Lac de Saint-Andéol sur l'Aubrac - Paysages de l'Aubrac

L’aligot, spécialité de l’Aubrac

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Lieu incontournable du Camino francés et de la Via Podiensis , l'hôpital d'Aubrac fut une étape importante au Moyen Âge pour les milliers de pèlerins qui allaient vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Nous y dînerons gaiement en compagnie de marcheurs du Chemin de St Jacques de Compostelle. Samedi est notre dernier jour. Après une stabilité des pratiques depuis l'âge du fer, la fin de l'Empire romain se caractérise en Aubrac par une reconquête forestière qui ne signifie pas pour autant un arrêt de sa fréquentation, des activités pastorales s'y poursuivant pendant cette période [ 53 ]. Les très rares villages traversés sont déserts, les maisons espacées les unes des autres sont sommes des êtres de pierre figés et condamnés à affronter le temps qui les use à petit feu Les futaies âgées sont favorables au pic noir [ 25 ] ou au pic mar [ 26 ] , la chouette de Tengmalm [ 27 ] profite des cavités creusées par le pic noir pour y établir son nid, et plusieurs espèces de chauves-souris potentiellement tributaires des cavités naturelles des vieux arbres pour leur reproduction, ont été observées lors d'une étude qui leur a été consacrée en [ 28 ]. Les zones natura de l'Aubrac lozérien et cantalien sont situées sur le plateau et comprennent de nombreuses zones humides d'un grand intérêt écologique.

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Samedi est notre dernier jour. L'herbe plus verte, plus régulière du fait des fauches, les champs découpés par des murets ou des clôtures, le village de Belveze aperçu en contrebas de la route départementale que nous traversons, nous ramène loin des estives et de la forêt à un monde plus fréquenté. Quoi qu'il en soit, l'origine parisienne de la java ne fait aucun doute et il est tout aussi certain qu'elle était dansée, entre autres, dans les cafés aveyronnais de Paris, lesquels ont largement contribué à sa popularité. Les points d'eau attirent ainsi pour leur reproduction plusieurs espèces d'amphibiens: Merci pour le site. Dans chaque buron, officiait une équipe hiérarchisée où chacun avait une tâche précise à accomplir traite des vaches, soin des veaux, élaboration du fromage À la fin des années , le point de vue sur l'aubrac changea.

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Celle-ci est appelée "Le Fort" tant en raison de sa situation que du passé de ce lieu de construction. La rusticité de la race et ses grandes qualités maternelles ont sauvé cette vache qui a bien failli un temps être supplantée chez elle par des laitières plus rentables.

Une draille va connaître un temps le rythme de nos pas. L'arbre essentiel ici est le hêtre; s'il est rabougri sur les hauteurs, sculpté par sa lutte avec les éléments, le froid et le vent, la forêt domaniale que nous parcourrons ce premier jour descend sur les boraldes et les versants plus abrités conduisant au sud vers le Lot.

Les hêtres y sont grands, majestueux et commencent à flamboyer des feux automnaux. Le sous-bois dégagé est habité et nous rencontrons des pistes multiples de cervidés, une voie de sanglier aussi, prétextes d'observation détaillée de traces, de photographie par Jean-Michel équipé pour notre plaisir d'un appareil numérique où nous pourrons suivre en direct notre évolution. Déjà deux biches ont croisé furtivement notre chemin. Pendant la pause déjeuner retentit en pleine journée, quelle chance!

Nous verrons partout des traces et apercevrons encore deux biches et plus loin deux à nouveau, avec un cerf, rencontres furtives. A t' il trois ou quatre cors? Il est allé trop vite. En tout cas, tout au long de ce chemin en forêt nous nous sentirons entourés; il est vrai que nous sommes dans une zone très sensible classée "zone de quiétude"par l'ONF du 15 septembre au 15 octobre.

On y voit facilement chaque année des cerfs bordure de la zone interdite et cette fois nous la traversons au coeur; par le sentier balisé c'est en effet autorisé, je me suis renseignée, et nous sommes le plus discret possible pour respecter au mieux de cette étrange compagnie; elle est sonore au moins, visuelle parfois, présence quasi envoûtante toujours. Notre chemin est dans les profondeurs d'un sous-bois assombri d'où il se dégage rarement.

Il laisse alors une vision d'infini sur les espaces herbeux parsemés de vaches ou les paysages aux lumières contrastées de la vallée du Lot et au-delà, plus loin que Rodez. J'en cherche vainement le clocher de la cathédrale qui parfois se devine, mais aujourd' hui, un air laiteux le masque; et nous nous enfermons dans les bois.

Il n'est pas étonnant qu'ici des hommes aient trouvé refuge; une croix de Lorraine l'atteste à la grotte des Enguilhens, petit abri naturel que croisent nos pas; un maquis s'est tenu là pendant la dernière guerre et près de deux siècles auparavant un prêtre réfractaire y avait trouvé cachette. Nous nous intéresserons aussi aux essences forestières rencontrées différentes de la hêtraie: Enfin nous ressortons au soleil pour la descente vers Saint-Chély D'Aubrac et sa boralde; c'est ainsi qu'ici l'on nomme les cours d'eau descendant du plateau dans le Lot Lot qui a donné pays d'Olt.

L'herbe plus verte, plus régulière du fait des fauches, les champs découpés par des murets ou des clôtures, le village de Belveze aperçu en contrebas de la route départementale que nous traversons, nous ramène loin des estives et de la forêt à un monde plus fréquenté.

Et nous descendons retrouver les pentes plus clémentes où les hommes ont pu s'implanter, qu'ils ont pu cultiver dans le vallon. Deux serpents trop rapides pour les identifier s'enfuient sous nos pas pendant que nos yeux découvrent ce nouveau paysage. Il est dominé par le neck de Belveze; l'observation permet de découvrir aussi des orgues basaltiques et un champ de pierres volcaniques d'où l'énoncé de quelques notions sur la formation géologique de l'Aubrac. Sur celui qui nous domine à présent subsistent les vestiges une construction dont j'ignore la fonction ainsi qu'un vieil homme rencontré dans le village à qui je pose la question.

Il est plus à même de parler de la désertification du lieu où n'exerce plus qu'un seul exploitant contre une dizaine autrefois; il nous indique la source alliée selon lui des 90 ans qu'atteignit le couple de la maison voisine avant l'existence du service d'eau; malheureusement ce jour un désagréable parfum de fioul l'imprègne à notre goût; il n'a pas dû, lui en boire depuis longtemps! Les randonneurs s'intéressent aussi à son activité, il émonde des frênes pour les bêtes.

La descente reprend par l'ancienne voie conduisant à Saint-Chély. Elle n'est plus qu'un sentier gardé par deux murets que dépasse la végétation, un chemin autrefois essentiel pour le village que n'empruntent plus que quelques randonneurs mais qui conduit toujours au gîte et au couvert!

Au passage nous admirons une belle vielle bâtisse en schiste, pierre souvent retrouvée ici à l'approche de la vallée du Lot. Nous avons en changeant d'altitude changée de pays et d'époque géologique.

Chênes et frênes sont ici les principales essences. Malgré tout, à la belle saison, on trouve un large éventail de fleurs caractéristiques de la moyenne montagne ainsi que quelques raretés. Erythrone dent-de-chien floraison dans les prés en avril. Gentiane pneumonanthe dans les zones humides en août-septembre. Orchis sureau dans les landes à genêts au mois de mai. Thé d'Aubrac dans les bois de hêtres au mois d'août. Trolle d'Europe prés humides en juillet. Aconit tue-loup Bord des ruisseaux en août.

Lis martagon Lisière des hêtraies en juillet. Doronic d'Autriche Bois frais d'altitude en juillet. Crocus vernus dans les pâturages et les prés en avril. Brunelle à grandes fleurs dans les landes au mois de juillet. Les vastes étendues défrichées des pâturages et prairies de fauche sont couvertes de graminées , de légumineuses et de cortèges floristiques favorables aux insectes orthoptères et lépidoptères notamment , et accueillent à la belle saison pour leur reproduction des oiseaux inféodés aux milieux herbacés: Les tourbières et les prairies humides qui leur sont généralement associées, forment une mosaïque d'habitats et présentent des conditions de fraîcheur et d'humidité qui en font les milieux les plus remarquables de l'Aubrac en termes de faune.

Les points d'eau attirent ainsi pour leur reproduction plusieurs espèces d'amphibiens: Plusieurs espèces d'oiseaux dépendent exclusivement de ces milieux pour leur reproduction: Les tourbières et zones humides sont en dépit de leur important rôle hydrologique et écologique concernées par de multiples atteintes: Les futaies âgées sont favorables au pic noir [ 25 ] ou au pic mar [ 26 ] , la chouette de Tengmalm [ 27 ] profite des cavités creusées par le pic noir pour y établir son nid, et plusieurs espèces de chauves-souris potentiellement tributaires des cavités naturelles des vieux arbres pour leur reproduction, ont été observées lors d'une étude qui leur a été consacrée en [ 28 ].

Des mammifères carnivores diversifiés fréquentent ces espaces: Les cours d'eau de l'Aubrac présentent des caractéristiques physiques, bactériologiques et chimiques leur permettant d'accueillir une faune aquatique variée, comportant encore des espèces en forte régression en France et en Europe. On y trouve également des petits mammifères, tels la crossope aquatique , la crossope de Miller ou le campagnol amphibie [ 19 ] , espèce uniquement présente en France et dans la péninsule ibérique au niveau mondial, dont le statut est mal connu mais paraissant au stade actuel des recherches peu commune et en déclin [ 36 ].

La très grande sensibilité de cette espèce au colmatage des fonds gravelo-sableux des cours d'eau qui constituent son habitat par des sédiments fins [ Note 7 ] , aux pollutions de l'eau notamment par les phosphates ou nitrates issus de la fertilisation, à la raréfaction des truites farios ou à la disparition du saumon atlantique , espèces hôtes de sa larve, conduisent en Aubrac à sa fragilisation [ 42 ].

Les escarpements rocheux situés dans les vallées encaissées des Boraldes accueillent le grand-duc d'Europe et le faucon pèlerin [ 43 ]. Marqué par la présence d'une importante calotte glaciaire pendant les phases froides de l' ère quaternaire et par un environnement climatique contraignant depuis la fin de la dernière glaciation würmienne , l'Aubrac est longtemps demeuré un espace inhospitalier.

Les formations forestières montagnardes qui se sont installées à la suite du dernier retrait glaciaire, parsemées de landes buissonnantes humides ou tourbeuses, n'ont commencé à être défrichées que tardivement, essentiellement à partir de la fin de la protohistoire.

Si quelques pasteurs provenant probablement de la vallée du Lot ont déjà parcouru ponctuellement les contreforts méridionaux puis le haut plateau pendant la période Néolithique, il faut attendre la fin du Néolithique et le début de l' âge du Bronze pour qu'une fréquentation pastorale plus significative, accompagnée localement de cultures céréalières, ne se manifeste.

Pendant le second âge du fer , on assiste à l'arrêt des cultures céréalières et à une spécialisation pastorale, qui pourrait traduire l'émergence d'activités de transhumance à courte distance entre les plaines du Rouergue ou les Causses et les hauts reliefs de l'Aubrac, parallèlement au développement de la société gauloise des Rutènes [ 47 ]. En l'état actuel des connaissances, il n'y a pas sur le plateau et ses contreforts d'habitat contemporain du développement des activités pendant la protohistoire [ 48 ].

Pendant la période qui a précédé la conquête romaine, l'Aubrac faisait partie du territoire du peuple celtique des Gabales , qui occupaient un important site d'habitat non loin de l'Aubrac, à Javols. Selon les recherches archéologiques les plus récentes [ 50 ] , l'hypothèse faisant de cette cité la capitale pré-romaine des Gabales est mise en doute.

Au Bas Empire , la cité prend le nom du peuple civitas Gabalorum , d'où Javols par évolution phonétique, selon un processus courant dans les Gaules. Plus tard, le pagus Gabalorum donnera également son nom au Gévaudan. Des recherches archéologiques récentes ont permis de localiser la station routière d' Adsilanum mentionnée dans la table de Peutinger à proximité du lieu-dit Puech Crémat Nasbinals et d'envisager son statut de simple mansio , relais d'étape sur cette voie de communication, en excluant l'existence d'une agglomération comme une hypothèse le formulait jusque-là [ 51 ].

Hormis une occupation également située à proximité de la voie romaine dans la vallée de la Boralde de Saint-Chély [ 52 ] , l'Aubrac n'a à ce jour révélé aucun autre site d'habitat antique. Après une stabilité des pratiques depuis l'âge du fer, la fin de l'Empire romain se caractérise en Aubrac par une reconquête forestière qui ne signifie pas pour autant un arrêt de sa fréquentation, des activités pastorales s'y poursuivant pendant cette période [ 53 ].

Des recherches archéologiques ont montré que ce site était déjà dédié au culte de l'eau pendant la période romaine et était sans doute le siège de dépôts votifs depuis la fin du second âge du fer [ 55 ].

Sous Charlemagne , les prêtres, toujours enclins à se reposer sur les pratiques païennes pour propager leur enseignement, perpétuèrent ce culte en substituant un saint au dieu païen. Le village d'Aubrac renferme les restes de l'ancienne domerie , ou hôpital d'Aubrac, fondée par l'abbaye de Conques à l'instigation du Flamand Adalard entre et , à son retour d'un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle , dans l'objectif de créer une étape sur le chemin de pèlerinage et de pacifier la zone de non-droit que représentait à l'époque le plateau [ 57 ].

Une fois installés dans l'abbaye, les moines reçurent en donation de seigneurs locaux de grandes étendues de terre qu'ils s'employèrent à mettre en valeur. Le paysage actuel de l'Aubrac est également pour une large part le résultat de leur action. Lieu incontournable du Camino francés et de la Via Podiensis , l'hôpital d'Aubrac fut une étape importante au Moyen Âge pour les milliers de pèlerins qui allaient vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le pèlerin, après avoir enduré la rudesse du plateau, se retrouvait à la domerie pour s'y restaurer et se reposer et repartait pour Saint-Côme-d'Olt en descendant cette vallée abritée et verdoyante qui mène à Saint-Chély-d'Aubrac et passait sur le pont des Pèlerins. La part la plus importante de ces activités revient à la métallurgie: Dans le secteur des Boraldes , l'abondance des ressources en bois a donné lieu au développement de charbonnières destinées à fournir en charbon de bois les activités métallurgiques, ainsi que de tourneurs sur bois pour la fabrication d'écuelles et tranchoirs [ Note 10 ].

En , les moines de la domerie d'Aubrac ont construit la croix en mémoire de ce synode et l'ont placée au point de jonction des trois diocèses. La croix des trois évêques a été volée en , malgré ses kilos, et la croix actuelle est une copie. À son pied, figure l'indication des trois diocèses. Elle est située entre Aubrac et Laguiole. À l'instar d'une partie de l'ouest de la France, l'Aubrac, terre conservatrice, s'est opposée à la Révolution française en la personne de Marc Antoine Charrier , notaire à Nasbinals, qui leva à l'époque une petite armée pour lutter contre les révolutionnaires.

Cette armée était composée de paysans de l'Aubrac et de la Lozère très attachés à la religion catholique et qui voyaient en la Révolution une menace. Cette insurrection populaire ne connut guère de succès militaires et ne dura que quelques mois.

Marc-Antoine Charrier finit guillotiné à Rodez en août Avec l'arrivée du chemin de fer dans le Massif central vers , l' exode rural , qui était resté jusqu'à cette date relativement faible, va considérablement s'intensifier.

Les habitants de l'Aubrac et plus largement du nord-Aveyron, comme ceux d'autres régions du Massif central sont nombreux à émigrer à Paris [ 62 ].

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Il n'est pas étonnant qu'ici des hommes aient trouvé refuge; une croix de Lorraine l'atteste à la grotte des Enguilhens, petit abri naturel que croisent nos pas; un maquis s'est tenu là pendant la dernière guerre et près de deux siècles auparavant un prêtre réfractaire y avait trouvé cachette.

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Bel ensemble de roches granitiques polies par les glaciers roches moutonnées dans la haute vallée de la Biourière. Les randonneurs s'intéressent aussi à son activité, il émonde des frênes pour les bêtes. Après une stabilité des pratiques depuis l'âge du fer, la fin de l'Empire romain se caractérise en Aubrac par une reconquête forestière qui ne signifie pas pour autant un arrêt de sa fréquentation, des activités pastorales s'y poursuivant pendant cette période [ 53 ].

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Si l'Aubrac était rencontre entre mariés gratuit pays, lo Mazuc en serait certainement l'hymne national. On se croirait presque dans un chalet alpin Elle est délimitée au sud par le Lotau nord www rencontres aubrac com la Truyère et à l'est par la Colagne. Gentiane pneumonanthe dans les zones humides en août-septembre. Inscriptions en façades et anciennes devantures témoignent d'une vie aubraac active en d'autres temps.