Groupement de textes

En mémoire de mon ami

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C'est la sincérité des émotions qui implique la sincérité du comportement et révèle le sentiment amoureux. Le duc de Nemours se rendant compte que la princesse de Clèves n'est pas à Chambord, surprenant une conversation entre le roi, le prince de Clèves et Madame de Martigues qui avait rendu visite à la princesse de Clèves dans sa maison de campagne donne comme prétexte une affaire urgente à Paris mais va en réalité à Coulommiers avec le désir de retrouver la princesse de Clèves. Puis aussitôt , il commence à ressentir une vive jalousie et presse son épouse de mille questions auxquelles elle ne répond pas. En France, sous le règne principalement d'Henri II, une passion brûlante va naître entre deux jeunes personnes issues de la haute noblesse: Ils se retrouvent tous les deux, le duc de Nemours lui avoue sa passion et avoue également avoir surpris sa conversation entre elle et monsieur de Clèves alors qu'elle avouait à ce dernier en aimer un autre.

Le thème de la passion dans la Littérature

Les longs anneaux roulés de ses cheveux d'or effleuraient mes joues. Mais c'est le Roi qui désigne ce partenaire. En mémoire de mon ami Rendez hommage aux fidèles compagnons qui nous ont quittés. Du coup, quel est le vrai point de vue? Il est écrit où il commence mais pas la fin. Ils se retrouvent tous les deux, le duc de Nemours lui avoue sa passion et avoue également avoir surpris sa conversation entre elle et monsieur de Clèves alors qu'elle avouait à ce dernier en aimer un autre. La mélodie se terminait à chaque stance par ces trilles chevrotants que font valoir si bien les voix jeunes, quand elles imitent par un frisson modulé la voix tremblante des aïeules.

Dans son cabinet elle avoue à son mari qu'elle aime un autre homme mais ne mentionne pas de nom même si Monsieur de Clèves la presse de le faire. Le duc de Nemours a surpris cette conversation et comprend que la princesse de Clèves parlait de lui car elle mentionne l'épisode du vol de son portrait au cours duquel elle aurait surpris son amant en train de voler un portrait de Madame de Clèves destiné à son mari.

Le duc de Nemours fou de joie révèle cette conversation sous d'autres noms et ne mentionnant pas que cette expérience est liée à lui au vidame de Chartres. Ignorant l'indiscrétion du duc de Nemours, ils s'accusent mutuellement d'être à l'origine de cette rumeur. Le prince de Clèves devine que la passion amoureuse de la princesse de Clèves est en réalité pour le duc de Nemours.

Au bout de dix jours, les médecins déclarent la maladie incurable et le roi meurt. Le nouveau roi, François II, est sacré à Reims. Toute la cour se rend à Chambord mais la princesse de Clèves demande à son mari d'échapper à cela et de se rendre à la campagne, à Coulommiers. Le duc de Nemours se rendant compte que la princesse de Clèves n'est pas à Chambord, surprenant une conversation entre le roi, le prince de Clèves et Madame de Martigues qui avait rendu visite à la princesse de Clèves dans sa maison de campagne donne comme prétexte une affaire urgente à Paris mais va en réalité à Coulommiers avec le désir de retrouver la princesse de Clèves.

Le prince de Clèves qui a compris le dessein du duc de Nemours envoie un gentilhomme espionner ce dernier.

Le duc de Nemours va s'infiltrer une première fois dans le cabinet ouvert de la princesse de Clèves dans lequel il la surprend rêveuse devant un portrait du duc de Nemours et tente de rentrer en contact avec elle mais coince son foulard dans la fenêtre et la princesse de Clèves se retire.

La deuxième nuit il essaye de la retrouver mais elle reste cloîtrée dans sa chambre. Lorsqu'un espion rapporte au prince de Clèves la présence du duc de Nemours auprès de sa femme. Celui-ci, persuadé qu'elle l'a trompé car refuse d'écouter le récit entier du gentilhomme, est pris d'une violente fièvre à cause du chagrin.

La princesse de Clèves, revient à Blois après avoir appris l'état de son mari et a une dernière conversation avec son mari agonisant, lors duquel elle nie toute relation: Il lui pardonne et meurt.

Après la mort de son mari la princesse de Clèves se retire à Paris dans la solitude refusant toutes visites et se retire de la vie de la cour. Elle va d'ailleurs le croiser sans qu'il ne la voit au bout d'une allée, dans une sorte de cabinet ouvert de tous les côtés situé dans un jardin dans lequel il est allongé sur un banc. Le matin, la princesse de Clèves reconnaît le duc de Nemours à travers la fenêtre qui était en train de l'observer et surprise s'en va promptement, le duc de Nemours a compris qu'il a été reconnu.

Souhaitant revoir la princesse de Clèves, le duc de Nemours va retrouver le vidame de Chartres et lui avouer sa passion amoureuse. Ils se retrouvent tous les deux, le duc de Nemours lui avoue sa passion et avoue également avoir surpris sa conversation entre elle et monsieur de Clèves alors qu'elle avouait à ce dernier en aimer un autre. La princesse de Clèves refusant d'épouser le duc de Nemours malgré l'approbation du vidame de Chartres; le duc de Nemours suit le roi dans son voyage avec la cour d'Espagne et la princesse de Clèves quelque temps après part en retrait dans les Pyrénées.

Le vidame de Chartres a beaucoup de mal à occulter la passion amoureuse du duc de Nemours à la cour. La princesse de Clèves empêchant le duc de Nemours de la revoir, au bout de quelques années de douleur et de désespoir sa passion amoureuse s'éteint tandis que la princesse de Clèves menait une vie pieuse et pleine de vertus les plus estimables.

Les personnages de La Princesse de Clèves sont des personnages historiques, quoique quelques détails soient modifiés. Voici quelques commentaires de personnages historiques:. Ils sont appelés à être au-dessus des autres humains. De façon assez générale, ces valeurs reprennent celles qui sont modélisées par la Carte de Tendre. Deux exemples de cet emploi du vocabulaire précieux:. Certes, la Princesse de Clèves est influencée par son prédécesseur le roman baroque, ce qui apparaît nettement à la lecture.

En effet, le mariage de M. Sans leur rencontre chez le bijoutier, qui intervient avant celle de M. La démonstration finale en aurait été bouleversée. Cette dernière, développée par Aristote dans sa Poétique , correspond au rapport du gentilhomme à son maître, M. Il apparaît tant dans les Réflexions ou sentences et maximes morales et réflexions diverses de Monsieur de La Rochefoucauld que dans les pièces de Racine. Madame de La Fayette, amie de Monsieur de La Rochefoucauld, fréquente également les milieux jansénistes.

La Princesse de Clèves porte les marques de cette influence. En effet, la plupart des soliloques qui ponctuent le récit posent de faux problèmes. Ainsi, à la mort du roi, ce ne sont pas la pitié et la piété qui dominent, mais bien les jeux de pouvoir. Elle ment en effet à la reine dauphine à propos de la lettre de Madame de Thémines, dissimule à son mari.

En réalité, il se révèle être une stratégie de Madame de Clèves pour se tenir éloignée de la cour. Les deux figures principales du libertinage sont le duc de Nemours et le vidame de Chartres.

Cette liberté se manifeste sous deux rapports: Jouissance physique, donc, sexuelle-même. À plusieurs reprises, il tire du plaisir de surprendre Madame de Clèves. La réception de La Princesse de Clèves a beaucoup évolué au fil des siècles, ainsi qu'en témoigne Marie Darrieussecq dans l'interview qu'elle accorde en à Flammarion pour la nouvelle édition du roman:.

Au XIX e , immoral. Au XX e , idiot: Et au début du XXI e , on dit qu'il ne faut plus lire ce livre [ 12 ]. Toutefois ce témoignage lapidaire ne rend pas compte du nombre élevé de lectrices et lecteurs du roman, même encore actuellement. Il n'engage que son auteure. Un exemple du succès de ce roman: C'est un petit livre que Barbin nous a donné depuis deux jours, qui me paroît une des plus charmantes choses que j'aie jamais lues.

Hachette, lire en ligne , p. La conjoncture politique française des années redonne une certaine notoriété au roman. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Il y a de plus une alternance entre les deux personnages: Mme de Rênal voit Julien sans être vue, puis est découverte, le regard devient alors réciproque: On peut remarquer qu'au sein de ces occurrences il y a variation des temps et des modes.

A l'indicatif, le passé simple souligne le caractère soudain de la première vue. L'imparfait , par opposition, souligne une action qui dure. Ce simple jeu sur les temps et les modes permet de faire ressortir l'organisation même de la rencontre.

Le premier verbe a pour sujet: Le verbe VOIR l. L'importance du regard est, de plus, confirmée par une précision que donne Stendhal l. Ce jeu des regards va déterminer une alternance et permettre à Stendhal une présentation plus rapide et plus précise des deux personnages.

Le deuxième portrait est beaucoup plus rapide et nous donne quelques précisions sur ce que perçoit Julien. Nous étudierons donc maintenant ce double portrait. Les jeux des regards permettent à Stendhal une présentation des personnages en deux portraits.

L'ensemble des détails constitue un véritable portrait. Celui-ci est fait en plusieurs étapes selon les détails captés:. Ce groupe nominal est lui-même précisé par 3 caractérisations qui insistent toutes 3 sur sa fragilité. On note deux termes modifiés par des adverbes: Ces trois caractérisations font du jeune homme une attendrissante apparition. C'est cet aspect vulnérable qui est à l'origine de l'erreur de Mme de rênal: On remarque que le texte reprend à plusieurs reprises cette image d'hermaphrodite chez Julien:.

On peut penser alors à ce que disait Karl Gasper Jung, disciple de Freud dans L'Homme et ses symboles pulsions de vie: Il y a chez Julien une prédominance du principe féminin. Elle est perçue lorsque Julien, après avoir répondu à la question, regarde son interlocutrice. Cette image est exprimée sous une forme très élogieuse. Le Rouge et le Noir est un roman d'apprentissage, dans le domaine sentimental et érotique également.. Les deux personnages sont étonnés par cette rencontre, émus et métamorphosés mais ni de la même manière ni pour les mêmes raisons.

Elle se manifeste par des étapes successives, soulignées par des actions, puis par une fascination qui lui fait perdre la mémoire. Ce choc s'explique chez Julien par un manque total d'expérience dû surtout à son jeune âge mais cette fascination est-elle celle qu'il ressent pour Mme de Rênal ou pour ce qu'elle symbolise? N'oublions pas que la première chose qui attire Julien c'est sa tenue Mme de Rênal a plusieurs réactions successives, étroitement liées à la question de l'identité de Julien.

On note que cet état est exprimé au passé simple, ce qui en souligne la brutalité. A cet état succède enfin, contre toute attente, une véritable explosion de joie.

Cette dernière réaction s'explique par la juxtaposition presque grotesque de deux images: Cependant, l'émotion de Mme de Rênal est surtout ici liée à sa propre erreur et à son soulagement de mère. Etrangement peut-être, cette scène de rencontre empreinte d'une grande émotion ne révèle pas de sentiments très précis, l'attirance est évidente mais rien ne laisse vraiment présager de la suite de leur relation. Dans le passage qui suit, Marianne est à l'église. Elle observe l'assistance et l'effet qu'elle y produit.

C'est alors qu'elle remarque un jeune homme intéressant Parmi les jeunes gens dont j'attirais les regards, il y en eut un que je distinguai moi-même, et sur qui mes yeux tombaient plus volontiers que sur les autres. J'aimais à le voir, sans me douter du plaisir que j'y trouvais; j'étais coquette pour les autres, et je ne l'étais pas pour lui; j'oubliais à lui plaire, et ne songeais qu'à le regarder.

Apparemment que l'amour, la première fois qu'on en prend, commence avec cette bonne foi-là, et peut-être que la douceur d'aimer interrompt le soin d'être aimable. Ce jeune homme, à son tour, m'examinait d'une façon toute différente de celle des autres: Les autres applaudissaient ouvertement à mes charmes, il me semblait que celui-ci les sentait; du moins je le soupçonnais quelquefois, mais si confusément, que je n'aurais pu dire ce que je pensais de lui, non plus que ce que je pensais de moi.

Tout ce que je sais, c'est que ses regards m'embarrassaient, que j'hésitais de les lui rendre, et que je les lui rendais toujours; que je ne voulais pas qu'il me vît y répondre, et que je n'étais pas fâchée qu'il l'eût vu. Enfin on sortit de l'église, et je me souviens que j'en sortis lentement, que je retardais mes pas; que je regrettais la place que je quittais; et que je m'en allais avec un coeur à qui il manquait quelque chose, et qui ne savait pas ce que c'était.

Je dis qu'il ne le savait pas; c'est peut-être trop dire, car, en m'en allant, je retournais souvent la tête pour revoir encore le jeune homme que je laissais derrière moi; mais je ne croyais pas me retourner pour lui.

Le roman a été publié en plusieurs étapes, et reste inachevé. Le récit de cette rencontre met en relief l'importance accordée par la narratrice à un personnage parmi d'autres. Ce récit se complète d'une analyse précise et subtile que Marianne fait de ses sentiments et de son" jeu ".

En véritable maître du théâtre, Marivaux met en scène une rencontre amoureuse en privilégiant l'aspect visuel. Dans une lecture méthodique on pourra étudier les protagonistes, puis le jeu des regards entre ces personnages et enfin la naissance du sentiment amoureux. Dès le début du texte, la narratrice fait exister un groupe de personnages déterminés uniquement par rapport aux effets qu'elle produit sur eux: Petit à petit leur dénomination se fait plus floue: Il faudrait ainsi comprendre l'utilité des " autres " comme des faire-valoir, un groupe qui permet d'isoler davantage l'objet d'attention puis de désir.

Preuve en est la disparition totale de ces personnages lorsque l'effet de la rencontre est connu, quand Marianne part, elle se retourne pour ne plus voir qu'une personne: La focalisation interne permet d'analyser les différentes étapes de la rencontre, ainsi même s'il n'y a pas de description du jeune homme, son apparition se fait progressivement, il se singulariseÖ.

D'abord par la volonté même de la narratrice: Ce jeune homme n'existe donc d'abord que par le regard de la narratrice..

A partir de " Ce jeune homme à son tour m'examinaitÖ " les regards se font réciproque et le jeune homme se singularise davantage. La progression est évidente jusqu'à " sentait ". La narratrice a un comportement assez ambiguë par rapport à l'amour. D'un côté elle se définit comme quelqu'un qui aime jouer de ses charmes: Ces quelques exemples semblent mettre en scène une libertine soucieuse de provoquer le désir chez les hommes et fière de le provoquerÖCependant, elle est aussi totalement inexpérimentée quant au sentiment amoureux: C'est la sincérité des émotions qui implique la sincérité du comportement et révèle le sentiment amoureux.

La fin du passage fait plus penser à une jeune fille très sage, timide qui part de l'Eglise, un regard très gêné derrière elle, on est loin du début et des " applaudissements ". Son nom est à l'origine du nom " marivaudage " qui rend hommage à la finesse de l'analyse des personnages mais aussi à la subtilité du langage.

Diderot en parlant des écrivains " qui ont l'imagination vive ", comme Marivaux a dit dans La Lettre sur les Aveugles: Si Diderot pouvait penser au théâtre, sa citation semble pouvoir s'appliquer à ce texte tant le style traduit la sincérité des sentiments. La fin même de ce texte est un regard, celui que la narratrice porte en se retournant en partant: Assez rapidement, ce jeu des regards devient réciproque.

Au début c'est le regard de la narratrice qui isole le jeune homme comme on l'a vu: L'imparfait souligne ici la régularité, la répétition du phénomène et le verbe " tomber " semble donner au hasard une part qui ne lui revient peut-être pas, ce hasard étant annulé par la répétitivité du regard. Il y a même une sorte d'inversion des rôles, l'observateur devient observé et en est même gênée: Ligne 21 à 24 passage dans lequel réside toute la confusion des sentiments et que nous étudierons plus précisément dans la dernière partie.

Marivaux reprend ainsi toute une tradition classique qui définit le regard, les , comme siège du sentiment amoureux. Dans le texte, la révélation est assez rapide lorsqu'au début la narratrice dit: Notons cependant que le passage au présent prouve la distance temporelle qui sépare le moment de la rencontre du moment de l'écriture, la narratrice revient sur des faits passés lorsqu'elle raconte cette rencontre et peut donc, très tôt analyser les effets.

Cette phrase, incise dans le schéma narratif, est encadrée par deux verbes significatifs: Ces deux verbes ont pour sujets les deux protagonistes, ils prouvent la réciprocité des regards et en encadrant la réflexion sur l'amour montrent la naissance réciproque du sentiment amoureux.

Les circonstances de la rencontre renforcent ce que Marivaux affirmait déjà dans deux titres de pièces. La situation est exceptionnelle et refuse toute préméditation, comme le prouve l'emploi du passé simple au début. Ce passé simple est encadré par deux imparfaits, ce qui accentue la rapidité du phénomène. Ce n'est que la distanciation entre le moment de l'écriture et le moment de la rencontre qui permet d'analyser la naissance de ce sentiment, les choses vont trop vite -cette distanciation a déjà été montré à la ligne 10, elle est également présente dans " et je me souviens " ligne C'est à partir de ce " souviens " que l'interprétation des comportements ne laisse aucun doute: La situation qui a provoqué la rencontre est donc exceptionnelle, rien ne pouvait prévoir cette naissance du sentiment amoureux.

Au début du texte la narratrice parle davantage de sensations que de sentiments, c'est le plaisir qui domine mais un plaisir très superficiel. Cette superficialité est montrée dans " " j'oubliais à lui plaire et ne songeais qu'à le regarder ", c'est dire que ce souci de plaire, ce plaisir de plaire n'est qu'un jeu auquel la narratrice a l'habitude de jouer. Le doute qui s'installe chez la narratrice quant à l'interprétation des regards du jeune homme prouve l'émergence de sentiments qu'elle ne contrôle pas.

La syntaxe même illustre cette perte de contrôle avec le passage lignes 21 à 24 qui multiplie les propositions subordonnées huit occurrences du subordonnant QUE.

L'amour est assumé dès le départ de l'Eglise: A la fin du texte le couple est constitué sans qu'on sache plus de choses sur le jeune homme puisqu'il n'y a eu aucune description. La prétérition reconnue dans. Je dis qu'il ne le savait pas ; c'est peut-être trop dire ". Le souvenir ralentit même les gestes phénomène bien connu du cinémaÖ "lentement ", " retardais " et accentue le sentiment de manque, de regret peut-être même. C'est encore le décalage temporel qui permet à la narratrice d'élucider les motivations de ses actes et de reconnaître que le charme a agi même si elle tente de se cacher la vérité: Cette rencontre reprend donc certains éléments très traditionnels dans la littérature quant au thème de la rencontre amoureuse.

L'originalité réside peut-être dans le fait qu'on ne sait rien du jeune homme, même après la rencontre et que Marivaux a parfaitement su, grâce à l'écriture, traduire le trouble dans l'esprit de Marianne, à partir de simples regards.

Sylvie est la plus célèbre des Nouvelles de Nerval de son vrai nom Gérard Labrunie. Publiée en août , elle fut l'année suivante incluse dans le recueil des Filles du feu. Adrienne, la noble religieuse sublimée en sainte chrétienne ; Aurélie alias Jenny Colon, la maîtresse de Nerval , la comédienne transformée en déesse infernale ; Sylvie enfin, la petite paysanne du Valois de l'enfance de Gérard. Dans le chapitre II de "Sylvie", nouvelle d'inspiration autobiographique, le narrateur se remémore sa première rencontre avec une jeune fille nommée Adrienne.

Les circonstances de cette scène champêtre en font une sorte de cérémonie magique. J' étais le seul garçon dans cette ronde, où j'avais amené ma compagne toute jeune encore, Sylvie, une petite fille du hameau voisin, si vive et si fraîche, avec ses yeux noirs, son profil régulier et sa peau légèrement hâlée Je n'aimais qu'elle, je ne voyais qu'elle jusque-là.

A peine avais - je remarqué, dans la ronde où nous dansions, une blonde, grande et belle, qu'on appelait Adrienne. Tout à coup, suivant les règles de la danse,, Adrienne se trouva placée seule avec moi au milieu du cercle. Nos tailles étaient pareilles. On nous dit de nous embrasser, et la danse et le choeur tournaient plus vivement que jamais. En lui donnant ce baiser, je ne pus m'empêcher de lui presser la main.

Les longs anneaux roulés de ses cheveux d'or effleuraient mes joues. De ce moment, un trouble inconnu s'empara de moi. La belle devait chanter pour avoir le droit de rentrer dans la danse.

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La princesse de Clèves. La scène du portrait volé est un épisode romanesque qui comprend toutes les caractéristiques du récit traditionnel:.

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Le duc de Nemours fou de joie révèle cette conversation sous d'autres noms et ne mentionnant pas que cette expérience est liée à lui au vidame de Chartres. Cette dernière réaction s'explique par la juxtaposition presque grotesque de deux images:

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Ces deux verbes ont pour sujets les deux protagonistes, ils prouvent la réciprocité des coèves et en encadrant la réflexion sur l'amour montrent la naissance rencontrr du sentiment amoureux. La Nature se fait enchanteresse, magique les ombres " descendent ", agissent donc d'elles-mêmes et devient un facteur favorisant la rencontre, lui créant une sorte d'écrin magique: Mais après ce tournoi la reine Dauphine lui confie une lettre qui serait tombée rencontre mme de clèves nemours la poche du duc de Nemours, une lettre qui appartiendrait nemousr une de ses supposées amantes surtout que la rumeur court à la cour que le duc de Nemours chat maroc site de rencontre et chat marocain gratuit tombé amoureux et aurait une amante. A cet état succède enfin, contre toute attente, une véritable explosion de joie. Nos tailles étaient pareilles. Ce groupe nominal est lui-même précisé par 3 caractérisations qui rencontre mme de clèves nemours toutes 3 sur sa fragilité. Le duc de Nemours fou de joie révèle cette conversation sous d'autres noms et ne mentionnant pas que cette expérience est liée à lui au vidame de Chartres.