Marrakech et le Haut Atlas (Maroc) - s55.me

Première fois : entourée de ma meilleure amie et de deux mecs !

voisins rencontres et jardins cachés

Alexandre Dumas en disait ceci: Destiné à être vu par les vivants, il représente avant tout l'idéal confucéen auquel se rattache la famille commanditaire, comme bon nombre de familles des élites de l'époque: Toutes les techniques y ont leur place.

commentaires

Cette dernière, peu attirée par son époux, se montre réticente à accomplir le devoir conjugal. Celle qui vient de vivre seule une captivité de deux mois et demi, sans pouvoir communiquer avec ses enfants, tente de leur faire passer ses dernières recommandations. Les preuves archéologiques et les écrits de l'époque, suggèrent que les hauts fourneaux existaient en Chine à la fin de la période des printemps et des automnes av. Festival chanson de café Organisé par la Ville de Pornic pour la première fois en , ce tremplin musical est devenu un temps fort de la saison culturelle. C'est pourquoi Mathieu-Jacques de Vermond est envoyé à la Cour pour s'occuper de la future dauphine [ a 8 ]. Une tradition fait de Marie-Antoinette d'Autriche celle qui aurait officiellement introduit et popularisé en France le croissant à partir de , d'où le nom de viennoiserie [ 11 ]. Jeanne de Bourgogne ép.

Rue Andre Del Sarte. Et je tente maintenant de ramasser tous ces souvenirs! Bonsoir à vous qui avez habité dans ma rue qui est celle de vos grands parents. C'est émouvant de sentir que les souvenirs restent attachés aux lieux où nous avons vécu et aimé. Bonjour, Je ne suis pas sûre que votre blog soit toujours actif vu que les derniers commentaires datent de mais je ne pouvais pas faire autrement que de réagir.

Tout d'abord merci pour cet dommage rendu à cette rue qui est le berceau de trois générations de ma famille. Ma grand mère faisait partie de ces Auvergnats qui conquirent Paris au début du 20ème siècle, elle s'est installée au 16 de la rue. Le café s'appelait au Petit Bougnat. Ma mère a pris le relai et moi je suis allée à l'école maternelle de la rue. J'ai quitté la rue en Aujourd'hui le café a disparu et lorsque je reviens dans cette rue la nostalgie m'étreint comme après avoir parcouru votre blog.

Bonjour Noëlle Oui mon blog est toujours actif et reçoit plus de visites par jour. J'ai été touché par votre commentaire. Votre famille fait partie de cette mémoire si précieuse de Montmartre. J'habite au 14, à côté de l'immeuble où vous avez habité. Aujourd'hui il appartient tout entier au même propriétaire et les petites maisons qui se trouvaient dans l'impasse ont été détruites pour faire place à une extension d'acier et de verre. Il y a longtemps que le vieux café n'existe plus.

Mais les lieux ont la mémoire dure et sont toujours "habités" par le souvenir de ceux qui y ont vécu. Il s'agit de votre article sur les Galeries Dufayel: En sa fille ma mère se marie et il lui offre un gros fauteuil Dufayel que je suis en train de remettre en état.

C' est pourquoi j' ai cherché sur Google si Dufayel figurait. Votre article m' a comblée Merci pour votre message. Je trouve passionant de retrouver des traces d'un passé pas si lontain! Ce serait formidable que vous ayez des documents au sujet de votre grand-père. C'est une mémoire vivante de ce quartier Nous avons découvert un site merveilleux qui dévoile chaque jour ses nouveaux secrets, c'est le "puits des insurgés", comme vous et tous les commerçants de la rue l'appelle.

Nous aimerions en savoir plus sur le lien de ce puit avec l'histoire de la commune, et de nombreuses personnes habitants la rue nous ont conseillé de prendre contact avec vous. Nous avons rencontré M. Roussard, président de l'association des amis du puit mais qui ne semblait pas connaitre ce lien avec la Commune. Serait-il possible de vous rencontrer ou de vous joindre par téléphone? Nous vous remercions d'avance en esperant avoir de vos nouvelles. Bonjour Je ne peux vous donner des renseignements très précis.

La mémoire de la Commune est restée vivante. Plusieurs communards se sont cachés dans le quartier rue Müller, clignancourt, Myrrha, Poulet Certains galetas n'avaient pas l'eau courante et il est vraisemblable que le puits ait pu recevoir la visite des insurgés Je serai de retour à Paris dans une huitaine.

N'hésitez pas à me contacter si vous le jugez utile. Nous avons un site internet ouvert au public. Les voyages qui y sont publiés par les internautes représentent une source essentielle pour nos guides papiers.

Vous pouvez également créer un profil sur notre site www. Si l'on en croit Madame Christine Muhlke, auteur de cet article, notre rue est devenue "trendy", 'très tendance" mais laquelle?

Des créateurs de mode s'y sont installés, le plus récent étant Jean Touitou, fondateur de la marque A. Le restaurant "La Famille" a pondu un Chéri Bibi et voilà notre petite rue qui a le vent en poupe. En tapant les trois mots sur l'écran sésame, je tombe sur un article et me dis: Je suis touchée que mes statues vous parlent et je vais, de ce pas, apporter mon petit pavé à votre édifice: Il n'était pas rare de croiser un tigre de Bouglione sur le palier et ces rencontres surréalistes me réjouissaient.

Sous la dictée des pas, l'histoire d'une rue s'écrit. Les nôtres se feront prochainement, dans le vestibule, une courbette amicale. C'est bien de n'avoir pas commenté l'entrée de l'école. C'est, bien entendu, une couveuse d'oeufs de sauriens? Editer l'article Administration Connexion Créer mon blog.

Photos plage de la Circuit de deux heures. Départ Métro Anvers, arrivée Place des Abbesses. La neige à Montmartre. Neiges d'antan et neiges d'aujourd'hui. Le passé et l'hiver Photos de novembre et décembre au jour le jour.

Pour les Amoureux de Montmartre, des Chats. Les Amis Inconnus et les Poètes Dessins de la Parisienne. Poème anniversaire de Nicole. Photos de Montmartre au jour le jour. Paco Durrio Francisco Durrio à Montmartre.

Vitraux du cimetière de Montmartre. Photos de neige à Montmartre. Crue de la Seine. Îles de la cité, Saint-Louis, les quais Cimetière de Montmartre et Saint Vincent. Le gouvernement central avait fait le choix de s'appuyer sur un système de recommandation émanant de fonctionnaires en place dans les provinces et dans l'administration centrale, chargés de débusquer et promouvoir les plus méritants.

Ceux qui étaient envoyés à la capitale pouvaient être soumis à des examens servant à valider leurs compétences. À l'époque de Wudi , le système se précisa. Chaque chef de district devait présenter un quota de candidats aptes au service sous peine de sanctions. Déterminés dans une optique confucéenne, les critères de sélection étaient moraux et vagues: On recommandait ainsi entre et personnes chaque année.

Ils devaient en principe âgés de plus de 40 ans. Une Académie impériale fut créée sous le règne de Wudi pour parfaire l'instruction de ceux qui devaient servir aux fonctions les plus importantes.

Les personnes formées ainsi pouvaient servir dans l'administration centrale ou aux postes les plus importants de l'administration provinciale. De fait, le principe du choix des talents par des fonctionnaires déjà établis ne permit pas vraiment l'instauration d'un système méritocratique, puisque le choix pouvait être guidé par des principes familiaux les fils de hauts dignitaires avaient un droit héréditaire à intégrer l'administration , clientélistes ou même financiers vente de charges.

La promotion ou la rétrogradation des fonctionnaires pouvait être faite aussi bien par le mérite que par les réseaux qu'ils étaient en mesure de se bâtir. Ils étaient tenus de rendre des rapports réguliers de leurs activités et étaient soumis à une réglementation tatillonne. Mais pour pouvoir connaître un avancement il valait mieux avoir des appuis hauts-placés, les rapports des supérieurs hiérarchiques étant très importants dans l'évolution de la carrière [ 27 ].

Une fois stabilisé et débarrassé des forces centrifuges qui le menaçaient de l'intérieur, l'empire des Han connaît une formidable expansion territoriale vers l'extérieur sous le règne de Wudi. Encore une fois, il s'agit de la poursuite d'une politique déjà menée par le Premier empereur Qin, mais elle la dépasse largement par ses succès. Se met alors en place un système diplomatique et militaire qui pose les bases des relations des futurs empires chinois avec les pays voisins, en particulier en direction de l'Asie intérieure.

Les royaumes chinois septentrionaux de l'époque pré-impériale étaient rentrés en contact avec les populations du Nord vivant d'un mode de vie nomade ou semi-nomade, contacts qui s'étaient soldés par des conflits mais également des échanges, par exemple l'introduction de la cavalerie montée en Chine.

Les Qin avaient mené une politique agressive contre ces peuples, et érigé la Grande muraille pour délimiter l'espace qu'ils souhaitaient contrôler et défendre. Le fondateur de leur empire, Modu av. Cette politique ne s'avéra pas tenable, les Xiongnu ne respectant pas ce traité ni ceux qui furent conclus par la suite, et elle fut abondamment critiquée par différents conseillers comme Jia Yi et Chao Cuo , d'autant plus qu'elle était très coûteuse financièrement parlant.

Les gouverneurs des provinces du Nord étaient en première ligne face à l'expansion des Xiongnu, et plusieurs furent tentés de se rallier à eux. Sous le règne de Wudi, une politique plus agressive fut choisie, facilitée par la fin des troubles internes à l'empire Han. Une première campagne échoua piteusement en av. Il ne connut par le succès sur ce point, mais son périple lui offrit une bonne connaissance des régions occidentales, et d'autres expéditions devaient suivre.

Elles eurent pour conséquence d'ouvrir la Chine aux pays orientaux, dont l'alliance fut recherchée, mais également avec lesquels les relations commerciales furent plus poussées, posant les bases de l'essor de la route de la soie au siècle suivant.

Les offensives menées contre les Xiongnu commencèrent à porter leurs fruits, et connurent meilleure fortune entre et , en particulier celles conduites par le général Wei Qing , tandis que l'arrêt du versement du tribut priva la chanyu de ressources primordiales.

Cela entraîna la dislocation de la coalition de tribus qu'il dirigeait, et il ne fut plus une menace sérieuse pour l'empire Han [ 31 ]. Les expéditions de Zhang Qian en Asie centrale avaient fourni l'opportunité pour une expansion en direction de ces régions, une fois les Xiongnu affaiblis.

Les Han recherchèrent d'abord l'alliance de deux puissants royaumes de ces régions, celui des Wusun et celui de Loulan, pour contrecarrer les possibilités d'expansion des Xiongnu. Une campagne menée en aboutit à leur soumission. Les décennies suivantes confirmèrent la prise de contrôle du Turkestan oriental par les Han, tandis que l'empire Xiongnu se divisait en plusieurs entités [ 32 ]. Wudi fut alors libre de constituer de nouvelles provinces au Nord et à l'Ouest.

Il s'agissait en fait surtout de régions peuplées par des colonies militaires ayant leur propre domaine agricole visant à assurer leur entretien tuntian , peuplées par des centaines de milliers de paysans et soldats installés de force. On abandonna alors le principe d'une armée reposant surtout sur des paysans conscrits héritée des Qin et destinée avant tout aux conflits intérieurs, pour une armée de frontières, surtout concentrée dans les garnisons du Nord et de l'Ouest, constituée de soldats de métier ou de nomades incorporés dans l'armée chinoise, jugés plus aptes aux méthodes de combats reposant avant tout sur la cavalerie montée, ainsi que de criminels condamnés à servir dans les armées [ 34 ].

La politique d'incorporation des peuples étrangers dans le système des royaumes vassaux ou même dans des commanderies frontalières afin de disposer de leurs soldats pour les campagnes militaires devait connaître un grand essor, notamment avec les Xiongnu, les Qiang et les Wuhuan.

Cela entraîna l'intégration de populations non chinoises dans les provinces frontalières, où elles étaient contrôlées souvent rudement par les fonctionnaires impériaux [ 35 ]. Les garnisons de capitales des commanderies frontalières du Nord et de l'Ouest, Dunhuang Gansu et Jüyan Mongolie intérieure ont livré une abondante documentation administrative inscrite sur des lamelles de bois et de bambou, qui ont fourni des informations appréciables sur la vie des colonies militaires de ces régions.

Leur administration reposait sur des garnisons importantes au niveau le plus important, puis des forteresses, des tours de garde gardées par une poignée de soldats contrôlant les déplacements des personnes qui devaient être munies de laissez-passer et signaler tout ce qui importait à la sécurité de la province, ainsi qu'un système de relais facilitant les communications [ 36 ].

Les rois étrangers soumis aux empereurs Han recevaient des gratifications comme des sceaux impériaux et des titres leur conférant une place dans l'ordre impérial chinois, ou parfois même des princesses du clan impérial. Ils étaient également astreints à envoyer des otages à la cour chinoise souvent des princes qui y recevaient une éducation chinoise et étaient donc par la suite d'importants vecteurs de sinisation.

Mais le plus important moyen d'influence des Han à l'extérieur était dans leur politique de présents. La soumission des royaumes étrangers entraînait pour eux la nécessité de verser un tribut à leurs maîtres, présents symbolisant leur soumission au Fils du Ciel. Il s'agissait de produits représentant les pays soumis aux yeux des Chinois, pour lesquels ils avaient un attrait exotique.

Mais les présents offerts par les Han dépassaient largement la valeur de ce qu'ils recevaient eux-mêmes: Ils se plaçaient ainsi dans un système d'échanges symboliques visant à montrer leur supériorité. Les routes provenant de l'Asie intérieure amenaient depuis longtemps en Chine des blocs de jade , pierre considérée comme très prestigieuse dans ce pays, et très utilisée dans l'art funéraire.

La nouveauté fut l'introduction plus abondante de chevaux depuis les contrées d'Occident. On se préoccupa de plus en plus d'importer massivement — quel qu'en fut le prix — une race plus élancée, les coursiers indispensables pour protéger les frontières du nord — au contact des Xiongnu — et de l'ouest — les routes de la soie — contre des populations de cavaliers dont la pression se fit de plus en plus pressante avec le temps, et aussi pour relier rapidement le vaste territoire de l'empire unifié.

Les chefferies des régions du Sud de la Chine, correspondant aux actuels Guangdong , Guangxi , Zhejiang , Fujian , ainsi qu'au nord du Viet-Nam , étaient passées sous administration Qin, mais elles étaient peu peuplées et attiraient peu l'intérêt de l'administration. Les nombreux peuples autochtones, notamment les Yue dans le Sud-Est, étaient mal contrôlés.

Les troubles accompagnant la prise de pouvoir par les Han avaient été l'occasion pour des potentats locaux de se rendre indépendants. Le royaume de Nanyue , s'étendant sur le Guangdong et le Guangxi, reconnut la suzeraineté des Han, comme en témoigne la présence d'un sceau impérial Han dans la tombe de son roi Zhao Mo [ 39 ]. Il fut finalement annexé et transformé en commanderie en av. Le royaume Dian, localisé dans l'actuel Yunnan , fut quant à lui soumis en av.

Les pays méridionaux étaient alors passés sous administration directe, le pouvoir central se contentant d'y disposer de quelques garnisons et agglomérations administratives éparpillées sur ces vastes contrées qui constituèrent des îlots de population Han commanderies de Nanhai, Cangwu et Jiaozhi , tandis que certaines parties comme le pays des Minyue ne furent jamais solidement tenues.

Dans la foulée, le commerce maritime en direction de l'Asie du Sud-Est connut un timide développement [ 40 ]. Au bout du compte, il apparaît que les Han ont su mettre en place une administration efficace, et les plus belles années du règne de Wudi ont pu être vues comme un âge d'or.

Ce fut en tout cas le triomphe du pouvoir impérial autour duquel s'était concentré l'essentiel du pouvoir. Les dernières années du règne de Wudi furent marquées par des épisodes de troubles à la cour, notamment des affaires de sorcellerie conduisant à la mort plusieurs hauts personnages, et dont les conséquences les plus dramatiques furent la révolte et le suicide du prince héritier Liu Ju et de l'impératrice Wei Zifu.

Wudi désigna alors un de ses jeunes fils pour lui succéder, non sans avoir éliminé sa mère pour qu'elle n'exerça pas une autorité similaire à celle des précédentes impératrice, et confia la régence au général Huo Guang. C'est à ce prix que la transition fut assurée dans le calme après la mort de Wudi en 87 av. Huo Guang exerça la régence en poursuivant les tendances autocratiques du défunt empereur, installant sa famille aux postes-clés de l'administration, et mariant sa fille à l'empereur Xuan av.

Après sa mort en 68 av. Son jeune neveu Wang Mang parvint à devenir régent des deux. Il nourrissait plus d'ambitions que les autres membres de sa famille, se présentant comme un promoteur actif des valeurs confucéennes. Il entreprit dans cet esprit des réformes audacieuses: Mais ses réformes ne furent manifestement pas appliquées de façon efficace [ 43 ]. Les réformes de Wang Mang ont peut-être heurté les élites de l'empire, mais ce n'est pas ce qui allait causer la chute de Wang Mang.

Ils infligèrent plusieurs défaites aux troupes impériales en 18 et L'autorité du pouvoir central se désagrégea, et de nombreux foyers rebelles émergèrent, aboutissant parfois à la formation de principautés autonomes.

Ce contexte profita à une des branches du clan Liu, descendante de l'empereur Jingdi , donc ayant une parenté très lointaine avec les derniers Han antérieurs, et implantée à Nanyang dans le Henan. Un des membres de cette branche, Liu Xiu, réussit à s'affirmer après de nombreuses péripéties comme un grand chef militaire, en plus de pouvoir se présenter comme héritier de l'ancienne dynastie dont le retour était ardemment souhaité par de nombreux rebelles, signe de l'important prestige qu'elle avait su se constituer.

Après la mort de Wang Mang en 23 et sa proclamation comme empereur en 25 nom posthume Guangwu , il lui fallut encore quelques années pour éteindre les dernières révoltes embrasant l'empire, notamment celle des Sourcils rouges, ainsi que plusieurs potentats locaux, ce qu'il fit en mêlant mesures de pardon et victoires militaires [ 44 ].

Une des mesures les plus importantes du règne de Guangwu fut le transfert de la capitale de Chang'an à Luoyang , marquant la prééminence des régions de l'est des passes, foyer économique et culturel le plus dynamique de la Chine à cette période. La dynastie des Han postérieurs fut alors souvent présentée dans une veine confucéenne comme plus respectueuse de la culture et des rituels que celle qui la précédait [ 45 ]. Guangwu et ses deux successeurs Ming et Zhang, qui montèrent sur le trône sans encombre, ont laissé l'image de souverains avisés, et leurs règnes furent une période relativement prospère [ 46 ].

Du point de vue institutionnel, la période des Han postérieurs vit l'affirmation définitive du Secrétariat impérial shangshu , chargé de rédiger et publier les ordres et la correspondance de l'empereur, devenu finalement un véritable cabinet impérial, tirant une grande puissance de la proximité du monarque. Son directeur shangshu ling devint de fait un des personnages principaux de la cour, supplantant le Chancelier qui était une figure majeure sous les Han antérieurs, et ce service contrôla à son tour plusieurs bureaux fixés au nombre de six.

Mais la structure de l'administration traditionnelle fut préservée, même si beaucoup de titres avaient perdu une partie de leur substance et de leur importance. La proximité de l'empereur continua de servir l'affirmation des eunuques, qui disposaient en principe de charges et bureaux liés à la maison impériale intendance du palais, du harem, des jardins, garde des portes, etc.

Les impératrices y compris douairières et les princes en particulier l'héritier désigné disposaient également de leur propre cour avec ses bureaux [ 47 ]. La répartition du pouvoir au sein de l'administration centrale visait ainsi à assurer son partage entre plusieurs personnages et bureaux recevant une délégation d'une part de l'autorité impériale [ 48 ]. La stabilité apportée par les trois premiers Han postérieurs se maintint jusqu'en 88, début du règne de Hedi , moment à partir duquel les empereurs intronisés le furent tous alors qu'ils n'étaient pas en âge de gouverner.

C'était sans doute le résultat de manipulations de magnats de la cour, issus des deux factions qui prirent alors en concurrence les rênes du pouvoir, les eunuques et les membres des familles des impératrices. Schématiquement, la période de jeunesse des empereurs donnait du pouvoir à leur mère, qui faisait reposer son pouvoir sur les membres de sa famille, qui se voyaient confier des charges les plus importantes.

Mais avec le temps l'empereur développait des ambitions plus importantes, et cherchait à jouer un rôle plus important en supplantant les ministres de sa famille maternelle et leurs alliés, et ne pouvait pour cela s'appuyer que sur les eunuques, qui étaient les seuls hommes qu'il pouvait côtoyer. Les eunuques finirent par constituer une faction solide à la cour, rivale des familles de ministres [ 49 ]. Aux frontières, la menace que faisaient peser les Xiongnu désormais divisés était moins marquée au début des Han orientaux grâce aux succès de leurs prédécesseurs, et la politique de présents continuait avec succès.

Cela fut accentué à partir des années 70 par les actions du général Ban Chao , qui parvint à rallier à la cause chinoise différents souverains des royaumes sédentaires de la région du Tarim , qui acceptèrent la suprématie des Han et envoyèrent de nombreuses ambassades à Luoyang durant ces années. Les Xiongnu furent alors supplanté par leurs anciens vassaux, les Xianbei , qui furent un temps les alliés des Han.

Ceux-ci menèrent dès lors plusieurs campagnes de pillage dans les régions frontalières du Nord moins bien défendues que précédemment, mais cela n'eut pas de conséquence grave pour l'empire. Les premiers souverains des Han postérieurs connurent ainsi des succès notables à l'extérieur. Les échanges avec les pays situés vers l'Occident furent poursuivis en dépit du recul des troupes Han sur la route de la soie.

C'est également sous les Han postérieurs que des contacts semblent établis avec l' empire romain. Une ambassade est envoyée pour établir un contact avec Rome en 97, mais elle est arrêtée à la cour des Parthes, qui ne voulaient manifestement pas voir les Chinois discuter avec leurs ennemis Romains. Le Livre des Han Orientaux évoque l'empire occidental appelé Da Qin , et notamment une ambassade romaine arrivée à la cour Han en , envoyée par l'empereur An-dun sans doute Marc Aurèle.

Cela n'est pas mentionné dans les sources romaines, qui n'évoquent jamais l'empire Han [ 51 ]. Les historiens Charles Hucker et Rafe de Crespigny pensent que cette mission a été menée par des marchands romains assez audacieux pour tenter le voyage et non par de vrais diplomates [ 52 ].

Dans les provinces, les inspecteurs régionaux mandatés par le pouvoir central commencèrent à y résider une majeure partie de l'année, poursuivant le reste du temps leurs tournées d'inspection et se contentant d'envoyer des rapports à la capitale. Leurs liens avec l'administration locale fut donc renforcé.

Autre évolution importante en province, l'administration des monopoles sur le fer et le sel fut transférée aux gouverneurs des commanderies [ 53 ]. La situation profita aux élites provinciales qui renforcèrent leur emprise sur de nombreuses régions de l'empire, dans la droite ligne des évolutions sociales de la fin des Han antérieurs. Le fondateur des Han postérieurs était lui-même un de ces grands propriétaires terriens ayant une base provinciale solide, et il ne combattit par le pouvoir croissant des grands lignages provinciaux.

Les paysans ayant aliéné leur terre, les migrants, mais aussi les colons militaires se plaçaient souvent sous la coupe d'un de ces personnages, travaillant leur domaine et intégrant leur milice privée [ 54 ]. L'abandon des provinces du Nord-Ouest, l'insécurité pesant sur les régions du Nord ainsi que la croissance des inégalités sociales eurent d'importantes conséquences. Entre les recensements de 2 et de , la population de l'empire semble avoir diminué d'environ millions de personnes.

Il peut s'agir d'un déclin démographique, ou bien de la diminution de la population contrôlée par l'administration impériale et ses recenseurs, et donc de la population taxable [ 55 ]. Il y eut également des migrations en direction du Sud. Les ordres impériaux étaient de moins en moins suivis en province, où les inspecteurs régionaux avaient une plus grande latitude dans leurs actions, d'autant plus que l'empereur n'avait plus les moyens financiers ou la volonté pour les aider en cas de difficultés: Les salaires versés par le pouvoir central aux fonctionnaires provinciaux furent diminués, la cour devant même emprunter à plusieurs reprises de l'argent aux grands lignages provinciaux.

Les autorités locales durent gérer la situation avec leurs propres moyens, ce qui favorisa le renforcement des potentats locaux [ 57 ]. À la cour, le pouvoir des eunuques suscita une réaction de la part du parti des aristocrates provinciaux qui fournissaient une grande partie de l'appareil administratif central, qui avait désormais perdu toute autorité. Un premier épisode sanglant eut lieu en quand la famille Liang, dont étaient issus trois impératrices, plusieurs concubines et de nombreux ministres, fut éliminée à l'instigation de l'empereur Huan et d'eunuques.

Le parti des eunuques s'affirma quelques années plus tard, en éliminant de nombreux ministres et lettrés entre et , bannissant les survivants en province après leur avoir retiré titres et honneurs. Cela eut pour effet de couper encore plus la cour des provinces. Dans ces dernières, les révoltes devinrent plus intenses dans les années , puis une inondation dévastatrice du fleuve Jaune entraîna une rébellion plus importante en , celle des Turbans jaunes , dirigée par Zhang Jue et ses frères, qui jouissaient d'une véritable aura religieuse, voulant renverser la dynastie Han dont ils estimaient que le mandat était achevé.

Cela accéléra la fragmentation de l'empire. Les chefs de guerre qui réprimèrent la révolte devinrent indépendants de fait du pouvoir central qui ne disposait plus d'une armée en mesure de s'opposer aux leurs, puis entrèrent en lutte pour contrôler leurs provinces voire la cour impériale.

L'un d'entre eux, Yuan Shao , issu d'un grand lignage provincial, s'empara en de Luoyang et élimina le parti des eunuques. Il dut cependant se retirer peu après quand un autre seigneur de guerre, Dong Zhuo , investit la capitale et intronisa l'empereur Xiandi dont il entendait faire sa marionnette [ 58 ].

Après avoir commis plusieurs massacres et s'être réfugié à Chang'an , Dong Zhuo fut finalement éliminé en par ses lieutenants. L'empire était désormais divisé entre plusieurs généraux rivaux: L'empereur Xiandi passa sous le contrôle de Cao Cao, qui récupéra à son profit le prestige de la dynastie Han, et plaça le bassin du fleuve Jaune sous sa coupe après s'être débarrassé de Yuan Shao en Il ne put cependant éliminer tous ses rivaux, puisqu'il fut vaincu en par deux seigneurs de guerre implantés dans le Sud, Liu Bei et Sun Quan , lors de la célèbre bataille de la Falaise rouge.

Les conflits des années suivantes confirmèrent la tripartition de l'empire: En , Cao Pi destitua l'empereur Xiandi, qui avait été longtemps préservé en raison du prestige de son lignage mais avait désormais perdu toute légitimité. Il mit ainsi fin à la dynastie Han et fonda celle des Wei , se voulant désormais détenteur du mandat céleste. Ses deux rivaux contestèrent cela et se proclamèrent à leur tour empereurs: Débuta alors la période des Trois royaumes [ 59 ].

Être d'un rang plus élevé conférait diverses gratifications. Lors des banquets les convives étaient placés en fonction de leur rang.

L'empereur pouvait décréter des augmentations de rang collectives lors d'occasions spéciales comme les intronisations ou les changements de nom de règne [ 60 ]. Les textes juridiques exhumés à Zhangjiashan ont apporté des éclairages sur les aspects juridiques de ces classements: Une partie de la population était classée en dehors du système des vingt rangs, et donc d'un rang social inférieur à ceux qui y étaient inclus.

Il s'agissait en premier lieu de gens du commun, dont le statut est mal connu, puis d'esclaves. Ces derniers étaient avant tout issus d'un esclavage économique, ayant été vendus par leur famille ou par eux-mêmes à la suite de dettes. La famille type de la période Han était patrilinéaire, nucléaire, avec quatre-cinq membres vivant dans la même maisonnée. Les différentes générations de la famille élargie n'occupaient par la même habitation, à la différence des périodes postérieures [ 64 ].

Suivant les normes confucéennes, les différents membres de la famille devaient se traiter suivant différents degrés de respect et d'intimité. Par exemple, il y avait des délais différents à respecter pour le deuil des membres de la famille, celui des fils après le décès de leur père étant le plus long.

Pour la formation des familles, les mariages arrangés étaient la norme, avec l'avis du père qui primait sur celui de la mère. La grande majorité des unions étaient monogames, mais les plus riches avaient l'habitude de prendre des concubines [ 65 ].

Sous certaines conditions dictées par la coutume et non la loi, les hommes comme les femmes pouvaient divorcer et se remarier [ 66 ]. On attendait des femmes qu'elles obéissent à leur père, puis, une fois mariées, à leur mari, et si elles survivaient à ce dernier à leur fils aîné. Le principe de patrilinéarité voulait qu'elles quittent leur famille à leur mariage: Néanmoins, il apparaît dans les sources de l'époque qu'il y avait beaucoup d'infidélités à ces principes, surtout en ce qui concerne les relations entre les mères et leurs fils.

Dans la famille impériale il était courant que les femmes exercent une grande autorité et ne respectent pas forcément celle de l'empereur [ 68 ]. Les femmes étaient exemptées des corvées, et exerçaient la plupart de leur travail dans le cadre familial, suivant l'activité de leur époux. Mais elles pouvaient également exercer des activités lucratives à côté de leurs obligations domestiques. L'activité textile était la tâche féminine par excellence, accomplie surtout pour les besoins familiaux mais aussi pour vendre sur le marché, ou même dans des grands ateliers textiles employant des centaines de femmes.

Certaines femmes constituaient même des collectifs de tisserandes, joignant les ressources de plusieurs familles. Les plus autonomes étaient celles exerçant les activités de chant, de danse, de médecin et chamanes [ 69 ]. La primogéniture ne valait que pour la transmission des titres et des rangs des élites sociales. Les pratiques successorales étaient égalitaires, chaque fils recevant une part égale de la propriété familiale. Étant donné que les fils s'installaient généralement en dehors de leur famille après leur mariage avec leur part du patrimoine familial, ils ne recevaient pas systématiquement une part après le décès de leur père.

Les filles recevaient leur part de l'héritage familial par le biais de leur dot. La littérature de la période Han est la première à s'intéresser à l'enfance et à l'éducation, dans l'étude de la formation personnelle des gens et également dans la mesure où elle peut révéler leur caractère et leurs accomplissements futurs [ 70 ]. La piété filiale xiao était une valeur cardinale de la morale confucéenne: Elle fut d'autant plus promue par les autorités, en particulier via le Classique de la piété filiale , qu'elle était vue comme participant de la même logique qu'il voulait que les sujets obéissent à l'empereur [ 71 ].

L' empire Qin et à sa suite les Han antérieurs avaient fait de la paysannerie le socle sur lequel reposait leur richesse, par le biais d'un système de taxation ponctionnant avant tout les revenus agricoles, et leur puissance militaire, en la mobilisant massivement dans son armée. Les gouvernants Qin avaient appuyé la constitution d'un groupe de paysans, souvent des individus venant d'horizons et donc de lignages différents et installés sur des terres à mettre en valeur dans le cadre de petites propriétés.

La plupart vivent dans des villages ou hameaux li , regroupant les habitations de quelques dizaines de familles constituées elles-mêmes d'environ 4 à 6 individus et dirigées par un chef de famille. Elles sont soudées par leurs activités agricoles, la mobilisation militaire et également les cultes locaux.

Les grands domaines aux mains d'aristocrates sont loin d'avoir été éliminés, et sont très présents au début des Han. Ils furent les grands gagnants des évolutions des structures agraires durant les siècles suivant [ 72 ]. L'agriculture de la Chine antique peut en gros être divisée en deux domaines géographiques. Au Nord, dans le bassin drainé par le fleuve Jaune et ses affluents, les cultures principales sont le blé , l' orge et le millet.

En raison de l'incertitude pesant sur le niveau des précipitations dans cette région, soumise régulièrement à des années de sécheresse mettant en danger les récoltes, le développement de l'irrigation y a été précoce pour assurer la mise en eau des champs les mauvaises années, au prix d'un très dur labeur construction et entretien de canaux, de digues, de bassins, etc. Les régions méridionales autour du Yangzi connaissent quant à elles un climat plus humide, et le problème y est plutôt la trop grande abondance d'eau encore plus quand survient une inondation dévastatrice.

Le riz est la plante la plus cultivée dans ces contrées, mais les techniques culturales sont encore peu élaborées et ne permettent pas d'atteindre des rendements élevés, même si la production augmente en raison de l'extension constante de la surface en culture du Sud, surtout les rizières. De ce fait, les régions du Nord disposent de l'agriculture la plus productive à l'époque des Han, et concentrent la grande majorité des agriculteurs [ 73 ]. Durant les premiers siècles de l'époque impériale divers progrès techniques permettent une augmentation des rendements, qui est certes inégalement répartie, profitant en premier lieu aux plus riches propriétaires.

Depuis la période des Zhou de l'Est le métal avait fait son apparition dans la confection de l'outillage agricole: Le règne de Wudi voit également la réalisation de grands travaux hydrauliques pour l'irrigation, notamment l'extension du système de canaux érigé sous les Qin dans la vallée de la rivière Wei.

Les techniques culturales connaissent un progrès grâce à l'essor des réflexions agronomiques: Quelques décennies plus tard, Fan Shengzhi rédige un manuel de techniques agricoles expliquant les meilleures méthodes connues pour cultiver de nombreuses plantes. Sous les Han postérieurs de nouvelles méthodes d'attelage se diffusent progressivement, ainsi que l'araire à semoir, permettant un travail du champ plus rapide au moment des semailles [ 74 ].

Ces progrès agricoles sont inégalement répartis: Les grands propriétaires terriens récupéraient finalement les terres des paysans incapables de liquider leurs dettes, sans avoir forcément besoin de les employer sur leur domaine, certes en extension mais disposant de moyens humains et matériels souvent suffisants pour supporter la mise en valeur de nouvelles terres.

Cela augmenta le nombre de paysans déracinés, qui cherchent parfois à améliorer leur sort par l'émigration, depuis les terres pleines du Nord vers celles moins occupées du Sud. Le gouvernement tenta bien de limiter l'appauvrissement de la paysannerie. Le système de partage égalitaire promu sans succès par Wang Mang visait à lutter contre les inégalités de plus en plus criantes dans la répartition des terres. Les Han postérieurs cherchèrent à alléger le fardeau fiscal pesant sur les paysans remises de taxes et annulation de dettes en période de crise , tentèrent d'installer des déracinés sur des terres inoccupées, ou aidèrent directement les personnes les plus démunies, notamment en leur ouvrant le contenu des greniers publics en période de disette.

Les derniers siècles de l'époque pré-impériale avaient vu le développement des activités artisanales et commerciales, faisant l'enrichissement de nombreux hommes d'affaires et aboutissant à la constitution de grands ateliers employant plusieurs centaines voire des milliers d'ouvriers aux conditions de travail souvent éprouvantes, d'autant plus qu'il s'agit souvent de condamnés ou de personnes de condition servile.

L'activité traditionnellement la plus porteuse est la métallurgie, surtout celle du cuivre servant pour la frappe de monnaie, et le fer qui profite de progrès techniques durant cette période, avec la mise au point de hauts fourneaux permettant une fonte rapide du minerai de fer, ou de procédés de plus en plus élaborés d'affinage de ce métal. La diffusion de plus en plus d'objets en fer dans la société a de nombreuses répercussions aussi bien dans l'agriculture que l'artisanat et l'art militaire.

L'extraction et la transformation du sel marin ou minier est un autre secteur majeur employant de nombreux ouvriers et nécessitant de forts investissements. Le travail des étoffes, en premier lieu la soie, aboutit également à la constitution de grands ateliers, ainsi que d'autres activités de production d'objets de luxe, comme ceux en laque.

Les profits générés pouvaient être consacrés à d'autres investissements, notamment dans l'agriculture ou le prêt [ 76 ].

Il fut alors décidé en av. Ces mesures suscitèrent différents débats à la cour impériale, notamment ceux qui sont au centre du texte de la Dispute sur le sel et le fer qui eut lieu en 81 av. Les coûts générés par l'entretien des dizaines de milliers de travailleurs des ateliers impériaux étaient notamment au centre des critiques [ 78 ]. Autre aspect du développement économique de la période, l'expansion du commerce concerne aussi bien les échanges intérieurs aux provinces que les échanges à longue distance, entre régions et vers les pays étrangers.

Elle bénéficie de la diversification et l'accroissement des productions agricoles et artisanales chinoises.

Elle profite en premier lieu à une catégorie de marchands qui s'enrichit de plus en plus, mais aussi à la frange aisée de la population dont le niveau de vie s'améliore grâce à l'accès à plus de productions. Les Han ont hérité du système monétaire unifié mis en place par les Qin, reposant sur les pièces en cuivre percées en leur centre appelées banliang et pesant 7,5 grammes.

Des mesures de privatisation de l'émission de monnaie furent prises durant les premiers temps de la dynastie aboutirent à la frappe d'une grande quantité de pièces, favorisant le développement de pièces moins lourdes destinées à des échanges plus courants et peu à peu un phénomène de dépréciation de la monnaie issu notamment du rognage des bords des pièces pour économiser du métal. Le gouvernement décida à plusieurs reprises d'instaurer de nouveaux types de pièces, jusqu'en av.

Cela s'accompagna d'une nationalisation totale de l'émission de monnaie, prise en charge par des ateliers de frappe étatiques, et d'un accroissement considérable de la masse monétaire en circulation durant les siècles suivants.

Les prélèvements fiscaux et échanges sous les Han furent de plus en plus monétisés, ce qui reflète la place croissante de la monnaie dans l'économie chinoise à cette période [ 79 ]. Les gouvernants des Han divisaient les marchands qu'ils contrôlaient entre ceux qui vendaient des produits sur les marchés urbains et ceux dont l'activité avait un aspect itinérant, voyageant dans les provinces, entre celles-ci et parfois même vers les contrées étrangères.

Le commerce local et régional consistait essentiellement en l'échange de productions locales, surtout agricoles: Les villes de l'époque Han disposaient de marchés, généralement de forme carrée et quadrillés par des allées rectilignes le long desquelles s'agençaient les échoppes.

L'administration contrôlait chacun de ces lieux d'échanges, par le biais d'un superviseur disposant d'un bâtiment en forme de tour en son centre, qui assurait la sécurité des lieux, prélevait les taxes et encadrait le prix des denrées [ 81 ]. La route de la soie devint alors un axe majeur d'échanges, tandis que les routes maritimes méridionales s'ouvraient également [ 82 ]. Les produits importés depuis l'étranger étaient généralement plus luxueux que ceux des échanges locaux et régionaux: Les marchands étaient également contrôlés par le gouvernement, en raison de l'enrichissement insolent de certains d'entre eux qui focalisait les critiques des moralistes de la cour, guère bien disposés envers cette catégorie de personne ayant le goût du gain et du luxe.

Ces mesures ne connurent pas vraiment de réussite, puisque les succès de certains marchands suscitèrent à nouveau l'opprobre des moralistes par la suite. Ils étaient notamment accusés de profiter de l'appauvrissement des paysans endettés et pressurés par l'augmentation de la taxation, dont ils acquéraient les productions à vil prix pour faire des profits ou auxquels ils prêtaient de l'argent à des taux usuriers le permettant finalement de mettre la main sur leurs possessions [ 84 ].

Les monopoles étatiques sur le fer, le sel, l'alcool ainsi que le contrôle des prix de certaines denrées essentielles, en premier lieu les céréales, ont sans doute limité les possibilités d'enrichissement des marchands. Wang Mang tenta avec plus de rigueur de mettre fin aux activités des usuriers et spéculateurs, mais sans succès [ 85 ].

Il est alors courant de trouver dans les textes de l'époque des descriptions du luxe dans lequel vivent ces personnages au train de vie somptueux. Les critiques du confucianiste Wang Fu se cristallisent contre la domination des activités commerciales et usuraires à Luoyang la capitale, et les extravagances vestimentaires et alimentaires de ses habitants aisés.

Il est donc manifeste que les produits de consommation luxueux et semi-luxueux comme les objets en bronze, laque, les soieries et d'autres bijoux et ornements précieux sont de plus en plus accessibles à la population urbaine suite aux progrès de l'artisanat et du commerce.

Les tombes des élites de cette période confirment cette impression puisque leur contenu est plus riche et diversifié que celui des sépultures des Han antérieurs. Les moralistes de l'époque déplorent également l'inégale distribution des biens entre les différentes couches de la population.

Si celle-ci est indéniable, il semble pourtant bien que le développement du commerce touche une grande partie de la population, ce que montre également la monétisation croissante des échanges, même si les plus pauvres en profitent moins que les autres [ 86 ].

Depuis l'époque des Royaumes combattants , les villes chinoises avaient connu une grande croissance, en particulier les capitales des différents royaumes Xianyang à Qin, Linzi à Qi, Handan à Zhao, Chengdu dans le Sichuan , etc. Leur surface s'était considérablement étendue, des murailles longues et puissantes les ceignaient, et elles étaient marquées par une séparation entre les quartiers résidentiels et commerciaux et l'espace destiné au pouvoir politique, protégé par des murailles intérieures.

On y avait érigé des bâtiments de plus en plus imposants, en cherchant notamment la verticalité: Ces espaces attiraient également une population pratiquant des activités interlopes: Les vastes ateliers urbains publics ou privés étaient également des centres d'activité importants dans les villes.

La ville la mieux connue de l'époque des Han est la capitale des Han antérieurs, Chang'an , érigée sous le règne de Gaozu dans le voisinage de Xianyang, la capitale déchue et dévastée des Qin. Son fils et successeur Hui chercha à remodeler Chang'an pour en faire une sorte de capitale idéale, reflétant les ambitions universelles de sa dynastie: L'espace de Chang'an était alors occupé par plusieurs vastes palais, un arsenal et deux grands marchés.

Les espaces résidentiels concernaient surtout des villes-satellites se trouvant à proximité, notamment celles destinées à l'origine à la construction et l'entretien du culte des sépultures impériales. Administrativement, Chang'an était divisée en quartiers li ayant chacun leur propre administrateur [ 88 ]. Au début des Han postérieurs, une nouvelle capitale fut construite à Luoyang. Le groupe des élites sociales est le grand bénéficiaire de l'évolution économique et sociale de la période des Han, alors que les lignages aristocratiques n'avaient pas forcément connu un destin favorable durant les derniers siècles de l'époque pré-impériale.

Ils s'identifiaient par leur appartenance à un lignage auquel une personne était rattachée par son ascendance masculine. La division des domaines entre héritiers masculins étant la norme, les lignages et leurs propriétés connaissaient une fragmentation et une dispersion rapides, ce qui n'eut pas vraiment pour effet de les affaiblir.

Au contraire, leurs membres s'appuyaient sur les liens lignagers qui restaient forts, même après plusieurs générations. Ils les consolidaient en étendant leurs réseaux par des alliances matrimoniales, des présents généreux et des services envers d'autres clans et lignages, constituant ainsi un réseau complexe d'alliés, patrons et clients, fonctionnant souvent sur une base locale, d'autant plus que les membres du lignage détiennent souvent des fonctions dans l'administration locale [ 90 ].

Cette évolution aboutit sous les Han antérieurs à la constitution de lignages ayant un ancrage provincial très fort et une autorité locale avec laquelle le pouvoir central était obligé de composer. Leurs domaines étaient strictement gérés, loin du regard de l'administration officielle. Beaucoup finirent par constituer leurs propres armées privées.

Ces potentats surent profiter de l'éclatement de l'empire, au cours duquel la solidité de leur assise locale leur permit de devenir une force politique et sociale encore plus importante durant la période de division, jusqu'aux Tang [ 90 ]. Les peintures et maquettes contenues dans les tombes aristocratiques fournissent diverses informations sur le mode de vie et l'idéal des élites de cette époque. Elles mettent notamment l'accent sur leurs domaines ruraux, bases de leur richesse.

Il ne s'agit pas de latifundia équivalentes à celles de l'Empire romain contemporain, largement plus vastes en raison de pratiques successorales moins partageuses. Les résidences qui occupent leur centre sont entourées par une enceinte, et comprennent plusieurs cours intérieures entourées de galeries couvertes, dont les murs devaient être couverts de peintures. Des pavillons sont érigés au centre des cours principales, les plus vastes comprenant plusieurs étages, jusqu'à former de véritables tours.

Des jardins d'agrément complétaient l'ensemble chez les plus nantis. Les différentes installations agricoles puits, greniers, etc. Elles rappellent que les propriétaires terriens ont bâti leur richesse en accumulant des terres souvent acquises auprès de paysans endettés, et en concédant celles-ci à des tenanciers chargés de leur reverser une part de la production [ 91 ]. Un propriétaire terrien idéal se doit d'être loyal, de respecter la piété filiale, de faire montre de générosité envers ses proches et ses dépendants, de permettre par ses talents l'enrichissement de son domaine et des villages qu'il fait vivre [ 92 ].

Le goût des études classiques est également une caractéristique forte de ce groupe des élites. Cela était d'autant plus affirmé que l'exercice d'une charge publique civile importante, donc très marquée par l'éducation lettrée, était le meilleur moyen d'obtention et de consolidation d'une position sociale élevée. Cela était forgé par une éducation commune et la lecture d'ouvrages à finalité politique et morale, notamment ceux vantant le modèle de personnages exemplaires du passé [ 93 ].

Les élites s'accommodaient un peu moins bien avec la morale confucéenne quand il s'agissait de se divertir: La période Han est couramment présentée comme un triomphe du confucianisme, avant tout en raison du succès à partir du règne de Wudi des idées promues par un groupe de penseurs dont la figure de proue était Dong Zhongshu, qui réussirent à évincer les autres penseurs des cercles du pouvoir après avoir repris divers éléments de leurs pensées. Plus largement, la religion de l'époque des Han resta marquée par l'héritage des différents courants de pensée et croyances de l'époque des Royaumes combattants, qui imprégnèrent aussi bien la religion officielle centrée sur l'empereur que la religion populaire.

C'est dans cette dernière que se manifestèrent vers la fin de la période deux tendances porteuses du renouveau de la religion chinoise durant les siècles suivant la chute des Han: Needham selon laquelle existent des correspondances entre tous les éléments et phénomènes constituant l'univers, en particulier les Hommes et le Ciel.

Ces concepts participent d'une vision dans laquelle l'univers est en évolution constante, marqué par l'harmonie et l'équilibre entre ses composantes. Cette pensée unificatrice renvoie incontestablement à la recherche puis le succès de l'unité politique autour de l'empereur, pendant terrestre de la grande divinité céleste [ 96 ].

Dans l'optique légiste en vogue sous les Qin, le pouvoir doit assurer le respect de l'ordre dans le cosmos, par le biais de la loi qui doit punir en conséquence ceux qui commettent des actes délictueux susceptibles de perturber le cours naturel des choses [ 97 ].

Cette cosmologie a donc eu une influence sur tous les domaines de la pensée de l'époque. Sous les Han antérieurs, Sima Tan m. Les projets des penseurs de la Chine pré-impériale avaient une visée politique, puisque leurs réflexions conduisaient à une certaine conception du pouvoir impérial.

Sous les Qin, le pouvoir s'appuyait en premier lieu sur les idées du légisme , qui voulait schématiquement mettre en ordre la société par les lois. Les premiers Han voulurent se démarquer de leurs prédécesseurs, et s'éloignèrent des idées légistes, pour privilégier des courants s'inspirant de pensées naturalistes, comme celle de Laozi ou l' école du yin et du yang promue par les fangshi , des devins, médecins ou magiciens tournés vers la quête de l'immortalité.

Il est encore mal compris, bien que parmi les textes exhumés à Mawangdui en et datés du début des Han figurent divers textes manifestement liés à cette tendance, dont un que l'on a considéré sans doute à tort être un texte antique perdu, les Quatre classiques de l'Empereur jaune. Le Huanglao reposait sur les deux figures majeures de la mythologie chinoise auxquelles il doit son nom, proposait une pensée politique dans laquelle le souverain est assimilé à un Immortel taoïste, présidant une société hiérarchisée dont la justification se trouve dans la nature, elle-même vue comme hiérarchisée.

Mais ce courant n'évacue pas totalement les idées légistes, puisque la loi, vue comme un produit de l'ordre naturelle, est considérée comme un élément-clé pour la mise en ordre du monde [ ]. Le Huainanzi , rédigé peu après par un membre de la famille impériale, le prince Liu An av.

Ces penseurs avaient repris des influences d'autres courants de pensée, notamment légistes et naturalistes [ ].

Dong Zhongshu av. Il professait à son tour le statut suprême du Ciel Tian , vieille divinité tutélaire de la dynastie Zhou, qui jouait dans sa vision des choses le rôle de père de tous les êtres, d'où procède l'ordre moral, ainsi que le pouvoir de l'empereur, à la condition que celui-ci respecte les volontés célestes, soit le garant de la bonne morale [ ]. Cet ouvrage acquit progressivement une importance telle qu'il devait finir par devenir un classique.

À la suite de Dong Zhongshu, les penseurs se reposèrent également sur les Annales des Printemps et Automnes , texte qui fut attribué à Confucius, et à ses commentaires. L'un d'eux, le Commentaire de Gongyang Gongyang zhuan , qui l'interprète comme un récit contenant les enseignements ésotériques moraux de ce sage, qui avait acquis une dimension mythique [ ]. Cela donna dans une certaine mesure un tournant plus religieux à la tradition confucéenne, adaptée à la pensée cosmologique.

En tout cas à partir de la période finale des Han antérieurs les penseurs firent de plus en plus référence à Confucius, définitivement élevé au rang de figure majeure de l'univers intellectuel et religieux chinois [ ]. Ces ouvrages, déjà mis en avant par Confucius mais aussi d'autres grands maîtres antiques, étaient vus comme contenant les enseignements nécessaires à un bon gouvernement, et ils acquirent une grande importance politique, qui accompagnait l'ascension des lettrés qui se présentaient comme les seuls capables de bien les interpréter et donc de conseiller l'empereur.

Plusieurs variantes de ces textes étaient en circulation, d'autant plus que la décision de détruire les versions de ses ouvrages prise sous les Qin, bien que jamais menée à terme, avait semé le trouble sur des variantes potentiellement authentiques.

Les penseurs se disputaient donc sur les versions à utiliser. Un premier groupe dont Dong Zhongshu faisait partie préférait se reposer sur des textes reposant sur les versions qui circulaient oralement, mis par écrit en langage et écriture de l'époque des Han, les textes modernes jinwen , tandis qu'un autre privilégiait les textes anciens guwen , transmis depuis l'époque des Royaumes combattants et qui en avaient conservé la langue et l'écriture archaïques.

Ce débat prit une grande importance à la cour, Le pouvoir trancha d'abord en faveur des seconds, et instaura en av. Sous les Han postérieurs en revanche, les tenants des textes en caractères anciens triomphèrent [ ].

On espérait ainsi que les versions ultérieures en circulation seraient uniformisées, vu qu'il était possible d'estamper sur du papier les textes gravés une forme ancienne d'impression. Il y eut dans l'histoire chinoise postérieure plusieurs autres entreprises similaires dont une dès , ce qui prouve qu'il était difficile d'empêcher l'existence de variantes. Parallèlement aux classiques circulaient des textes que l'on désigne comme des apocryphes chenwei , de nature religieuse mais tout autant à finalité politique, concernant aussi bien les confucéens que les tenants des pensées naturalistes [ ].

Ils participèrent eux aussi au mouvement visant à faire des lettrés interprètes des textes des conseillers politiques incontournables, spécialistes dans l'analyse des relations entre les Hommes et le Ciel [ ].

À la fin des Han occidentaux, Yang Xiong 53 av. Le milieu des conseillers lettrés se déchira autour de la légitimité des Han postérieurs, notamment quand débuta leur affaiblissement. Les visions divergentes émergèrent en particulier chez ceux qui avaient été mis à l'écart du pouvoir et formèrent des écoles parallèles à celles promues par le pouvoir impérial, comme Wang Chong , resté fameux pour son confucianisme critique qui lui attira des inimitiés, et Zheng Xuan , grand commentateur des textes classiques il a notamment laissé un commentaire majeur du Livre des Odes , influent en particulier dans la réflexion sur les rituels officiels [ ].

Les rivalités furent accentuées lors de la période de luttes à la cour entre les eunuques et les ministres lettrés. Les derniers temps de la période pré-impériale et l' empire Qin avaient vu la mise en place de rituels sacrificiels officiels majeurs destinés aux forces de la nature, supplantant la primauté des sacrifices aux ancêtres dynastiques qui avaient été le socle de la légitimité religieuse de l'ancienne dynastie Zhou.

Les Han prirent pour base les rituels instaurés par le Premier empereur Qin et ses conseillers religieux. Gaozu reprit ainsi la pratique des sacrifices aux empereurs ancestraux di représentant les points cardinaux, à cela près qu'il ajouta le culte d'un cinquième empereur aux quatre vénérés par son prédécesseur.

Les autres sacrifices majeurs repris des Qin étaient ceux appelés feng et shan , accomplis sur le Mont Tai et d'autres montagnes sacrées dans des circonstances exceptionnelles, hérités de la tradition des spécialistes de rituels appelés fangshi évoqués plus haut. Le vieux culte à l'autel dédié au dieu du Sol she restait également pratiqué, tandis que le culte des empereurs décédés de la dynastie avait lieu dans de nombreux temples de la capitale et des grandes villes provinciales.

Les sacrifices qui lui étaient offerts avaient également pour destination l'Impératrice de la Terre. Le dernier siècle avant notre ère fut l'occasion de débats sur la nature de la divinité suprême à vénérer. Le culte de Taiyi fut progressivement supplanté par le culte au Ciel, vieille divinité tutélaire de la dynastie Zhou. On détermina le lieu des sacrifices à la divinité suprême, appelés jiao , dans la banlieue de la capitale.

Parallèlement, les promoteurs du culte du Ciel critiquaient le trop grand nombre de sacrifices accomplis dans le cadre du culte officiel, et notamment les coûts qu'ils généraient cas ils mobilisaient des dizaines de milliers de personnes: La même année fut donc décidée la fermeture de la plupart de ces sanctuaires [ ].

Wang Mang s'attacha à réformer le système sacrificiel, dans une optique se voulant inspirée des cultes pratiqués à l'époque des Zhou, dont elle était en fait éloignée puisqu'elle reposait sur des textes rédigés plus tardivement comme les Rites de Zhou et le Livre des rites. Il établit ainsi la primauté du sacrifice au Ciel, avec pour contrepartie le sacrifice à la Terre, qui devaient rester les principaux rituels impériaux jusqu'à la fin des empires chinois.

Il établit dans la banlieue de sa capitale des autels destinés aux Cinq empereurs, au dieu du Sol et au dieu du Grain, ainsi qu'un Palais des Lumières, destiné à d'autres types de rituels. Ces évolutions furent conservées sans grande modification par le fondateur des Han postérieurs, Guangwu , qui accomplit également les rituels au Mont Tai.

Les lettrés continuèrent à débattre des réformes rituelles à accomplir, se reposant aussi bien sur les Classiques que sur les textes apocryphes évoqués plus haut [ ]. Le culte officiel entretenait de nombreux cultes provinciaux, destinés aux montagnes et aux rivières sacrées ainsi qu'à des constellations.

En dehors de ce cadre officiel, une myriade de cultes locaux était accomplie à destination de lieux sacrés et de divers esprits, notamment lors de fêtes saisonnières qui rassemblaient un grand nombre de dévots. Ces sacrifices étaient parfois l'occasion d'ériger des stèles commémorant les offrandes qui y avaient été faites aux esprits locaux ou la construction d'un sanctuaire. Il s'agissait alors de rituels ayant reçu l'assentiment des notables locaux, qui y participaient.

Les fonctionnaires étaient en effet régulièrement chargés de vérifier l'efficacité de ces cultes, sous l'égide du Bureau des rites, qui pouvait officialiser certains de ces cultes et leur donner accès aux subsides impériaux. Ces divinités mêlaient souvent la probité confucéenne et les pratiques magiques ainsi que la volonté de retrait du monde des courants taoïsants.

Imsges: voisins rencontres et jardins cachés

voisins rencontres et jardins cachés

Louis XVI de France.

voisins rencontres et jardins cachés

Rénovation et retour sur investissement. Nous terminons notre soirée, comme le soir précédent musique, danse, Un perron de brownstone sous la neige:

voisins rencontres et jardins cachés

Marie-Antoinette l'insoumiseÉditions de Fallois,p. Bises voisins rencontres et jardins cachés bon week end. La fête était finie,les étudiants avaient repris le chemin des facs,les ouvriers ceux de leurs usines,les flics se reposaient et le Général respirait. Tenez compte de votre style de vie et des besoins de votre famille, à la fois dans le court et le long terme. L'un des plus rencontre dl progrès mathématiques accomplis sous les Han, a été la première utilisation des nombres négatifs au monde.