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Sur les routes de l'ardéchoise

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Ce couvrement sera réalisé par étapes au cours du siècle suivant. Dans un premier temps, la ville va souffrir du coût des guerres d'Italie menées par Louis XII puis par François I er , rois de France à laquelle Aubagne est maintenant rattachée. Depuis , dernière année des RCG, l'association continue ses activités avec son cercle d'adhérents. Paris se lance, qu'en est-il à Lyon? Pourtant ce n'est pas à cet endroit, si idéal, que les premiers peuplements se sont installés. L'extension et la croissance de la ville d'Aubagne sont toujours d'actualité au début du XVI e siècle.

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À ce stade, l'agenda 21 reste essentiellement un projet. Inscrivez-vous à la Communauté Et retrouvez des contenus exclusifs, les activités et performances des autres membres. Il décide ensuite d'emmener les deux mariés en Provence où il pourrait les faire reconnaître comme souverains en cas de défaite de la reine Jeanne et du roi Louis de Tarente. La ville se classe 12 e en France pour l'augmentation selon Challenges. La ville obtient notamment le maintien de ses franchises et de ses libertés accordées précédemment.

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Il s'agit cependant clairement d'une supposition, comme l'indique le texte "Je croirois volontiers qu'Aubagne tire son nom de ces bains; c'est comme si l'on disoit ad balnea ". Aucune mention historique d'une activité thermale à Aubagne ne vient étayer cette hypothèse. Les autres hypothèses se basent sur des caractéristiques de l'environnement d'Aubagne pour expliquer l'origine de son nom. Une de ses hypothèses se base sur la présence d'un grand nombre de peupliers blancs dans la vallée de l' Huveaune.

Ces arbres, qui apprécient les milieux humides et la proximité des rivières, sont également appelés aubes en français et aubo en provençal, ce qui aurait donné Aubagne. Cependant cette hypothèse n'explique pas vraiment l'apparition des noms latins Albanea et Albania qui sont apparus en premier puisque peuplier se dit populus en latin.

Une des hypothèse les plus crédibles est celle rapportée par le Comte de Villeneuve. Selon lui c'est la présence de massifs importants autour d'Aubagne qui expliquerait son nom.

Elle dériverait de la racine Alp, d'origine celtique ou pré-celtique, qui désigne des endroits de grande hauteur [ 22 ]. Aubagne partagerait donc son étymologie avec la ville d' Alba et avec les Alpes [ 23 ].

Enfin, selon une autre hypothèse crédible, rapportée également par le Comte de Villeneuve, le nom Albania dériverait du terme latin Alba , qui signifie blanc. Le nom d'Aubagne trouverait donc son origine dans la couleur blanche des massifs calcaires qui entourent la ville, ou dans celle des feuilles des peupliers blancs populus alba qui poussent au bord de l'Huveaune [ 20 ]. Dans cette hypothèse, l'étymologie d'Aubagne serait la même que celle de l' Aube , entre autres.

Peu de choses sont connues concernant le peuplement de la région d'Aubagne avant l'arrivée des Romains à part que les grottes du massif du Garlaban ont servi de refuges à des tribus sédentaires. La période romaine est mieux documentée, grâce notamment à Jules César. Il note que la ville a des liens avec les Salyens , fédération de peuples des environs, et notamment avec les Albiciens qui habitent les montagnes situées au nord-est de la ville, c'est-à-dire les massifs du Garlaban et de l' Étoile.

Jules César décrit les Albiciens comme des hommes très robustes et très dévoués à Marseille. Ne vivant pas agglomérés en village, ils furent réunis plus tard par les Marseillais en un pays qui pris le nom d' Albania [ 24 ]. Suite à la reddition de Marseille, Jules César rattache le pays des Albiciens ainsi que la côte enlevée aux Marseillais à Arles , au sein de la Gaule narbonnaise.

Peu d'informations sont disponibles concernant les siècles suivants, si ce n'est que la population de la vallée de l' Huveaune et des hauteurs qui la surplombent, c'est-à-dire le territoire actuel d'Aubagne, vécut éparse dans des hameaux et des bourgades, soumise à Marseille et obéissant aux dispositions des hauts personnages marseillais [ 25 ].

La vieille ville d'Aubagne a été construite sur une colline qui culmine à environ m d'altitude et qui surplombe l'ancienne confluence de l' Huveaune et du Merlançon. Cette position était stratégique, puisqu'elle permettait de surveiller la plaine fertile d'Aubagne et de contrôler les voies de communication vers Marseille , Aix-en-Provence et Toulon.

Sans compter que cette colline offrait une protection naturelle contre les crues de l'Huveaune et de ses affluents. Pourtant ce n'est pas à cet endroit, si idéal, que les premiers peuplements se sont installés.

Des sources indiquent qu'un premier lieu de vie appelé Pagus Lucretii se serait formé dans la plaine, au niveau de l'actuel Saint-Pierre-les-Aubagne, près de Saint-Jean de Garguier [ 26 ]. Les habitants de Saint-Pierre auraient ensuite émigré et fondé Aubagne sur la colline où se situe l'actuelle vieille ville.

Si les raisons particulières qui ont déclenché cette émigration sont inconnues, il est probable qu'il s'agisse d'un repli vers une position plus sécurisée et facile à défendre, mais aussi plus proche de Marseille, dont ce peuplement dépendait alors. La date de cette émigration et donc de la fondation d'Aubagne n'est pas connue non plus, ni même le siècle d'ailleurs. Certaines sources citées par Jean-Anselme-Bernard Mortreuil signalaient l'existence d'Aubagne au début du IX e siècle sous le nom Albanio , cependant il s'agissait en fait d'une mauvaise lecture du nom Albiano , désignant une localité située près de Digne [ 27 ].

Une chose est sûre, la ville a été fondée avant le XI e siècle, puisqu'elle est citée sous le nom d' Albanea à partir de Au cours du haut Moyen Âge , le territoire d'Aubagne fait partie du comté d'Arles puis de celui de Provence , au sein du royaume de Bourgogne.

Dépendant de Marseille et de sa puissante abbaye Saint-Victor , ce territoire est placé sous l'autorité des vicomtes de Marseille au milieu du X e siècle. La Provence passe alors sous l'autorité de l' Empereur des Romains qui prend également le titre de roi d'Arles. Le territoire d'Aubagne devient donc, en tant que partie de la vicomté de Marseille, terre impériale. C'est à cette période que le nom d'Aubagne apparaît dans les documents officiels. En , la charte du cartulaire de l'abbaye Saint-Victor de Marseille indique la présence d'un lieu de culte à Albanea , localité alors qualifiée de villa.

Ce document officialise la donation de terres par les vicomtes de Marseille Foulques et Guillaume II à l'église Saint-Pierre qui dépend de l'abbaye Saint-Victor [ 28 ]. Moins de dix ans plus tard, en , le nom d'Aubagne apparaît dans une deuxième charte. Il y a alors deux lieux de cultes avérés sur le territoire d'Aubagne. Une troisième charte, datée de , indique la présence d'un troisième lieu de culte à Aubagne.

Il s'agit de la chapelle Saint-Michel, qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle chapelle des Pénitents noirs , c'est-à-dire sur le site de construction de la vieille ville d'Aubagne. Cette charte, qui est une confirmation d'une précédente donation faite par le vicomte Guillaume I er , a permis aux historiens de prouver que la chapelle Saint-Michel existait avant , date de la mort du vicomte.

Le don daterait de [ 29 ] et l'émigration des habitants de Saint-Pierre vers le site de l'actuelle Aubagne pourrait donc être antérieure à cette date. Une fois fondée, Aubagne va évoluer rapidement, notamment au XI e siècle au cours duquel elle passe dans les textes du qualificatif de villa en à celui de castrum en Ce terme latin indique que la ville a été fortifiée.

Les fouilles ont permis de mettre au jour un mur de l'ancien château seigneurial et une zone funéraire. Les fortifications du XI e siècle auraient été construites en bois avant d'être renforcées avec de la pierre au siècle suivant.

La construction du château et des fortifications s'explique par la situation politique de l'époque. Il s'agit en effet d'une période de fortes tensions entre l' Église et la famille vicomtale de Marseille qui se disputent la seigneurie d'Aubagne. La population des campagnes vint alors chercher la protection du château. Cette migration, commune à de nombreux villages provençaux, est connue sous le nom d' incastellamento [ 30 ].

Au XII e siècle, la ville se développe au sein de ses remparts de pierre, autour d'un noyau central formé par le château et l'église actuelle Saint-Sauveur. L'habitat y est assez dense, avec un schéma urbain radioconcentrique. Les ruelles y sont alors étroites et sinueuses pour offrir une protection contre le soleil et le mistral. Trois places permettaient d'aérer le tissu urbain: Une voie majeure traversait le village, dans un axe nord-est — sud-ouest, et passait entre le château et l'église.

Cette rue, qui correspond à l'actuelle rue du Château, reliait la porte Gachiou à la porte Saint-Michel [ 30 ]. Il y a peu d'informations concernant la structure du château d'Aubagne, aujourd'hui détruit. Sa première description, qui date du XIII e siècle, nous apprend que le château était composé de différents corps de bâtisse, d'une tour et d'un four , et qu'il était construit au milieu d'une vaste cour. Le tout était entouré par un rempart formant une demi-lune et protégeant les côtés ouest, sud et est du château, la face nord étant absolument inabordable [ 31 ].

Ce château était occupé par les seigneurs d'Aubagne, de la famille des Baux. L'église était située en face du château, de l'autre côté du planum castelli. Son nom actuel de Saint-Sauveur n'apparaît qu'en Elle était alors beaucoup plus petite et en retrait vers l'est que l'église actuelle, dont la structure date du remaniement du XVII e siècle. Elle était composée d'une nef unique en croix latine avec des chapelles latérales. De nos jours, la chapelle dite Saint-Joseph et la base du clocher sont les seuls éléments de l'ancienne structure qui perdurent.

La ville était quasiment encerclée par deux cours d'eau, l'Huveaune et le Merlançon, qui la séparaient des prés, prairies et marécages environnants. Il était possible de traverser l'Huveaune à gué au niveau de la Planque, au nord de la ville, ou par un pont situé à l'ouest, à l'extrémité de l'actuelle rue du Pont.

Ce pont à trois arches, plat et étroit, est cité pour la première fois en Il permettait l'accès au parc seigneurial, et à la route reliant Marseille et Allauch , ainsi que Roquevaire. Il était appelé pont antique ou pont amont, puis pont de Reyne. Ce pont n'existe plus de nos jours, puisque le cours de l'Huveaune a été dévié puis enterré.

La ville se développe au cours du XIII e siècle alors que la situation politique de la Provence est explosive. Les comtes de Provence Raimond-Bérenger IV et Charles I er son successeur par mariage souhaitent réaffirmer leur pouvoir sur les villes d' Avignon , d' Arles et de Marseille , devenues quasiment indépendantes, ce qui entraine des conflits armés.

Les seigneurs d'Aubagne participent à ces guerres en prenant le parti des Marseillais contre le comte de Provence. Pour financer ces conflits, la famille des Baux emprunte de l'argent à la république de Marseille , laissant en hypothèque le château et la ville d'Aubagne.

La seigneurie est ainsi hypothéquée en et par le seigneur Barral des Baux [ 31 ]. La république de Marseille est cependant dépouillée de son gage en lorsque Barral se soumet au comte Charles I er qui assiège alors Marseille. Le conflit prend fin en avec la soumission des Marseillais. C'est à cette même période que les habitants d'Aubagne commencent à participer aux affaires communales au sein d'une association dénommée la Confrérie du Saint-Esprit.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom, il s'agit plus d'une organisation politique que religieuse. Créée au début du XIII e siècle et issue de celle de Marseille, cette association est alors composée de tous les citoyens et chefs de maison d'Aubagne. Elle traite des questions délicates avec le seigneur et fait exécuter les décisions prises en parlement public. Il s'agit des fondements d'un pouvoir communal indépendant qui sera renforcé par l'obtention de franchises et de libertés.

Pour Aubagne, le début du XIV e siècle est une période de croissance et de prospérité, marquée par l'obtention d'une certaine autonomie administrative. Le seigneur Bertrand II des Baux, vieux, malade et malmené financièrement, accède aux demandes de la communauté en lui accordant de nouvelles franchises, amplifiant ainsi le mouvement initié par la Confrérie du Saint-Esprit.

Ces nouvelles libertés sont consignées dans un Livre vert, sur lequel le seigneur, son représentant et le juge doivent jurer de respecter les franchises et coutumes de la ville d'Aubagne. Le conseil communal, composé de 10 hommes de la ville, s'occupe alors de la police, des procès, des chemins, des cultes, de la santé, des eaux et fontaines, de l'horloge, des moulins et des fours, entre autres [ 32 ]. Cependant cette période de prospérité est stoppée brutalement au milieu du XIV e siècle par des guerres civiles et des épidémies de peste.

Les troubles commencent le 20 janvier avec la mort de Robert d'Anjou , roi de Naples et comte de Provence. Sa petite-fille Jeanne hérite de la couronne de Naples et du comté de Provence mais son pouvoir est contesté par ses cousins, ce qui entraîne une grave crise politique. Un accord matrimonial est trouvé et Jeanne est mariée avec son cousin André de Hongrie.

Cependant André est assassiné et la reine Jeanne se remarie avec son autre cousin Louis de Tarente. Ce dernier est soupçonné par Louis de Hongrie d'être à l'origine de l'assassinat de son frère André, ce qui entraîne une guerre civile. Les armées de Louis prennent Naples et la reine Jeanne se réfugie en Provence.

Elle arrive à Marseille le 20 janvier où elle est accueillie chaleureusement. Elle part ensuite pour Aix-en-Provence où l'accueil est très différent, les seigneurs provençaux lui étant fortement hostiles.

Comme les autres villes provençales, Aubagne est touchée par la guerre civile et la ville décide en de construire un clocher à son église pour servir de vigie et surveiller les environs.

À cette même période, la Provence est frappée par un fléau supplémentaire qui allait se répandre dans toute l' Europe: Arrivée à Marseille en novembre , elle atteint Aubagne en , probablement propagée par des fuyards et des muletiers assurants les transports journaliers. La décennie suivante est catastrophique pour Aubagne. Alors que la peste affecte encore épisodiquement la ville, cette dernière va être violemment rattrapée par la guerre civile qui touche la Provence.

La ville va subir les lourdes conséquences des décisions prises par les seigneurs des Baux et d'Aubagne et notamment celles de Hugues des Baux. Il utilise cet argent pour armer des galères avec lesquelles il part aider Jeanne I re , retournée entre temps à Naples. Mais une fois arrivé en Italie, son ambition dévorante le pousse à essayer de se frayer un chemin vers le trône. Il décide ensuite d'emmener les deux mariés en Provence où il pourrait les faire reconnaître comme souverains en cas de défaite de la reine Jeanne et du roi Louis de Tarente.

Ce dernier ayant appris la trahison d'Hugues fait aborder sa galère et le poignarde de sa main. Les deux fils du seigneur des Baux sont emprisonnés et ne sont libérés qu'en grâce à l'intervention du pape Innocent VI [ 34 ]. L'aîné est assassiné et c'est le plus jeune des deux frères, Raymond, qui devient seigneur des Baux et d'Aubagne. Il obtient le pardon de la reine et cette dernière l'autorise à retourner en Provence en Mais une fois rentré, il oublie les marques d'amitié données à la reine et commence à comploter pour venger la mort de son père.

Il organise une révolte en Provence avec l'aide de ses vassaux et d'une partie de la noblesse provençale. La révolte éclate en juillet Mais les troupes de Philippe de Tarente , frère du roi, et celles de Marseille ripostent et prennent Aubagne le 1 er octobre [ 35 ]. La ville est alors pillée par les troupes de la reine et en partie incendiée, tout comme le château. Malgré les demandes répétées des Marseillais, le château d'Aubagne ne fut pas rasé. Il fut réparé et occupé par les troupes de Philippe de Tarente pendant plusieurs années.

Vaincu, Raymond des Baux se soumet à la reine, qui lui accorde son pardon en Raymond récupère alors ses possessions, dont Aubagne et son château. Pour protéger Aubagne en cas de nouveaux conflits, Raymond décide aussitôt de reconstruire les fortifications de la ville et il fait voter en par le Conseil des tailles annuelles devant financer les travaux.

Ces taxes qui sont alors appliquées indistinctement à toutes les propriétés du territoire aubagnais vont être à l'origine d'une nouvelle querelle entre Marseille et Aubagne, les Marseillais propriétaires de terrain à Aubagne refusant catégoriquement de payer cet impôt. Ce conflit entraina une interruption du commerce entre les deux villes pendant plus d'un an.

Finalement un arbitrage est rendu en donnant raison aux Marseillais [ 36 ]. Raymond des Baux meurt en , soit deux ans avant la fin des travaux de reconstruction. La porte Royale ou porte Gachiou du provençal agacho , lieu d'où on observe que l'on peut encore voir aujourd'hui date de cette époque. La fin du XIV e siècle marque le retour à la prospérité et à la croissance pour Aubagne, malgré la forte instabilité politique qui continue à régner en Provence.

Ce soutien n'empêche pas la reine Marie , veuve du roi Louis, d'essayer d'annexer la baronnie d'Aubagne au comté de Provence après le décès de François des Baux en C'est finalement un échec, et Alix des Baux , fille de Raymond, devient comtesse d'Avellin et dame d'Aubagne. La ville va ensuite changer plusieurs fois de mains. À la mort d'Alix des Baux en , la baronnie d'Aubagne est annexée au comté de Provence , le peuple acceptant de se soumettre à Louis III , roi de Naples et comte de Provence, après 4 jours de pourparlers.

La ville obtient notamment le maintien de ses franchises et de ses libertés accordées précédemment. Neuf ans plus tard, le roi René I er qui a succédé à son frère, se sépare de plusieurs possessions de manière à financer ses guerres en Italie. Il devient baron et s'installe au château d'Aubagne. Malgré quelques tensions en Provence et des réapparitions sporadiques de la peste , Aubagne connaît une croissance démographique importante en ce début du XV e siècle, au point de manquer de place dans la "ville haute".

Il est donc décidé de construire en dehors des remparts. Cependant, même si le conseil communal indique en que le "pays est délivré actuellement de tout danger", les gens rechignent à s'installer en dehors des murs.

Le conseil communal prit alors des mesures incitatives, comme des exemptions de taille, pour pousser les habitants à construire extra-muros. Une zone d'habitation fut ainsi créée dans une bande comprise entre les remparts de la "ville haute" au nord et les berges de l' Huveaune et du Merlançon à l'ouest et au sud. Cette partie de la ville, appelée "ville basse", est construite en suivant les modes de construction moyenâgeux, avec des rues étroites et sinueuses et des habitations sur 3 ou 4 niveaux.

Tous les bâtiments situés au bord des cours d'eau ne possédaient aucune ouverture donnant sur ces derniers de manière à former une seconde enceinte défensive. La "ville basse" est alors équipée d'une halle pour la vente de poisson et d'une boucherie contiguë situées au niveau de l'actuelle place de Guin, d'un four à pain sur l'actuelle rue Torte, ainsi que d'un point d'eau, la fontaine de Téron "source" en langue d'oc.

Cette dernière est aménagée par les édiles au-dessus d'une source en La surverse était reliée au Merlançon par une conduite, ce qui conduira à des pollutions de l'eau du bassin lors des crues de cette rivière.

Le conseil communal fait construire une tour, la tour de l'Alouette située au niveau de l'actuelle place de l'Alouette pour protéger les habitants se rendant à la fontaine située au niveau du croisement des actuels rue de la République et boulevard Jean Jaurès [ 41 ].

L'installation de tuileries , dans le quartier des Lignières notamment, coïncide avec la construction de la "ville basse". Il s'agit du début de l'exploitation de l'argile, abondante à Aubagne. À cette période, l'extension d'Aubagne et les besoins croissants de ses habitants rendent nécessaire de repousser la limite des terres cultivées.

Mais cette extension est limitée par la présence à l'est de la ville d'une vaste zone marécageuse, non cultivable et responsable qui plus est de graves fièvres fatales qui touchent la population. Il est donc décidé d'entreprendre d'importants travaux de terrassement pour assécher ces paluns marais en provençal et créer des cultures céréalières. Les travaux sont lancés en pour un prix de florins. Cependant en , un surplus de florins est nécessaire pour faire face aux difficultés rencontrées par les terrassiers [ 42 ].

Les travaux continuent jusqu'en La somme totale de florins est avancée par le baron Charles de Castillon, en échange d'un remboursement sur les récoltes. Les eaux sont récupérées dans des petits canaux, les filholo qui se déversent dans un canal plus important, la Maïre, qui rejoint ensuite l'Huveaune au niveau de Lamagnon. Les terres ainsi drainées sont mises en fermage en La fertilité des terres de ce quartier des Paluds va pousser les autorités de Gémenos à conduire les mêmes travaux.

En , Charles de Castillon meurt et le roi René en profite pour revenir sur la vente de la baronnie d'Aubagne, qu'il donne en viager à son épouse, la reine Jeanne de Laval. Cependant en il reprend ce don pour pouvoir s'en servir de monnaie d'échange avec l' évêché de Marseille contre trois châteaux.

Ainsi, la baronnie d'Aubagne change à nouveau de mains le 20 février et devient la propriété des évêques de Marseille. Cet échange est approuvé par le pape Sixte IV. L'évêque Jean Alardeau va prendre des mesures favorisant à la fois l'augmentation de la population aubagnaise et celle des revenus de ses domaines. Il permet ainsi l'établissement d'un martinet pour travailler le cuivre et le fer, l'installation d'un paroir à drap, et le défrichement de terres incultes, tout en réduisant le cens imposé aux nouveaux venus.

En , un cadastre est établi, recensant à Aubagne propriétaires et maisons grandes et petites, dont à l'intérieur des remparts, les autres étant situées dans la ville basse et dans les faubourgs [ 41 ]. Malgré de nouvelles épidémies de peste en , , et , la ville continue à s'étendre et des faubourgs se forment, notamment de l'autre côté du Merlançon.

Ce ruisseau, sujet aux crues, présente alors un danger pour la ville et les aubagnais vont essayer de le maîtriser. Différents grands travaux d'aménagement vont être menés dans ce sens du XV e au XX e siècle. Dans un premier temps la ville fait encadrer le Merlançon de deux murailles pour limiter ses débordements, et deux ponts sont construits en pour relier la "ville basse" aux faubourgs situés au sud.

La fin du siècle est marqué par un grand changement politique pour Aubagne et la Provence. Le comte Charles III de Provence , qui a succédé au roi René , fait de son cousin Louis XI de France l'héritier de toutes ses possessions à l'exception de Guise , à condition que les libertés et les franchises accordées sont maintenues. Charles III meurt le 11 décembre , et les États de Provence approuvent le 15 janvier un document donnant à Louis XI le titre de comte de Provence et proclamant l'union de la France et de la Provence.

Cette union deviendra perpétuelle en Aubagne rejoint ainsi le Royaume de France. Ce rattachement va être marqué par la francisation et la réorganisation administrative de la région.

L'extension et la croissance de la ville d'Aubagne sont toujours d'actualité au début du XVI e siècle. En , la construction de la "ville basse" est achevée et cette nouvelle partie de la ville est déjà saturée et totalement encombrée. Les rues, étroites, sont obstruées par les étals et la circulation devient très compliquée.

Face à ces problèmes et à la croissance de la population, une nouvelle extension devient nécessaire. Les autorités communales décident alors d'étendre la ville vers le sud-est, sur un espace à fourrages situé le long de la rive droite du Merlançon, en prolongement de la "ville basse". Dans un même temps, la position géographique d'Aubagne fait de la ville le centre du commerce de la vallée de l' Huveaune , faisant le lien entre les producteurs des villages environnants, les artisans aubagnais et Marseille.

Les produits frais de la vallée légumes, fruits, miel, huile d'olive, fromages de chèvre sont vendus ou échangés contre des épices ou des produits manufacturés tels que des étoffes, notamment lors de la grande foire du mois d'août. Le développement économique et démographique de la ville pousse ses édiles à faire construire en un deuxième four à pain , situé dans la ville basse, puis un troisième en dans le faubourg de Cuelongue.

Ce dernier est construit par un potier venu d' Italie qui va multiplier le nombre de tuileries et donc la production de tuiles. Cette même année est fondée la confrérie des pénitents noirs qui s'installe dans l'ancienne chapelle Saint-Michel. Cette chapelle prendra par la suite le nom de la confrérie. L'urbanisation et l'extension d'Aubagne font apparaître des soucis de cohabitation entre la ville et les deux cours d'eau qui l'enserrent. En effet, les nouveaux quartiers, construits dans des zones moins élevées que la ville haute et donc moins protégées, sont victimes régulièrement des crues de l' Huveaune et du Merlançon.

Les autorités communales répondent à ce problème en ordonnant des travaux de redressement, de nettoyage et d'encaissement des deux rivières. Cependant pour le Merlançon, la situation est plus compliquée. Ce ruisseau qui a un débit irrégulier sert de déversoir pour les fosses à purin situées le long de son lit, ainsi que d' égout à ciel ouvert pour les habitants. Cette utilisation qui explique le surnom de "merdançon" donné à ce cours d'eau pose de graves problèmes d'hygiène et de santé publique.

Pour résoudre ce problème, la ville étudie en un premier projet de couvrement du Merlançon. Ce couvrement sera réalisé par étapes au cours du siècle suivant. Parallèlement à cette période de croissance, la ville va faire face à des problèmes majeurs: Dans un premier temps, la ville va souffrir du coût des guerres d'Italie menées par Louis XII puis par François I er , rois de France à laquelle Aubagne est maintenant rattachée. Les évêques de Marseille , seigneurs de la baronnie d'Aubagne, sont obligés de verser des subsides pour financer ces campagnes.

Financièrement en difficulté, les différents seigneurs successifs vont devoir vendre certaines de leurs possessions aubagnaises pour payer ces subsides. Le four seigneurial est ainsi vendu à la commune en , puis la tour de Clastre et son droit de passage en et enfin le moulin seigneurial en La population quant à elle doit alors faire face à des impositions de plus en plus nombreuses pour financer la garde de la ville à chaque épidémie de peste.

Mais la ville est aussi touchée militairement par les guerres voulues par François Ier.

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La porte Royale ou porte Gachiou du provençal agacho , lieu d'où on observe que l'on peut encore voir aujourd'hui date de cette époque. Pour protéger Aubagne en cas de nouveaux conflits, Raymond décide aussitôt de reconstruire les fortifications de la ville et il fait voter en par le Conseil des tailles annuelles devant financer les travaux. Les précipitations sont principalement hivernales, concentrées entre novembre et février.

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Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Dans cette hypothèse, l'étymologie d'Aubagne serait la même que celle de l' Aube , entre autres.

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Après les guerres d'Italie, ce sont rencontre chorégraphique 2013 miramas guerres de Religion entre huguenots et catholiques qui vont secouer fortement la Provence et Aubagne, et plus particulièrement la rencontre chorégraphique 2013 miramas guerre de religion. Les autorités communales répondent à ce problème en ordonnant des travaux de redressement, de nettoyage et d'encaissement des deux rivières. Le tout était entouré par un rempart formant une demi-lune et protégeant les côtés ouest, sud et est du château, la face nord étant absolument inabordable [ 31 ]. L'économie locale ressort également très affaiblie de ce siècle chorégrapnique. Élections municipales de dans rencontre one direction 14 février Bouches-du-Rhône.