La Princesse De Clèves - Mme De La Fayette : La rencontre entre Mr De Nemours et Mme De Clèves

La Princesse De Clèves - Mme De La Fayette : La rencontre entre Mr De Nemours et Mme De Clèves

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La scène célèbre de la rencontre entre Mme de Clèves et M. Tout concourt à faire naître dans leurs coeurs des sentiments passionnels: Par un nouveau hasard toujours voulu par la romancière, il n'arrive à Paris que la veille même des fiançailles, et le soir, de sorte qu'en se rendant le lendemain au bal donné en l'honneur de ces fiançailles, Mme de Clèves ne saura pas qu'elle va y rencontrer M. A la suite du roi qui leur a ordonné de danser ensemble, c'est toute la cour qui semble ainsi se plaire à les accoupler.

Introduction

Sommaire de l'exposé Une scène de rencontre extraordinaire La réaction des personnages alentours Les prémices de l'amour. Mais, si le besoin qu'a éprouvé Mme de Clèves de s'épancher auprès de sa mère et de lui faire un chaud éloge de M. Les deux personnages manifestent par leur attitude deux conceptions opposées de la cour et du monde. La beauté de cette dernière éclipse toutes ses concurrentes. Mme De Clèves, n'aime pas son mari mais celui-ci est fou amoureux de sa femme, qui, elle, ne peut se résoudre à tromper son mari. Cela lui permet à la fois de gagner du temps en résumant rapidement, grâce au style indirect, des propos anodins, et de mettre en valeur, par le soudain passage au style direct, le moment où la conversation devient vraiment intéressante. C'est une scène d'exposition.

Le présent de vérité général n'est pas utilisé de la même façon des deux côtés. En effet, Mme De Clèves ne fait pas d'exception, elle place Mr De Nemours dans la même catégorie que les autres hommes. Langage et sentiment A cette époque, le code de bienséance régit le langage. Il s'agir de lever un secret. L'interrogation de Don César "Que veux-tu dire? Toute la scène est une réponse à cette interrogation ; la scène découle de cette interrogation. Incipit romanesque relativement traditionnel, dans la mesure où on y trouve la situation spatiale que l'on attend, cependant, les personnages ne semblent pas devoir y jouer un rôle de premier plan et on ne peut réellement dater cette première scène qui acquiert, de fait, une valeur de fable universelle.

Racine est un dramaturge français, contemporain de Louis XIV et représentant de la doctrine classique. Formé à l'abbaye de Port-Royal selon les préceptes jansénistes, il a écrit entre autres Bérénice, Phèdre et Iphigénie. La pièce Andromaque a été L'auteur de Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est Olympe de Gouges, elle est née en et est morte en C'est une femme de lettre qui a pris position pour l'égalité des droits et qui fut l'une des premières féministes françaises, malheureusement cela la conduisit à l'échafaud, en Le texte est un texte Par quels moyens Victor Hugo nous fait-il ressentir l'angoisse et la souffrance que Gilliatt ressent face au monstre?

Nous débutons par l'analyse de la tension dramatique oppressante qui se dégage du texte en nous intéressant particulièrement au crescendo insupportable. Le romanesque se poursuit dans leurs réflexions que soulève cette danse imprévue: La singularité est ici signe d'élection. La cour va également dévoiler les mystères et les identités de chacun tout en perçant l'intimité de chacun des deux protagonistes. Cet embarras souligné par le texte montre déjà qu'elle est intéressée par cet homme. Mais la Princesse perçoit le danger et refuse de plier aux questions de la Dauphine car la cour attise les passions mais les condamne en même temps.

Mais surtout elle condamne les femmes. La cour joue donc un rôle décisif dans la rencontre entre les deux protagonistes. Sans elle, leur amour ne serait peut-être pas né. Tout ce qui entoure la Princesse de Clèves et le Duc de Nemours participent à la naissance de leur passion réciproque. L'environnement, leur beauté remarquée de tous et l'union entreprise par la famille royale rapprochent inévitablement ce couple qui ne peut que tomber amoureux. Nous allons à présent analyser la manière dont la narratrice construit ce coup de foudre.

II Un des premiers coups de foudre de la littérature française le premier étant celui d'Erec et Enide. Le regard est prédominant et traverse cet extrait. L'amour naît uniquement de cet échange, échange qui ne passe que par la vue car dans cette scène les deux futurs amants amants signifie amoureux au XVIIème siècle ne se parlent à aucun moment.

La narratrice utilise presque les mêmes termes pour qualifier le Duc et la Princesse ce qui montre leur parfaite adéquation, également mimée par le nombre de phrases égales accordées à l'un et à l'autre. Le rapprochement qui s'opère, l'amour qui naît ne passe que par le regard. Ils ne se parlent à aucun moment même dans le dialogue final, ils ne se disent rien et la communication est réduite un échange d'impressions passant par la vue.

C'est ce qui donne un caractère sensuel à cette scène, caractère sensuel que l'on peut aussi percevoir dans le rapprochement des corps. Bien que le rapprochement des deux êtres ne soit pas de leur fait, leur réunion charnelle dans la danse évoque la sensualité.

Il n'y a aucun échange verbal intime. Seuls la danse et les regards les lient. Nous, lecteurs sentons cette vive tension qui anime leurs coeurs. La Princesse et le Duc agissent malgré eux comme s'il était impossible de faire autrement. Le nombre important des tournures négatives marquent leur perte de moyen face à l'autre: La première tournure qui est une négation restrictive exclut dans la pensée de la Princesse que l'homme qui vient d'arriver au bal soit quelqu'un d'autre que le Duc, comme si elle l'attendait.

Cette exclusion marque déjà l'élection du Duc dans son coeur. La seconde tournure négative montre que la Princesse fournit de véritables efforts pour combattre la surprise, l'action inattendue que provoque le Duc sur elle. Le sémantisme du verbe révèle la puissance de la passion qui l'a saisi de façon violente. Cette union irrésistible contre laquelle il est difficile de lutter est également suggérer dans l'alternance des points de vue. Au début de la scène le point de vue adopté est celui de la Princesse, puis c'est celui du Duc et enfin, celui des Rois et des Reines.

La scène est brillamment construite par la narratrice qui en alternant différents points de vue sur la rencontre révèle l'écart, le décalage entre les actes et les paroles de la Princesse qui prétend ne pas avoir reconnu le Duc: Les points de vue permettent de mettre au jour les contradictions de la Princesse qui ment pour ne pas être découverte alors que le Duc adopte la sincérité.

La passion est naissante chez les deux personnages mais elle se manifeste différemment. C'est le dialogue qui fait éclater l'opposition du couple. Leur psychologie est dévoilée et indique deux destinées. Qui plus est, M. Et, bien sûr, un fait si exceptionnel ne saurait passer inaperçu. Le roi et les reines, et sans doute beaucoup d'autres avec eux, ne manquent pas de le remarquer et de deviner qu'ils se sont reconnus sans s'être jamais vus.

Ils vont vouloir le vérifier et, pour ce faire, les soumettre à un petit interrogatoire qui a pour premier effet d'attirer leur attention, et celle de l'assistance, sur le caractère si singulier de ce qui leur est arrivé. Et la réflexion que le chevalier de Guise ne va pas pouvoir s'empêcher de faire à Mme de Clèves et à laquelle, n'en doutons pas, celle-ci ne pourra s'empêcher de repenser les jours suivants, contribuera à renforcer encore le sentiment confus qui s'est insinué en elle d'avoir rencontré en M.

Mais la situation singulière dans laquelle Mme de Lafayette a placé ses deux personnages, ne sert pas seulement à attirer l'attention de tous, et d'abord la leur, sur le fait qu'ils semblent être faits l'un pour l'autre. Elle va aussi et surtout permettre à la romancière de donner un coup de projecteur rapide mais néanmoins très éclairant sur ce qui se passe dans l'âme de son héroïne. Mme de Lafayette ne cesse de faire avec son héroïne ce que M.

Elle ne cesse, en effet, de la placer dans des situations à laquelle Mme de Clèves ne s'attendait pas et auxquelles, par conséquent, elle n'était pas préparée. Ce sera le cas lorsque M. Ce sera, bien sûr, le cas lorsque M. Ce sera doublement le cas lors de l'épisode de l'accident de M. Nemours, d'abord au moment de l'accident lui-même, et ensuite lorsque M.

Ce sera le cas lors de l'épisode de la lettre où Mme de Clèves sera de nouveau placée deux fois devant une situation à laquelle elle ne s'attendait pas, d'abord lorsque M. Ce sera encore le cas lorsque M. Rien d'étonnant à cela.

Ayant conçu une héroïne qui, bien loin de s'abandonner à ses sentiments, veut les combattre et fait tous ses efforts pour essayer de ne pas les laisser paraître, Mme de Lafayette est obligée, lorsqu'elle veut que Mme de Clèves laisse échapper des signes de sa passion, de la mettre brusquement dans une situation imprévue de façon que, prise de court, elle ne puisse ainsi s'empêcher de laisser paraître ses sentiments, comme lorsqu'elle ne peut s'empêcher de laisser voir son inquiétude quand M.

Et c'est déjà le cas ici. Bien que les sentiments de Mme de Clèves pour M. Mais elle n'aurait sans doute pas laissé paraître cette peur, si Mme de Lafayette, comme elle le fera si souvent par la suite, ne l'avait aussitôt placée dans une situation à laquelle elle ne s'attendait pas. Non seulement, en effet, Mme de Clèves ne s'attendait pas à rencontrer M.

Et c'est ce que voulait la romancière. Si Mme de Clèves s'était attendue à rencontrer M. Dans le cas présent, il n'y avait, nous l'avons dit, aucune raison objective pour que Mme de Clèves n'avouât pas qu'elle avait reconnu M. Mais c'était précisément ce que Mme de Lafayette ne voulait pas. La romancière est donc pleinement parvenue à ses fins. Elle a su, grâce à l'habile concours de circonstances qu'elle a imaginé, donner à la première rencontre de Mme de Clèves et de M. Mais elle a su aussi et surtout donner à son héroïne l'occasion de laisser échapper un premier signe de la passion qui vient de naître en elle, et ce premier signe annonce tout son comportement à venir.

Redisons-le, le refus de Mme de Clèves d'avouer qu'elle a reconnu M. En le voyant si beau, Mlle de Chartres pense qu'il ne peut s'agir que de celui dont elle a tant entendu parler.

Elle est surprise, il est surpris. Alors que la rencontre avec M. Histoire et roman semblent ici se mêler étroitement. Jusque-là Phèdre avait toujours été convaincue, comme tout le monde, qu'Hippolyte ne s'intéressait pas aux femmes.

La jalousie n'a donc joué aucun rôle dans la 'dénonciation' d'Hippolyte. Il va sans dire, en effet, qu'il ne saurait trouver qu'à Paris les caleçons ensorceleurs et les chaussettes enchanteresses devant lesquels la reine Elisabeth ne saurait manquer de faire des yeux de carpe pâmée.

Il alla ensuite chez les reines. Cet homme était venu de Florence avec la reine, et s'était tellement enrichi dans son trafic que sa maison paraissait plutôt celle d'un grand seigneur que d'un marchand.

La Princesse de Clèves n'est assurément pas un roman populiste: Il voyait bien par son air, et par tout ce qui était à sa suite, qu'elle devait être d'une grande qualité.

Après le départ de Mlle de Chartres, M. En effet, lorsque le roi l'a invité à tenter sa chance auprès de la reine Elisabeth, M. Rappelons ce qu'elle disait de M. Un tout petit peu plus loin, elle va revenir sur ce parallélisme et sur la fascination qu'ils semblent exercer l'un sur l'autre: Mais il me paraît tout à fait abusif de s'appuyer sur ce parallélisme que Mme de Lafayette établit entre ses deux personnages, pour prétendre découvrir dans l'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre un caractère narcissique.

C'est ce que fait pourtant M. Si tout le monde semble penser que Mme de Clèves et M. Malandain n'a rien d'étonnant: Ce dont on pourrait s'étonner, en revanche, c'est que M. Malandain s'arrête à mi-chemin. Malandain a-t-il jugé que la chose allait tellement de soi que ce n'était pas la peine de le dire.

Elle commence par rapporter au style indirect les premiers propos, qui sont souvent des banalités, échangés par les personnages, et elle passe au style direct quand ils en viennent aux choses sérieuses.

Cela lui permet à la fois de gagner du temps en résumant rapidement, grâce au style indirect, des propos anodins, et de mettre en valeur, par le soudain passage au style direct, le moment où la conversation devient vraiment intéressante. On trouvera un bon exemple de ce procédé avec la visite de condoléances que M.

Les propos de circonstances, relatifs à la mort de Mme de Chartres, échangés au début de la scène sont rapportés au style indirect, Mme de Lafayette ne passant au style direct que lorsque M. Jean Rousset lorsqu'il écrit: Certes, par la suite, M. Mais ici son comportement est tout à fait normal, et tout autre à sa place aurait sans doute fait le même compliment à Mme de Clèves, sous peine de paraître manquer à la galanterie la plus ordinaire, voire à la simple courtoisie.

Il est donc tout à fait logique que, se trouvant en face d'une femme très belle et qu'il ne connaît pas, il en déduise qu'elle ne peut être que Mme de Clèves. Nemours avant de s'abîmer dans la contemplation de son portrait pp.

Pourquoi ne vous est-il pas comme un autre? Pourquoi faut-il que vous craigniez sa vue? Pourquoi lui laissez-vous voir que vous la craignez?

Pourquoi lui faites-vous connaître que vous vous servez du pouvoir que sa passion vous donne sur lui? Oseriez-vous refuser de le recevoir si vous ne saviez bien qu'il distingue vos rigueurs de l'incivilité? Mais pourquoi faut-il que vous ayez des rigueurs pour M. L'expérience se révèle concluante: Il partagera tous les honneurs, et il me semble que vous devriez essayer de faire choisir quelque autre.

Le chagrin que vous en avez vient d'une autre cause. Mais cela ne se renouvellera pas. Il en est de même lorsque la reine dauphine raconte plus tard à Mme de Clèves que la femme qu'aime M.

Aussi la reine dauphine ne va-t-elle pas remarquer son trouble: Heureusement la romancière, qui écoutait derrière la porte, se hâtera de faire venir M. Il ne prit pas seulement le soin de chercher des prétextes pour rompre avec elles; il ne put se donner la patience d'écouter leurs plaintes et de répondre à leurs reproches.

C'est là, nous l'avons déjà évoquée dans l'Avant-propos, une des plus grandes invraisemblances du roman, après celle de la présence de M.

Nemours au moment de l'aveu. Lorsqu'il revient à la cour, il y trouve une femme dont la beauté surpasse, de l'avis de tous, celle de toutes les autres. Il laisse aussitôt tomber toutes ses anciennes maîtresses et tout le monde se demande quelle peut bien être la femme mystérieuse qui lui a fait oublier toutes les autres. Comment expliquer que personne ne pense à la première personne à qui tout le monde devrait d'abord penser?

Quoi qu'il en soit, Mme de Lafayette n'avait pas pris soin de nous avertir de cette cohabitation, ce qu'un romancier réaliste n'aurait évidemment pas manqué de faire. Quant à supposer que, devant aller au bal et rentrer tard, M.

Cette cohabitation sera, d'ailleurs, confirmée plus loin, lorsque Mme de Clèves, ayant pris enfin conscience de ses sentiments pour M. Mme de Clèves a dû venir au bal avec son mari, elle a dû danser avec lui, elle a dû repartir avec lui. Or tout se passe comme s'il n'était pas là. Mais, s'il n'est pas là, il est un peu étrange que Mme de Clèves soit venue au bal, et, de toute façon, Mme de Lafayette aurait dû nous le dire et nous expliquer pourquoi. L'extrême méfiance de Mme de Chartres envers les hommes pourrait s'expliquer par son expérience conjugale, mais la romancière ne nous donne aucune indication sur ce point.

Rappelons ce qu'écrit Mme de Lafayette, après avoir évoqué la peine que causait à Mme de Clèves le désespoir du chevalier de Guise, peine qu'elle confiait à sa mère: Elle fut extrêmement surprise lorsqu'on lui dit que M. Site de René Pommier.

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Après , le genre romanesque français connaît une profonde mutation: Les bienséances et la passion s'opposent dans cet extrait. Letter of king Henry to M.

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