa connivence avec le courant mutazilite pour se protéger des autorités religieuses orthodoxes qui condamnaient le mutazilisme, et qui préféraient le traditionalisme en matière d'exégèse coranique [ 63 ].

Avec le Kitab fasl al-maqal Livre du discours décisif , Averroès répond d'une manière originale à un très ancien problème que l'on retrouve dans le sous-titre de l'ouvrage: La réponse est placée sur le terrain juridique, celui de la science de la Loi musulmane: Il s'agit de fonder en droit l'existence du philosophe dans la cité musulmane: Alain de Libera résume cette opération ainsi, reformulant une phrase gilsonienne: Ainsi, Averroès constate que le Coran s'adresse à tous les musulmans: Le caractère universel de la Révélation ne saurait précisément être universel s'il ne s'adressait pas à eux selon leur niveau de culture.

Ne pas éclairer le texte par une réflexion philosophique serait nuire à la foi du fidèle, en livrant ce dernier aux interprétations contradictoires. Les interprétations contradictoires ont en effet pour conséquence soit la tendance à la remise en cause des dogmes de la foi scepticisme , soit le sectarisme faire valoir une interprétation partielle contre toutes les autres.

La philosophie permet de rechercher l'interprétation vraie et complète de la parole sainte, qui mettrait fin à la fois au scepticisme impuissance de la raison et au sectarisme intolérance quant au libre exercice de la raison. Averroès publie trois traités de théologie et de droit musulman vers Ces trois ouvrages cherchent à réhabiliter la pratique de la philosophie contre le mystique persan Al-Ghazâlî , chef de file des détracteurs de la falsafa , qui a vécu un siècle plus tôt.

En effet, Al-Ghazâlî, dans son traité Tahafut al-Falasifa Incohérence des philosophes avait cherché à démontrer les dangers de la philosophie pour la foi et la religion. Il est une référence majeure pour la mystique musulmane, et ce traité fut abondamment utilisé par les asharites pour critiquer les prétentions de la falsafa , notamment en Al-Andalus à l'époque d'Averroès [ 69 ]. Kurt Flasch , médiéviste et spécialiste des controverses philosophiques de cette époque, reconstruit la polémique que lance Al-Ghazâlî contre les philosophes, à laquelle répondra plus tard Averroès.

Al-Ghazâlî s'en prend essentiellement à Al-Fârâbî et Avicenne , qui sont les commentateurs d' Aristote et du néoplatonisme [ 71 ]. Il leur reproche d'accorder trop de prétentions à la métaphysique science rationnelle des réalités suprêmes dans la question de la connaissance de Dieu , de l' âme et du monde , ce qui ruine selon lui la religion et favorise l' incroyance. Le philosophe persan utilise des arguments d'origine sceptique et stoïcienne pour réfuter les prétentions des philosophes [ 72 ].

Il s'agit d'une critique de la philosophie qui se sert de la philosophie, afin de neutraliser ses thèses. Al-Ghazâlî veut notamment réfuter les thèses suivantes, attribuées aux philosophes: Al-Ghazâlî nie la causalité nécessaire dans la nature , pour sauver l'idée de miracle , et il insiste sur l'impossibilité pour les hommes de connaître les raisons de la volonté divine, qui aurait très bien pu ne pas faire exister le monde, ou le faire autrement.

Averroès s'efforce ainsi de rétablir les droits de la philosophie et de penser son harmonie avec le texte révélé, laissant aux masses les images et les exhortations morales.

Dans son Grand Commentaire du De anima d'Aristote , Averroès allie aux doctrines d' Aristote celles de l' École d'Alexandrie sur l' émanatisme , et il enseigne qu'il existe une intelligence universelle à laquelle tous les hommes participent, que cette intelligence est immortelle, et que les âmes particulières sont périssables [ 77 ]. C'est la théorie de l'illumination: Elle a été critiquée par Albert le Grand et Thomas d'Aquin qui voulaient sauvegarder le caractère individuel de la pensée [ 78 ].

Ils accusaient la thèse averroïste de conduire à l'irresponsabilité d'un point de vue moral: Il n'y aurait pas de place pour le libre arbitre , selon l'interprétation de Lucien-Samir Arezki Oulahbib:. Selon Urvoy, ce manuel est parfois intitulé Ce qui est nécessaire en logique , ou Petits commentaires [ U 38 ].

Averroès analyse trois types de syllogismes: Avant Averroès, le philosophe Al-Fârâbî avait adapté la logique aristotélicienne au public arabe, et Averroès lui doit beaucoup sur ce point. Par contre, il tourne le dos à Avicenne , auquel il reproche d'avoir trop innové par rapport à l'enseignement du maître, Aristote. Ali Benmakhlouf et Stéphane Diebler ajoutent:.

Averroès construit une théorie de la copule dans son Commentaire moyen au traité De l'interprétation d'Aristote. Ali Benmakhlouf , spécialiste d'Averroès et de logique , rappelle qu'Averroès développe ses considérations sur la démonstration et la définition dans son Commentaire moyen aux dix premiers livres des Seconds Analytiques d' Aristote [ 83 ].

Pour le philosophe andalou, la méthode logique à suivre est de répondre à quatre questions: Nous pouvons donc connaître un phénomène en cherchant l'existence d'un moyen terme puis en montrant qu'il est essentiellement cause. Ali Benmakhlouf illustre cela avec l'exemple d'Averroès de l' éclipse: Averroès, reprenant Aristote, distingue la démonstration et la définition. D'un autre côté, certaines définitions demeurent indémontrables, parce qu'il faut bien des principes de démonstration pour commencer à raisonner.

Averroès renforce la distinction entre la définition et la démonstration, en expliquant que l'une et l'autre ne nous donnent pas le même type de connaissance d'une chose. Averroès admet plusieurs modes de connaissance, qui sont autant de relations différentes entre notre système cognitif et l' intellect agent séparé Dieu. L'un est celui des savants ou scientifiques, lesquels pensent les formes intelligibles qui sont dans l'Intellect agent au moyen du raisonnement syllogistique.

Le raisonnement n'est possible qu'à partir de l'expérience de la nature. Ce mode de connaissance est discursif, il relève du logos. L'autre mode de connaissance, plus intuitif , est celui des prophètes , lesquels reçoivent directement les formes des choses au moyen d'images qui sont implantées dans leur esprit faculté imaginative par l'Intellect agent.

C'est pourquoi le Coran use massivement d'images pour faire connaître Dieu aux hommes [ 87 ]. Il résulte de cette théorie deux conséquences importantes: Chez Aristote notamment, qui fournit à Averroès les instruments conceptuels lui permettant de construire sa théorie de la connaissance [ 88 ] , la question n'est pas tranchée.

C'est pour cette raison qu'Averroès peut affirmer que les savants qui sont aussi les scientifiques et les philosophes sont les héritiers des prophètes: La doctrine de la double vérité est faussement attribuée à Averroès, selon des spécialistes comme Ali Benmakhlouf [ 49 ]. Elle consiste à affirmer que ce qui est vrai pour la raison peut être faux pour la foi , que ce qui est vrai pour la foi peut être faux pour la raison, et pourtant que la raison et la foi disent toutes deux la vérité.

Deux assertions d'ordre différent pourraient être simultanément vraies, et contradictoires entre elles à la fois. Averroès n'a jamais soutenu une telle doctrine: En tant qu' aristotélicien , Averroès ne remet pas en cause le principe de non-contradiction qui serait violé par une telle doctrine de double vérité.

Ces deux auteurs auraient atteint la vérité définitive. Cela n'exclut cependant pas qu'ils puissent se tromper sur certains points. Se pose alors la question de savoir quoi faire des assertions philosophiques qui semblent opposées aux assertions dogmatiques. La théorie de la double vérité aurait eu pour but de sauver la science aristotélicienne tout en prétendant acquiescer dans le même temps aux vérités de la foi.

C'est la condamnation de par Étienne Tempier d'un certain nombre de thèses d'origine aristotélicienne et averroïste qui emploie cette expression, pour discréditer ces courants philosophiques [ 94 ]. Les averroïstes sont accusés de manquer de sincérité, et de n'avoir admis la vérité de la Révélation que du bout des lèvres, pour échapper à l' Inquisition. Cette accusation est reprise par Pierre Mandonnet , mais contestée par Étienne Gilson [ 95 ].

D'où la réputation sulfureuse de leur inspirateur, Averroès lui-même. Cependant, Thomas ne nie pas la sincérité de Siger et des averroïstes quand ils affirment que la raison doit se soumettre à la Révélation en cas de désaccord ou d'insuffisance.

On connaît la philosophie politique d'Averroès en partie grâce à son commentaire de la République de Platon. Averroès critique l'esprit de jouissance et le goût de luxe des souverains almoravides , dont le déclin est consommé à son époque. Il compare la succession des almoravides à la dégradation des régimes politiques, s'inspirant de l' anacyclose décrite par Platon [ 97 ].

Il y a d'abord la cité juste, qui est globalement une aristocratie philosophique gouvernée selon les lois, qu'Averroès réinterprète en parlant d'un idéal islamique de gouvernement selon la Loi révélée charia.

Cet idéal islamique se serait corrompu en Al-Andalus , suivant le schéma platonicien repris par Averroès, pour devenir une timocratie régime fondé sur le courage et la violence , enfin une oligarchie régime fondé sur l'amour de l'argent et l' hédonisme immodéré, qui se manifeste dans le goût du luxe.

La chute des Almoravides est la dernière étape: Ainsi Averroès se rapproche-t-il du nouveau pouvoir, au point de vue idéologique, tout en condamnant l'ancien.

Cette attitude peut être à l'origine des divergences d'interprétation de sa pensée, tout à la fois révolutionnaire par rapport aux Almoravides et conservateur par rapport aux Almohades. Averroès a écrit un commentaire moyen de la Poétique d' Aristote.

Averroès évoque également la place des poètes dans la société dans son commentaire de La République de Platon , lors des passages du philosophe grec concernant la poésie. On lui doit aussi des recueils de poèmes encore inédits et des traités de linguistique perdus à ce jour, comme le mentionne Urvoy [ U 40 ].

Philippe Quesne, spécialiste d'Averroès et de philosophie de la poésie, rappelle que dans son Commentaire de la Poétique , Averroès ne s'intéresse pas au théâtre grec en tant que tel, mais surtout au Coran et à la poésie arabe [ 98 ]. Le philosophe andalou réinterprète la tragédie grecque en contexte islamique: Il connaît une théophanie en la personne de Nizhâm Harmonie , fille de la famille qui l'accueille.

En , il écrit Les Illuminations de La Mecque ou: Futûhât al-Makkiyâ , son maître ouvrage. Il est à Mossoul en , pour suivre l'enseignement du maître soufi 'Alî ibn Jâmi'. Il reçoit de celui-ci le manteau, jadis reçu de Khezr lui-même [ 14 ].

Au Caire en , il est arrêté par les docteurs de la Loi [Quoi? Libéré grâce à ses relations, il quitte la ville pour retourner à la Mecque où il retrouve Sophia aeterna. En , à Qonya, en Anatolie , il a pour disciple Sadr al-Dîn al-Qûnawî , qui fut l'ami du grand mystique et poète iranien Jalâloddîn Rûmî et mourut comme lui en On le retrouve ensuite en Arménie , puis à Bagdad , la Mecque, Alep et enfin Damas où il s'établit en et y reste jusqu'à sa mort en Il est enterré au pied du Mont Qassioun.

Une année après la conquête de Damas par les Ottomans en , Selim Ier , sultan de Constantinople , fit édifier un mausolée et une madrasa à l'endroit de sa tombe. Elle marque de ce fait une date dans l'histoire de ce courant. Il la présente comme la somme la plus complète et systématique de l'ésotérisme musulman. Des penseurs occidentaux comme René Guénon ou Frithjof Schuon le considèrent comme une des expressions privilégiées de la philosophia perennis.

Dans Mawâqi' al-Nujûm Les Lieux du couchant des étoiles , écrit en , il explicite les trois étapes de la voie. À partir de la sharî'a , religion littérale, la pratique du ta'wîl [ 20 ] , exégèse symbolique et ésotérique, permet d'atteindre la Vérité mystique. Pour Ibn Arabi, la voie mystique n'est ni rationnelle ni irrationnelle: Contrairement à la philosophie falsafa , elle se situe hors du domaine de la raison , comme le pensait aussi Tertullien [réf.

Selon lui, la science du Coran réside dans les lettres placées en tête des sourates , conception que l'Islam doctrinal actuel n'admet cependant pas. Cette notion renvoie au hadîth sentence de Mahomet selon lequel Dieu a dit: Le monde fut donc un miroir dans lequel Il contemple Son image.

Ibn Arabi écrit également: Partant, le monde se trouve être un miroir pour Dieu dans lequel Il voit Sa forme. La théorie de Wahdat al-Wujûd Unicité de l' Être a été systématisée pour la première fois par son disciple et gendre Sadr al-Dîn al-Qûnawî. Michel Chodkiewicz , spécialiste d'Ibn Arabi, a montré que l' Épître sur l'Unicité absolue , longtemps attribué au soufi andalou, est un traité apocryphe, en réalité écrit par Awahad al-dîn Balyânî [ 25 ].

Ainsi, tous les dons de Dieu à l'égard de la création s'épanchent via les Noms divins. C'est essentiellement la miséricorde divine que Dieu prodigue aux créatures via ses multiples noms tels que ar-rahmân:. D'autre part, les noms divins se reflètent dans la création, ils ne s'y incorporent pas. On pourrait dire que, contrairement au panthéisme qui naturalise Dieu et l'absorbe dans l' immanence , le théomonisme d'Ibn Arabi divinise la nature tout en préservant la transcendance de Dieu et son unicité.

Quant à l'homme, sa place particulière et privilégiée au sein de la création provient du fait qu'il est la seule créature récapitulant en lui la totalité des Noms divins.

L' imagination chez Ibn Arabi joue un rôle prépondérant, et Henry Corbin a été le premier commentateur d'Ibn Arabi à en parler amplement dans son ouvrage-référence: L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn Arabi.

Ce livre représente une lecture philosophique à vocation phénoménologique pour explorer un thème central, jamais étudié jusque-là. Le monde imaginal, ou 'âlam al-Mîthâl , est distinct du monde des réalités concrètes comme de celui de l' intellect , mais il se superpose au premier, comme une dimension supplémentaire. Pour Henry Corbin, la doctrine d'Ibn Arabi, qualifiée de théosophie sagesse divine ou d' herméneutique prophétique, se fonde sur un concept qui est la théophanie , présence de Dieu, ou Sa manifestation dans le monde des phénomènes.

L'imagination joue un rôle décisif, pour percevoir cette face divine dans les choses et les êtres. L' amour profane est le support de l'amour divin, l'aimé étant le lieu de la théophanie. Cela ne signifie pas que Dieu est incarné dans l'aimé, mais qu'il se révèle dans ce dernier.

Tout est interprété à la lumière de la théophanie dont l'imagination représente l'organe de perception. De ce point de vue, Corbin place l'imagination au centre de toute création et cogitation. L'homme chez Ibn Arabi est l'image parfaite de la création accomplie: L'image extérieure de l'homme ressemble dans une certaine mesure au monde et à ses dimensions macrocosmiques. Ses facultés intérieures l' intellect , l' imagination , etc.

Cette ressemblance extérieure et intérieure est constamment évoquée dans plusieurs chapitres des Futûhât , ainsi que Mawâqi' al-Nujûm Le Couchant des étoiles et Tadbîrât al-Ilâhiyya Les Dispositions divines. Ibn Arabi entend par l'homme un degré élevé et distingué, celui de l'homme parfait le Qotb , le Pôle , qui possède le savoir philosophique et connaît l'expérience mystique.

La perfection humaine est liée à l'image divine qui procure les secrets ésotériques pour agir sur la créature. En outre, la présence de l'homme dans la créature contribue à la perfection de son image. L'homme parfait se distingue de l'homme ordinaire Ibn Arabi dira l'homme-animal, du fait de la ressemblance anatomique et physiologique par l'appropriation des Noms divins en ayant la volonté créatrice et le commandement du monde.

Par ailleurs, l'homme parfait se distingue par l'énergie spirituelle ou l'aspiration en arabe: Elle représente, chez l'homme animal, le côté manuel dans ses fabrications et ses dispositions.

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